4 000 articles et documents

Édition du 1er au 15 avril 2026

« Sous le règne du fouet. Une histoire orale de l’esclavage aux Etats-Unis »

Présentation de l’éditeur

Traduction de Elsa Quéré

Préface de Françoise Vergès

L’esclavage raconté par celles et ceux qui l’ont vécu

Au cœur de la crise économique qui ravage les États-Unis au début des années 1930, le Federal Writers’ Project, une agence fédérale du New Deal, lance une entreprise de collecte de la voix des sans-voix dont l’ampleur n’a jamais été égalée : près de 2 300 témoignages d’anciens esclaves sont recueillis, transcrits et édités. Cette source inestimable et sans équivalent dans le monde restait jusqu’à ce jour largement inédite en français. Sous le règne du fouet, par l’entremise d’une sélection de 27 de ces parcours de vie (14 femmes et 13 hommes), dont la force traverse le temps, entend combler ce manque et œuvrer à l’écriture d’une histoire de l’esclavage racontée par celles et ceux qui l’ont vécu.

Le Federal Writers’ Project était une agence fédérale qui s’est notamment donné pour but de conserver la mémoire des anciens, porteurs du passé d’un pays encore jeune, et de valoriser les savoirs et les histoires des classes populaires.

Françoise Vergès est politologue et autrice de nombreux livres, dont Le Ventre des femmes (Albin Michel, 2017), La Mémoire enchaînée (Albin Michel, 2006) ou Une théorie féministe de la violence (La fabrique, 2020).

Ouvrage publié avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.

Extraits

« J’ai pas beaucoup de souvenirs de quand j’étais petite. Je ne me rappelle pas avoir joué comme les gamins font de nos jours. D’aussi loin que je me souvienne, je porte un seau d’eau pour donner à boire aux esclaves. Et quand je faisais pas ça, je sarclais le coton. »

Mary Ella Grandberry

« Je n’étais qu’un enfant quand j’ai subi l’esclavage, mais j’ai quand même dû travailler comme si j’étais un homme. J’allais dans les champs pour sarcler le coton, arracher les feuilles de maïs pour le fourrage et ramasser le coton avec le reste des esclaves. Et en plus, je devais garder la cadence pour échapper aux coups de fouet le soir quand on rentrait à la maison. »

Mingo White

Facebook
Email

Abonnez-vous à la newsletter

Envoyer un mail à l’adresse
, sans objet, ni texte.
Vous recevrez sur votre mail une demande de confirmation qu’il faudra valider.

Ou alors, remplissez ce formulaire :