Oran, juillet 1962, par M. Saâdoune
Ce texte a été publié le 20 septembre 2006 dans Le Quotidien d’Oran.
Ce texte a été publié le 20 septembre 2006 dans Le Quotidien d’Oran.

L’idée de ce livre1 est née un matin de novembre 2004, quand Benjamin Stora, accompagné de son fils, s’est rendu pour la première
fois à Khenchela, petite ville de l’Est algérien d’où vient
sa famille paternelle.
Voyageant entre mémoire et histoire, quête personnelle et
enquête historique, il reconstitue les trois exils qui ont marqué le
destin des juifs d’Algérie. En moins d’un siècle en effet, ils sont
sortis par trois fois de ce qui était jusque-là leur univers familier.
Ils se sont éloignés de leur vie en terre d’islam quand le décret
Crémieux de 1870, faisant d’eux des citoyens français, les a mis
sur la voie de l’assimilation. Ils ont été rejetés hors de la communauté française de 1940 à 1943 avec les lois de Vichy. Et ils ont
quitté les rives algériennes avec l’exode de 1962.

« Je suis née à Oran, dans les quartiers populaires espagnols d’Eckmühl. J’ai d’abord enseigné, de 1962 à 1965, au lycée Ben Badis d’Oran. Trente ans plus tard, me plongeant dans la guerre d’Algérie, j’ai relu Camus. Et j’ai eu le choc de La Peste qui m’est alors apparu comme ce que j’avais vécu à Oran.»

L’émir Abd el-Kader(1808-1883), héros de la lutte algérienne contre la colonisation française au XIX°siècle, a depuis jeudi une place à son nom à Paris dans le Vème arrondissement non loin de l’Institut du Monde arabe et de la Grande Mosquée.
Il y a deux ans, Toulon avait rendu un hommage solennel au “héros des deux rives”.
L’historienne Claire Mauss-Copeaux travaille sur la mémoire des Français qui ont été appelés à vingt ans pour faire leur service militaire en Algérie. Elle a publié deux ouvrages sur ce thème :
Vous trouverez ci-dessous sa communication à un colloque franco-allemand qui s’est tenu à Braunschweig, en octobre 2004.
Claire Mauss-Copeaux recherche des personnes qui se trouvaient dans le Nord-Constantinois autour du 20 août 1955. Dans ce cas, contactez LDH-Toulon qui transmettra.
«Nos politiciens la censurent, nos jeunes l’ignorent»
Ce constat sur l’enseignement de l’histoire de l’Algérie inquiète Dahou Djerbal et Hassan Remaoun. Pour les historiens, ce qui est essentiel ce sont les faits qu’il faut rétablir, enregistrer, inscrire, étudier et transmettre. Il suffirait d’une volonté politique pour le faire.
Un dossier de Chafaâ Bouaïche, publié dans le quotidien Le Soir d’Algérie 3, le 16 nov 2006.
Laure Blévis4 a publié dans le n° 48/2001 de la revue Droit et Société un article intitulé Les avatars de la citoyenneté en Algérie coloniale ou les paradoxes d’une catégorisation.
Résumé de l’article – L’Algérie coloniale a constitué une situation singulière au regard de la tradition juridique française puisque la citoyenneté et la nationalité s’y trouvaient distinguées en droit, aux dépens des Algériens « indigènes » qui, reconnus français, se voyaient refuser le titre de citoyen. Cet article se propose de retracer le processus de production et de catégorisation de la citoyenneté dans le droit colonial algérien, en soulignant la négation continue de l’exception coloniale qui est à l’œuvre dans cette recherche de la cohérence juridique. L’étude conclut à l’incomplétude et à l’inachèvement de cette formalisation juridique, qui, bien loin d’être une donnée, se révèle être une contrainte et parfois une ressource argumentative pour les acteurs de la colonie.
Vous pourrez lire ci-dessous l’introduction de cet article ainsi que sa première partie intitulée Modèle républicain de la citoyenneté et exception coloniale5.

En Algérie, la proclamation du cessez-le-feu, le 19 mars 1962, marque la fin de la guerre dans les mots, mais c’est le début d’un déchaînement de violence qui va déferler jusqu’en juillet.
Le 22 mars 1962, des activistes partisans de l’Algérie française prennent le contrôle de Bab-el-Oued et transforment ce quartier d’Alger en un énorme fort Chabrol … 6
Vous trouverez par ailleurs sur ce site les passages du tome IV de La Guerre d’Algérie d’Yves Courrière consacrés à ce drame : un premier article évoque la semaine qui a suivi les accords d’Evian, le second décrit le déroulement tragique de la manifestation du 26 mars 1962.
Vous trouverez ci-dessous un extrait de l’Histoire de France, de Marc Ferro, publiée en 2001 (éd. Odile Jacob)7.
Combien de pieds-noirs ont-ils été enlevés et tués au moment de l’indépendance de l’Algérie, notamment lors des journées sanglantes que connut la grande ville de l’ouest du pays? Un rapport d’historiens – dont L’Express révèle la teneur – va être remis à Dominique de Villepin. Il livre enfin un bilan précis, bien loin des surenchères et de la guerre des chiffres, qui n’en finissent pas d’attiser les rancœurs.

Vous trouverez ci-dessous la préface que l’historien Charles-Robert Ageron rédigea pour l’ouvrage « L’honneur d’un général, Oran 1962 »8. Dans ce livre, le général Katz expose ce que furent les mois de février à juillet 1962 dans le secteur d’Oran dont il était alors le commandant militaire.
Le journal du général Joseph Katz a été publié par la revue Matériaux pour l’histoire de notre temps (N°26, 1992) avec l’intitulé «Les dernières semaines à Oran»9.

En septembre 2005, après plus de dix ans de guerre civile, le président Bouteflika décrète la réconciliation nationale. Approuvé par une large majorité, son projet ne fait cependant pas l’unanimité. L’Algérie fera-t-elle l’économie de son histoire?
par Benjamin Stora10
[Article paru dans L’Histoire, N°311, juillet-août 2006, les Guerres civiles]