
Henri Alleg est mort
Son nom reste lié au recours à la torture par l’armée française durant la guerre d’Algérie. Inlassablement, il a dénoncé la colonisation comme un crime contre l’humanité.

Son nom reste lié au recours à la torture par l’armée française durant la guerre d’Algérie. Inlassablement, il a dénoncé la colonisation comme un crime contre l’humanité.

Un entretien donné par Henri Alleg, grande figure du combat anticolonialiste, qui continue de plaider pour que la torture et les crimes de guerre commis pendant la guerre d’Algérie soient reconnus officiellement.
Les propos ont été recueillis par Rosa Moussaoui et publiés dans l’édition du 10 mars 2012 du quotidien L’Humanité.

Le long voyage dans le passé de Nathalie Funès à la recherche des traces de son oncle, en France, en Algérie, dans les archives, auprès des témoins qui ont croisé sa route… Une autre histoire de Français d’Algérie.
En préfiguration à leur installation à La Seyne-sur-Mer, Orphéon et la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti vous invitent à la Fête du livre de théâtre#11 qui aura lieu cette année à la Salle Apollinaire, samedi 16 et dimanche 17 octobre 2010 : le programme.
Théâtre et Histoire dans le Var,autour de
Drame à Toulon-Henri Martin, pièce de Claude Martin et Henri Delmas (1951)1
et du film D’autres sont seuls au monde de Raymond Vogel (1953)

Nicole Dreyfus, qui fut avocate de militants du FLN, est morte le 11 février 2010 à l’âge de 85 ans. Le 8 mai 2009, elle s’était encore rendue en Algérie pour participer à Guelma au colloque organisé par l’université de cette ville en commémoration des massacres qui avaient suivi la manifestation du 8 mai 1945.
Pour le livre Etre dreyfusard hier et aujourd’hui paru en octobre 2009, elle avait considérablement complété son intervention au colloque de 2006 dont ce livre reprend les travaux. Elle y apporte des explications qu’elle n’avait jamais données sur son enfance alsacienne et sur son engagement d’avocate anticolonialiste. Elle développe, en particulier, l’importance qu’avait eue pour elle la mémoire de l’affaire Dreyfus telle qu’elle lui avait été transmise comme une affaire profondément ressentie par sa propre famille, et elle revient sur le sens qu’avait eu pour elle la défense des militants algériens.
Francis Jeanson vient de nous quitter. Proche de Jean-Paul Sartre, il est une des figures intellectuelles françaises les plus connues, les plus engagées contre la guerre d’Algérie dans les années 50. Pour cet animateur infatigable de la revue Les Temps modernes, le moteur de l’histoire est le défi, qui est aussi le mobile de ses propres actes. Pendant la seconde guerre mondiale, moment de son premier engagement, le défi que l’homme libre et responsable doit relever est celui que lance au monde le nazisme.
Après 1945, le défi fondamental est celui de la décolonisation. Pendant la guerre d’Algérie, Francis Jeanson veut faire converger ses propos et ses actes : si on parle de solidarité avec les Algériens nationalistes et révolutionnaires, alors il faut se « mettre au service » des militants du FLN. Ce seront les fameux « réseaux Jeanson », chargés de porter les valises pleines d’argent et de documents, traqués par la police française. En 1960, le procès du réseau Jeanson sera l’occasion d’une dénonciation, en portée au grand public, de la guerre coloniale menée en Algérie.2.
Dans un entretien, publié le 3 Août 2009 sur le site Mediapart, que nous reprenons ci-dessous, Benjamin Stora, historien spécialiste de l’Algérie, retrace l’engagement de Francis Jeanson.
Le philosophe Francis Jeanson, fondateur d’un réseau de soutien au FLN pendant la guerre d’Algérie (réseau dit des « porteurs de valise »), est mort à 87 ans, samedi soir 1er août 2009.
Francis Jeanson qui se voulait le défenseur des causes justes, s’était engagé aux côtés des combattants algériens après le déclenchement de la guerre d’Algérie, créant un réseau permettant de collecter et transporter fonds et faux-papiers pour les militants du FLN opérant en France.
L’historien algérien Daho Djerbal lui rend hommage dans l’article que nous reprenons du site Babelmed.
Dans un entretien réalisé en 1996, l’historien français, pleinement engagé contre la guerre menée par la France en Algérie, analyse avec recul son engagement d’alors ainsi que le rôle du FLN, la montée de l’islamisme en Algérie, l’image que se font les Français de ce pays, celle des Harkis…
3

A une époque comme la nôtre, où il est de bon ton dans les milieux universitaires d’invoquer la fameuse « neutralité axiologique » pour justifier son mutisme face à l’intolérable, André Mandouze restera dans nos mémoires le symbole vivant de la possible conciliation entre la rigueur scientifique et l’engament humaniste.
Par Vincent Geisser
Les propos de Gilles Manceron4 ont été recueillis par Yvon Le Gall.
L’essentiel de cet entretien a été publié dans le n° 3 (été 2005) de la revue trimestrielle Histoire & Patrimoine.
Une contribution au débat sur l’anticolonialisme post-colonial, de Nicolas Bancel et Pascal Blanchard5 parue dans Le Monde du 17 mars 2004.
L’appel Nous sommes les indigènes de la République … se conclut par l’évocation du 8 mai 1945, jour de la capitulation nazie, où une répression féroce sur les Algériens du Nord-Constantinois a fait des milliers de morts. Il appelle à une Marche des indigènes de la République, le 8 mai prochain.
Michel Tubiana explique ci-dessous pourquoi la LDH n’a pas signé ce texte.