
Dalila Aït-el-Djoudi : “l’armée française vue par l’ALN”
Alors que les militaires français luttaient contre des “rebelles”, les maquisards algériens étaient confrontés à une armée coloniale qui livrait un combat qu’ils jugeaient illégitime. C’est le thème auquel Dalila Aït-el-Djoudi, docteure en histoire militaire et études de Défense, a consacré sa thèse, soutenue en décembre 2004 sous la direction de Jean-Charles Jauffret. Pour cette recherche en histoire militaire comparative de la guerre d’Algérie, la jeune historienne a pu accéder à des archives aussi bien algériennes que françaises et elle a bénéficié également des témoignages de 79 Algériens originaires de la wilaya 3 (Kabylie).
Elle a publié en 2007 un ouvrage consacré au regard des membres de l’ALN sur l’adversaire français, qui constitue un condensé de sa recherche. Elle en a souligné la diversité selon qu’il s’agissait du colon, du soldat de l’armée de métier, du jeune appelé ou de civils demeurés en France.
Dans sa communication au colloque d’Évian, les 17 et 18 mars 2012, l’historienne est revenue sur ce sujet dans une communication dont Nadjia Bouzeghrane a rédigé une synthèse.






