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Édition du 1er au 15 février 2026

Guerre d’indépendance algérienne (1954-1962)

Emmanuel Roblès, Mouloud Feraoun et ses fils en Kabylie, en 1952
Les Européens d'Algérie et leur exode

Emmanuel Roblès : itinéraire d’un engagement, par Jacqueline Roblès Macek

L’association Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons a organisé le 6 décembre 2013 un colloque qui s’est tenu au ministère de l’Éducation nationale, sur le thème Mouloud Feraoun, Emmanuel Roblès : centenaire d’une amitié. Nous reprenons ci-dessous, avec l’autorisation de l’association, l’intervention prononcée à cette occasion par Jacqueline Roblès Macek, fille d’Emmanuel Roblès1.

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Chateau-Royal, mars 1962

L’amitié Roblès-Feraoun, par Christiane Chaulet Achour

L’association Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons a organisé le 6 décembre 2013 un colloque qui s’est tenu au ministère de l’Éducation nationale, sur le thème Mouloud Feraoun, Emmanuel Roblès : centenaire d’une amitié. Nous reprenons ci-dessous l’intervention prononcée à cette occasion par Christiane Chaulet Achour, professeur de Littérature comparée à l’Université de Cergy-Pontoise2.

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Siné (L'Express, juillet 1960).
Les résistances à la guerre d'Algérie

Les résistances à la guerre d’Algérie, par Nils Andersson

Né en 1933, Nils Andersson a joué un rôle important dans la lutte contre la guerre d’Algérie : la fondation à Lausanne des éditions La Cité a permis de publier des textes qui étaient censurés en France. Aujourd’hui, il participe notamment aux activités d’Attac et de l’Institut de documentation et de recherches pour la paix.

Dans l’article que nous reprenons ci-dessous, paru dans le numéro 21, septembre 2012, de la revue Savoir/agir, cet éditeur-militant dresse un bilan des résistances à la guerre d’Algérie.

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Livres et films sur la guerre d'Algérie

La source – mémoires d’un massacre : Oudjehane, 11 mai 1956, par Claire Mauss-Copeaux

Menée en Algérie par les Français, la guerre coloniale a été marquée
par de nombreuses violences contre la population civile algérienne,
accusée de soutenir les nationalistes.

Les responsables ont tenté de les dissimuler, de les effacer ou de les nier.
Mais est-il possible d’oublier ce qui s’est passé à Oudjehane?
Dans ce hameau de la presqu’île de Collo, le 11 mai 1956, plus de 70
personnes, des hommes, des femmes et des enfants, ont été massacrées
par des soldats du 4e BCP.

Soixante ans après les faits, André, un vétéran a tenté de savoir. En
menant ses recherches sur la Toile, il a rencontré Nour un proche des
massacrés préoccupé lui aussi par l’histoire d’Oudjehane. Nour a
accepté le dialogue que lui proposait André. Depuis leur rive, ils ont
discuté, échangé leurs découvertes et leurs interrogations. Informée
par André, l’historienne Claire Mauss-Copeaux les a rejoints. Elle a enquêté auprès des témoins en France et en Algérie. En Algérie, des survivants l’ont accueillie et accompagnée jusqu’aux ruines du hameau. Ce livre, dédié aux gens d’Oudjehane, est aussi l’histoire d’une rencontre et d’un cheminement accompli ensemble vers ce matin tragique du mois de mai 1956.

Claire Mauss-Copeaux, historienne de la guerre d’Algérie et des violences de guerre, est l’auteur d’un livre pionnier devenu un classique : Appelés d’Algérie, la parole confisquée4. Comme quelques autres, elle pense que si l’historien doit décrire les faits, il ne peut pas occulter les malheurs qui les ont accompagnés et les souffrances qu’ils continuent de provoquer.

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Guerre d’Algérie, la déchirure, par Gabriel Le Bomin et Benjamin Stora

Cinquante ans après les Accords d’Evian et l’indépendance de l’Algérie, le temps semble venu de raconter la Guerre d’Algérie en regardant l’Histoire en face, sans tabous ni silences. Réalisé à partir d’archives colorisées, en grande partie inédites et provenant de sources très diverses, le documentaire Guerre d’Algérie, La déchirure, diffusé sur France 2 en mars 2012, retrace chronologiquement l’histoire de la Guerre d’Algérie.

Une sale guerre dans laquelle 1,5 millions de soldats français ont été projetés – 30 000 ne sont pas revenus – ; une guerre qui a entraîné la mort de centaines de milliers d’Algériens et la destruction de centaines de villages, qui a déraciné près d’un millions de Pieds-noirs de leur terre natale et vu l’abandon et le massacre de milliers de Harkis.

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Sylvie Thénault : la torture a fait partie intégrante du système de lutte contre les nationalistes

Un entretien de l’historienne Sylvie Thénault, spécialiste de la guerre d’Algérie, publié dans Hebdo Tout est à nous ! 176, le 3 janvier 2013.

Sylvie Thénault est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Histoire de la guerre d’indépendance algérienne (Flammarion, 2005) et Une drôle de justice. Les magistrats dans la guerre d’Algérie (La découverte, 2001).

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Décembre 1960 : Alger manifeste pour l’indépendance

C’est un épisode important de la guerre d’indépendance algérienne mais il est rarement évoqué dans les médias. Le 11 décembre 1960, alors que les maquis nationalistes sont en grande partie décimés par les opérations militaires du général Challe, des milliers d’Algériens investissent les quartiers européens d’Alger, arborant le drapeau vert, blanc et rouge, et scandant des slogans favorables au FLN et au Gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA).

Ces manifestations vont s’étendre et embraser l’ensemble du territoire algérien. Réprimées dans le sang par l’armée et la police françaises, elles montrent que la population “indigène” reste en majorité favorable au combat et aux idées des indépendantistes.

Deux historiens, Daho Djerbal et Gilles Manceron reviennent sur ces événements.

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Gerald Bloncourt - Rue des archives
1962, la fin de la guerre d'Algérie

exposition “Paris en guerre d’Algérie”

L’exposition »Paris en guerre d’Algérie » qui se tient du 7 décembre 2012 au 10 janvier 2013 au couvent des Cordeliers, à Paris, retrace les répercussions du conflit entre la France et l’Algérie sur les conditions de vie dans l’ancien département de la Seine sur une période plus large que celle du conflit, de 1953 à 1968.

Un conflit qui n’a pas touché les différents habitants de la région parisienne au même titre. L’exposition aborde notamment les conditions de vie des Algériens avant et après la guerre.

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le 19 mars devient journée nationale du souvenir

Le Parlement a adopté définitivement le 8 novembre 2012 la proposition de loi socialiste qui fait du 19 mars, date anniversaire du cessez-le-feu en 1962, la « journée nationale du souvenir » en mémoire des victimes de la guerre d’Algérie, après le vote en ce sens du Sénat5.
Le texte a été adopté par 181 voix contre 155, la gauche s’étant prononcée pour, la droite contre, à l’issue d’un débat passionné. Déjà votée en janvier 2002, et dans les mêmes termes, par l’Assemblée nationale, la proposition de loi est définitivement adoptée après le vote du Sénat et ne retourne pas devant les députés6.

Le Conseil constitutionnel a rejeté le 29 novembre 2012 les recours des députés et sénateurs UMP, la loi est donc validée7.

L’adoption de cette loi mettra-t-elle fin aux contestations violentes des commémorations du cessez-le-feu du 19 mars 1962 – comme à Claviers il y a deux ans ?8

[Première mise en ligne le 25 octobre 2012, mise à jour le 30 novembre]


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Livres et films sur la guerre d'Algérie

Le camp des oliviers, parcours d’un communiste algérien

William Sportisse, né en 1923 à Constantine, a été élevé dans une famille juive
autochtone, française par le droit mais de culture judéo-arabe. Guidé par la
trajectoire de son frère aîné, Lucien, pionnier des luttes anticoloniales assassiné par la Gestapo à Lyon en 1944, il choisit très tôt le camp d’une Algérie
décolonisée et socialiste. Devenu citoyen de l’Algérie indépendante, il connaît à partir de 1965 les tortures et les prisons du régime, avant que l’explosion des années 1990 ne le contraigne à l’exil.

À travers le prisme d’une personnalité militante confrontée à des documents d’archives jusqu’ici inexplorées, ce livre d’entretiens avec Pierre-Jean Le Foll-Luciani, déploie autour d’un parcours minoritaire des pans méconnus de l’histoire sociale et politique de l’Algérie (post)coloniale. Pierre-Jean Le Foll-Luciani est doctorant en histoire contemporaine à l’université Rennes 2. Sa thèse porte sur les militants anticolonialistes juifs algériens (de l’entre-deux-guerres aux premières années de l’indépendance de l’Algérie). Nous reprenons ci-dessous l’introduction qu’il a rédigée pour la publication de ses entretiens avec William Sportisse.

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