
« L’Étranger » de François Ozon. Bonheurs et mécomptes d’une adaptation, par Christian Phéline
La grande qualité de tournage de cette seconde adaptation pâtit des à-peu-près ou maladresses de sa contextualisation dans l’Algérie coloniale.

La grande qualité de tournage de cette seconde adaptation pâtit des à-peu-près ou maladresses de sa contextualisation dans l’Algérie coloniale.

Nous ajoutons à notre riche série d’articles consacrés à l’écrivain Albert Camus cette analyse de la « passion » que suscite toujours son roman L’Etranger par Catherine Brun, professeure de littérature à

Cet article remet Albert Camus et son œuvre « en situation coloniale ». Il s’ajoute aux nombreux textes que notre site a déjà publié dans le débat concernant l’écrivain.

Les 18 et 19 mars 2025 s’est tenu à l’Institut du Monde Arabe et à l’Institut d’Études Avancées de Paris un colloque traitant d’« Albert Camus et l’Algérie coloniale », organisé par

Présentation de l’éditeur « Faut-il encore lire Camus dans les écoles ? » La question a pu conclure l’un des débats tenus autour de ce brûlot qui, à la rentrée 2023, appelait à

Camus et l’Algérie au miroir (fidèle ou non ?) des « Carnets » de Jean Grenier.

Le débat sur Albert Camus ouvert par « Oublier Camus » se poursuit avec cette recension très critique du livre d’Olivier Gloag par Nedjib Sidi Moussa.

Notre page signalant la parution du livre d’Olivier Gloag, « Oublier Camus » et celle reprenant l’article de Sarra Grira, « Algérie. En finir avec le mythe Camus » ont suscité une réponse de la part de Faris Lounis et Christian Phéline. Un débat qu’il faudra poursuivre.

Les éditions La Fabrique publient le 15 septembre 2023 Oublier Camus, par Olivier Gloag. Ce dernier y relève « l’attachement viscéral de Camus au colonialisme et au mode de vie des colons qui traverse ses trois romans majeurs, L’Étranger, La Peste et Le Premier Homme » et analyse les « récupérations » d’un auteur mythifié, autant « attaché aux acquis sociaux du Front populaire qu’à la présence française en Algérie ». Dans un article publié en juillet 2023 par Orient XXI, la journaliste et chercheuse en littérature Sarra Grira voit dans son dernier roman inachevé, Le Premier homme, « une vision mythologique de la conquête coloniale, qui relève de l’imaginaire réactionnaire ». Après d’autres lectures de certaines œuvres de cet écrivain, nous reviendrons sur les débats qu’elles suscitent.

Que dire de plus sur L’Étranger d’Albert Camus sinon paraphrase ou commentaire de commentaire ? Bon connaisseur de la vie et l’œuvre de Camus, Christian Phéline relève le défi dans son récent essai, « L’Étranger en trois questions restées obscures » (Pézenas, Éditions Domens, 2023). Il questionne trois angles morts de ce récit, autour du personnage de Meursault, l’assassin. Pour reprendre ses mots, il aborde « ce qui touche, tour à tour, au lieu du meurtre, au mouvement intérieur qui y mène son auteur, et à la sanction qui lui est apportée ». Dans un dialogue avec le journaliste algérien Faris Lounis, dont nous avons déjà publié une tribune réfutant l’idée que Camus fut un partisan de l’Algérie française suivie d’un texte de Christian Phéline sur ce point.

L’idée que Camus fut un défenseur de l’Algérie française fait partie aussi bien du discours de l’extrême droite en France que de celui de certains courants xénophobes et étroitement identitaires en Algérie. C’est méconnaitre certains de ses engagements comme celui, en janvier 1956, qui lui a valu les cris hostiles des européens d’Algérie partisans de la guerre à outrance contre le FLN. Ci-dessous une tribune qui la réfute, publiée en janvier 2023 par le journaliste algérien Faris Lounis. Contactés par notre site, Faris Lounis et le spécialiste de Camus, Christian Phéline, l’ont prolongée par un article écrit pour Histoire coloniale et postcoloniale qui analyse de plus près la position de Camus à la fin de 1959 sur le droit à l’autodétermination en Algérie. Ils renouvellent la connaissance de son positionnement à partir de septembre 1959, quand la question de l’autodétermination et de la fin du conflit a été lancée dans le débat public.

L’association Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons a organisé le 6 décembre 2013 un colloque qui s’est tenu au ministère de l’Éducation nationale, sur le thème Mouloud Feraoun, Emmanuel Roblès : centenaire d’une amitié. Nous reprenons ci-dessous l’intervention prononcée à cette occasion par Christiane Chaulet Achour, professeur de Littérature comparée à l’Université de Cergy-Pontoise1.