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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

Maghreb

Le colonialisme n’est pas une histoire anecdotique de coup d’éventail

Un entretien avec Ahmed Akkache, ancien secrétaire du parti communiste algérien, publié dans El Watan le 30 avril 20061.

Ce petit fils de paysan, fils d’Alger, est entré en politique, presque naturellement, parce qu’il considérait dans les années 1940 qu’il était de son devoir de le faire, parce que l’Algérie avait besoin de tous ses enfants. «J’ai eu la chance, au collège, vers l’âge de 15 ans de trouver des livres qui parlaient de révolution et de socialisme.»

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«oui à la justice, non à l’impunité !», une pétition contre l’auto-amnistie en Algérie

L’autoamnistie a déjà été tentée ailleurs, et partout elle a connu l’échec. Car nul ne peut disposer du pouvoir d’effacer l’histoire. Il ne peut y avoir de paix et de réconciliation sans vérité ni justice. Le peuple algérien connaît son histoire et aucune manœuvre ne peut effacer des crimes imprescriptibles. Vouloir lui imposer le silence par la menace est strictement illusoire.

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Algérie: la nouvelle loi d’amnistie assure l’impunité aux responsables des atrocités

[Paris, le 1er mars 2006] Un décret présidentiel assurera en Algérie, l’impunité aux responsables de crimes au regard du droit international et d’atteintes graves aux droits humains. En outre, comme le déclarent quatre organisations de défense des droits de l’Homme aujourd’hui, tout débat sur cette question sera désormais impossible, la discussion publique sur le conflit qui a déchiré le pays pendant plus d’une décennie étant explicitement criminalisée dans ce texte .

Les organisations signataires sont Amnesty International (AI), Human Rights Watch (HRW), le Centre international pour la justice transitionnelle (ICTJ) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH).

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Le code de l’indigénat dans l’Algérie coloniale

Les musulmans d’Algérie étaient français – formellement. Pratiquement, ils étaient soumis au code de l’Indigénat et avaient une nationalité dégradée, dénaturée. Pour devenir pleinement français, ils devaient d’ailleurs en passer par une naturalisation : entre 1865 et 1962, seuls 7 000 d’entre eux sont devenus ainsi français ! Et pourtant on leur tenait le discours sur la République, l’égalité et la fraternité.

Jamais ailleurs qu’en Algérie la distance n’a été aussi grande entre les mots du discours républicain et sa pratique 2.

[Première mise en ligne, le 6 mars 2005,

dernière mise à jour le 13 février 2006 3.]

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Les exactions : torture, viols, exécutions extrajudiciaires

En appel, Louisette Ighilahriz renouvelle ses accusations

Dans un ouvrage intitulé « Algérienne » et publié en mars 2001, Louisette Ighilahriz explique avoir été torturée en 1957 pendant trois mois en Algérie « par le capitaine Graziani, qui agissait sous les ordres du général Massu et du colonel Bigeard« .

Lors d’une émission télévisée consacrée à la guerre d’Algérie, en mars 2002, le général Schmitt avait déclaré que ce livre était « un tissu d’affabulations et de contrevérités« .

Condamné pour ces propos, le 10 octobre 2003, à un euro symbolique de dommages-intérêts, le général avait fait appel. Le débat a repris le 8 septembre 2005 devant la cour d’appel de Paris.

Le général Schmitt a été relaxé en appel.

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