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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

Algérie

Eric Savarèse : en finir avec les guerres de mémoires algériennes en France ?

Le 19 avril 2007, Eric Savarèse a organisé, à Narbonne, sous l’égide du
CERTAP, UPVD, une journée d’études sur le thème : Montrer l’Algérie au public. Pour en finir avec les guerres de mémoires algériennes.

Le rapport, rédigé par Eric Savarèse, des travaux présentés et discutés1, est téléchargeable sur le site de l’université de Perpignan (22 pages au format PDF – 1.6 Mo).

Vous en trouverez ci-dessous la huitième et dernière partie.

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Progrès, civilisation, commerce.
1881-1944

Un code pour les indigènes

Le redécouvrir fait scandale : la justice n’était pas la même pour les « indigènes ».

Un article de Isabelle Merle, chargée de recherche au CNRS, publié dans L’Histoire, N° 302 – otobre 2005.

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Le témoignage de Bachir Hadjadj

«les voleurs de rêves» de Bachir Hadjadj

« Ce livre-là, nous étions nombreux à rêver qu’on l’écrive, depuis bientôt un demi-siècle, sitôt qu’a pris fin le sanglant corps à corps franco-algérien,
le 19 mars 1962. Et la voilà enfin, l’autobiographie d’une famille depuis l’époque antérieure à la conquête, à travers trois périodes : la turque, la française, l’algérienne proprement dite, manifestant la continuité profonde d’un peuple, assurée par l’islam au travers des immenses bouleversements provoqués par les guerres et cent trente ans de colonisation impérieuse. L’extraordinaire intérêt du livre de Bachir Hadjadj réside dans la sincérité du ton, dans l’intrépidité du témoignage. » [ Jean Lacouture]

Les voleurs de rêves — 150 ans d’histoire d’une famille algérienne de Bachir Hadjadj, éd. Albin Michel (Avril 2007) – 460 pages, 22 euros.

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Au centre le lieutenant Le Pen, à droite le général Massu.
Le Pen et la torture

Il faut que les Français sachent qui est Le Pen, cet homme qui a la prétention de diriger notre pays

Si le séjour de Jean-Marie Le Pen dans l’Algérie en guerre a été bref – de janvier à fin mars 1957 –, le lieutenant du 1er régiment étranger de parachutistes (REP), attaché à la division Massu, a laissé dans l’ex-colonie française de terribles souvenirs. Elu député poujadiste à l’âge de 28 ans, ayant voté l’envoi du contingent en Algérie décidé par le gouvernement de Guy Mollet, Jean-Marie Le Pen s’engage en 1956 pour six mois. Il débarque en pleine bataille d’Alger. Basé à la Villa des Roses (aujourd’hui remplacée par un jardin public sur les hauteurs d’El-Biar), il fait officiellement du renseignement.

Les Algériens qui ont eu à faire à lui, dans le cadre des opérations de « maintien de l’ordre », suivant la terminologie employée par les autorités françaises à l’époque, et qui acceptent de témoigner, gardent l’image d’un homme « extrêmement violent » et, par-dessus tout, d’un « tortionnaire » 2. Le cas de Abdenour Yahiaoui est particulièrement éclairant.

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Les guerres des mémoires

Algérie, la guerre des mémoires, par Eric Savarese

Comment les pieds-noirs d’Algérie construisent-ils une identité du souvenir ? Quels peuvent être les usages sociaux et politiques des mémoires coloniales ? Dans quelle mesure est-il possible de définir l’élaboration de stratégies identitaires associées à la formulation de souvenirs de la colonisation et d’identifier les acteurs qui élaborent ces stratégies ? Comment des mémoires coloniales concurrentes s’affrontent-elles, tout en se recomposant ? Quel peut être le rôle du politique en matière de gestion des mémoires ? Comment s’élaborent, et sous l’influence de quels acteurs ou facteurs, des politiques commémoratives à travers lesquelles une sélection de souvenirs acquièrent le statut d’histoire officielle ?

C’est à toutes ces interrogations que le nouveau livre d’Eric Savarese3 tente de répondre, en soulignant l’étendue du travail qu’il reste à accomplir. Vous trouverez ci-dessous un extrait de l’introduction (les pages 10 à 14).

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D'après Plantu (Le Monde, décembre 2005)
L'enseignement

Ségolène Royal : la France doit regarder en face son histoire

Le conseiller spécial de la candidate socialiste à la présidence française Ségolène Royal, Jack Lang, a plaidé dimanche 4 février à Alger pour une «reconnaissance [par la France] des crimes commis par la colonisation» en Algérie, comme alternative aux «excuses» réclamées par Alger à Paris.
«La meilleure façon de s’excuser est de reconnaître la réalité des crimes qui ont été commis par la colonisation en Algérie de 1830 à 1962», a déclaré M. Lang à l’AFP.

Vous trouverez plus bas le commentaire que Gilbert Meynier, historien de l’Algérie, nous a adressé à ce sujet.

[Première publication, le 5 février 2007,

complétée le 6 février 2007]
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Jules Roy
1881-1944

Jules Roy : je suis né le 22 octobre 1907, à 30 kilomètres au sud d’Alger

Jules Roy (Rovigo 1907 – Vézelay 2000) fut officier dans l’infanterie puis dans l’aviation. Il participa au sein des Forces françaises libres à la Seconde Guerre mondiale. En juin 1953, il rompt avec l’armée, dont il désapprouve les méthodes.

Il se tourne alors vers la littérature. Dans ses oeuvres, il dénonce la brutalité de la colonisation de l’Algérie, et les atrocités de la guerre d’indépendance.

Il écrivit, le 25 janvier 1962: «La cause que je sers? Celle d’une humanité qui ne veut pas enlever le soleil, la patrie et le pain à ceux qui y ont droit. Petit-fils de colons, j’ai entendu, pendant la dernière guerre mondiale, sonner le glas du colonialisme et je dis que cela est juste. Fils d’une paysanne et d’un gendarme, je veux que mon armée soit le sel de la nation.»

En septembre 1960, après un séjour d’un mois dans son pays natal, il publie «La guerre d’Algérie» (éd. Julliard). Ci-dessous les larges extraits repris dans L’Express du 29 septembre 1960.

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« L’Algérie des origines. De la préhistoire à l’avènement de l’Islam», de Gilbert Meynier

Le premier tome d’une histoire générale de l’Algérie par Gilbert Meynier est annoncé pour début janvier 20074.

Il ne s’agira pas d’un ouvrage de recherche, mais d’une tentative pour diffuser le point des connaissances historiques dans un large public.
Dans le second volume, Gilbert Meynier traitera de la période « classique » (royaumes berbères, empires maghrébins, période ottomane), et le troisième concernera l’Algérie contemporaine (de la période coloniale à l’Algérie indépendante).

Vous trouverez ci-dessous l’avant propos de «L’Algérie des origines», ainsi qu’un aperçu de la table des matières.

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Français, musulmans, juifs d'Algérie

“Les trois exils – Juifs d’Algérie” de Benjamin Stora

L’idée de ce livre5 est née un matin de novembre 2004, quand Benjamin Stora, accompagné de son fils, s’est rendu pour la première
fois à Khenchela, petite ville de l’Est algérien d’où vient
sa famille paternelle.

Voyageant entre mémoire et histoire, quête personnelle et
enquête historique, il reconstitue les trois exils qui ont marqué le
destin des juifs d’Algérie. En moins d’un siècle en effet, ils sont
sortis par trois fois de ce qui était jusque-là leur univers familier.
Ils se sont éloignés de leur vie en terre d’islam quand le décret
Crémieux de 1870, faisant d’eux des citoyens français, les a mis
sur la voie de l’assimilation. Ils ont été rejetés hors de la communauté française de 1940 à 1943 avec les lois de Vichy. Et ils ont
quitté les rives algériennes avec l’exode de 1962.

[Première publication, le 15 septembre 2006,

mise à jour, le 10 décembre 2006.]

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Modèle républicain de la citoyenneté et exception coloniale, par Laure Blévis

Laure Blévis6 a publié dans le n° 48/2001 de la revue Droit et Société un article intitulé Les avatars de la citoyenneté en Algérie coloniale ou les paradoxes d’une catégorisation.

Résumé de l’article – L’Algérie coloniale a constitué une situation singulière au regard de la tradition juridique française puisque la citoyenneté et la nationalité s’y trouvaient distinguées en droit, aux dépens des Algériens « indigènes » qui, reconnus français, se voyaient refuser le titre de citoyen. Cet article se propose de retracer le processus de production et de catégorisation de la citoyenneté dans le droit colonial algérien, en soulignant la négation continue de l’exception coloniale qui est à l’œuvre dans cette recherche de la cohérence juridique. L’étude conclut à l’incomplétude et à l’inachèvement de cette formalisation juridique, qui, bien loin d’être une donnée, se révèle être une contrainte et parfois une ressource argumentative pour les acteurs de la colonie.

Vous pourrez lire ci-dessous l’introduction de cet article ainsi que sa première partie intitulée Modèle républicain de la citoyenneté et exception coloniale7.

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