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Édition du 1er au 15 avril 2026

Guerre d’indépendance algérienne (1954-1962)

Siné (L'Express, juillet 1960).
Les résistances à la guerre d'Algérie

Ils ont dit “non” à la guerre sans nom, par Tramor Quemeneur

Près de 15 000 jeunes Français ont été insoumis, déserteurs ou objecteurs de conscience pendant la guerre d’Algérie — la même proportion de refus que celle des jeunes Américains pendant la guerre du Vietnam.

Ce fait, qui n’avait jusqu’à présent pas été révélé, ressort de la grande thèse que Tramor Quemeneur a soutenue en octobre 2007, au terme d’une étude longue et fouillée qui s’appuie sur une masse considérable d’archives déposées au service historique de l’armée française.

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“Interner en République : le cas de la France en guerre d’Algérie” par Sylvie Thénault

Pendant la guerre d’Algérie, la République a eu recours à des mesures d’exception, comme l’internement des suspects. Cette pratique étant contraire à la défense des libertés, elle pose la question de savoir ce qui distingue la République de régimes dictatoriaux, qui reposent sur l’arbitraire. Trois caractéristiques peuvent ainsi être dégagées en République : l’absence de projet liberticide, la nécessité d’un encadrement juridique et l’existence d’un espace public.

Cet article de Sylvie Thénault, de l’Institut d’histoire du temps présent, a été publié en septembre 2003 dans Amnis, revue de civilisation contemporaine de l’université de Bretagne Occidentale.

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la guerre d’Algérie à l’université

Il a beaucoup été question ces dernières années du retour de la question coloniale dans la société française, et du retard pris par les intellectuels français à affronter cette séquence d’histoire récente. Au cœur de cette fameuse question coloniale, existe comme on le sait le moment cruel de la guerre d’Algérie qui continue de provoquer des effets, des affrontements de mémoires, redoutables, à l’intérieur des sociétés.

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Commémorations

Louvroil : inauguration d’une stèle à la mémoire de toutes les victimes de la guerre d’Algérie

Alors que Louvroil (Nord) avait été, ces dernières années, le cadre d’incidents, l’UNC-AFN et la FNACA ont su dépasser leurs divisions et participer ensemble à l’inauguration, le 6 octobre 2007, d’une stèle à la mémoire des anciens d’Afrique du Nord, en présence du sous préfet et des représentants de l’ACPG CATM TOE.

A cette occasion, Annick Mattighello, maire de Louvroil, après avoir rendu hommage à toutes les victimes de la guerre d’Algérie, a rappelé que « A ces anciens combattants, à toutes celles et tous ceux qui ont été confrontés à cette guerre, à la mémoire de toutes ses victimes, aux générations actuelles, nous devons la vérité et une histoire établie dans les règles qui en font un savoir scientifique.»

Souhaitons que cette démarche exemplaire ne reste pas isolée !

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Guerre d’Algérie : trois projets de musée

Trois projets de musées, consacrés à la présence française en Algérie, ont été lancés dans le Sud par des élus et des associations pieds-noires. Suscitant une vive polémique contre la réhabilitation de l’entreprise coloniale.

Un article de Pierre Daum, publié dans Libération le 20 septembre 2007
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«Les crimes de l’armée française en Algérie», par Pierre Vidal-Naquet

Il est de bon ton, aujourd’hui en France, de considérer avec complaisance les épisodes coloniaux de notre histoire. Refuser la “repentance” c’est refuser la réalité des guerres de conquête, de la violence de la colonisation et de la décolonisation.

Pour s’en convaincre il suffit de relire Pierre Vidal-Naquet. Par exemple «Vingt-cinq ans après : réflexions sur un retour», préface que l’historien a rédigée pour la réédition en 2001 de son ouvrage Les crimes de l’armée française, Algérie 1954-1962, publié en 1975 aux éditions Maspero.

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La une du 6 avril 1956.
Les résistances à la guerre d'Algérie

Des Français qui se sont battus pour l’indépendance de l’Algérie

Le quotidien El Watan publie dans son édition du 18 juin 2007 un dossier de Merzak Chertouk consacré à Henri Maillot et Maurice Laban, et plus généralement aux Français du FLN1.

La brève évocation ci-dessous demande à être complétée par des développements concernant notamment les rapports entre le Parti communiste algérien et le FLN. Une source de première main est évidemment l’ouvrage collectif dirigé par Henri Alleg2, ce dernier ayant connu les principaux acteurs de l’épisode évoqué. Vous pourrez également vous référer au chapitre 6 de l’Histoire de la guerre d’indépendance algérienne de Sylvie Thénault 3.

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Lettre de Xavier à ses parents, 15 février 1959.
Les résistances à la guerre d'Algérie

Refuser la torture, par Xavier Jacquey

Comment se souvenir de la guerre d’Algérie? Comment dire la violence?
Acteurs ou témoins, ceux qui ont été appelés sont déchirés. Impossible de
choisir entre une mémoire impossible et un impossible oubli. La violence
est toujours là. Quand ils veulent l’oublier, les événements des guerres
actuelles la font resurgir. Les notes prises au jour le jour, les lettres,
les photographies envoyées alors aux parents exhumées dans les greniers
confirment les cauchemars.

Le 16 mars 2007, s’est tenue à l’Université Inter-Age de Versailles une table-ronde animée par Pierre Servent sur le thème « Guerre d’Algérie, leçon d’histoire pour aujourd’hui »4. Nous avons choisi de reprendre le témoignage du docteur Xavier Jacquey alors infirmier appelé à la fin des années 1950.

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Inauguration du mémorial national du quai Branly, le 5 décembre 2002.
1962, la fin de la guerre d'Algérie

commémoration : les Français récusent la date abracadabrantesque du 5 décembre

En dépit de l’organisation de cérémonies officielles, la Journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Afrique du Nord, mardi 5 décembre 2006, est passée inaperçue dans les médias. Un nouveau sondage montre d’ailleurs que les Français, comme les anciens combattants de la guerre d’Algérie, souhaitent massivement fixer cette journée au 19 mars, anniversaire du cessez-le-feu de 1962.

La Fnaca (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie) a décidé de questionner tous les candidats à la présidence de la République afin qu’ils s’expriment sur la reconnaissance officielle de la date du cessez-le-feu du 19 mars 1962 comme journée nationale du souvenir des victimes de la guerre d’Algérie.

Certes, le conflit a continué à faire de très nombreuses victimes, algériennes et françaises, après le cessez-le-feu, mais la date du 19 mars 1962 est importante car elle marque la volonté des responsables de mettre fin à cette guerre.

[Première publication, le 13 mars 2007,

dernière modification, le 15 mars 2007.]
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