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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

Maghreb

Algérie : appel pour la tolérance et le respect des libertés

Cet appel du 17 mars 2008 a été publié le 26 mars dans le quotidien El Watan, accompagné de la liste des premiers signataires : http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=90432.

Pour le signer, contacter l’un des premiers signataires ou envoyer un mail à ">.

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Mohammed Harbi : les violences de la guerre d’indépendance algérienne

Un service de renseignement français écrivait dans son bulletin de novembre-décembre 1954 que les «fellagas» avaient reçu les «conseils pratiques» suivants : «interdire viols, massacres de femmes, enfants, vieillards, ne pas profaner les lieux à caractère religieux. Un homme désarmé ne doit pas mourir mais être fait prisonnier, respecter les étrangers…»2

Mais le FLN n’a pas su encadrer et organiser l’insurrection algérienne afin d’éviter qu’elle soit marquée par des violences incontrôlées, comme le souligne l’historien algérien Mohammed Harbi dans un entretien (datant de 2002) avec Gilles Manceron que
nous reprenons ci-dessous. Ancien responsable du FLN lors de la guerre de libération algérienne qu’il persiste à penser inévitable, Mohammed Harbi a été de ceux qui ont tenté d’y promouvoir d’autres formes de lutte que la seule action militaire et qui ont posé la question des objectifs politiques et des cibles de la violence. Emprisonné après le coup d’État de Boumediene, il est l’auteur de travaux décisifs sur l’histoire du FLN.

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Les enseignants français en Algérie 1945-1965, par Aïssa Kadri

Le 15 mars 1962 a vu l’assassinat par les commandos de l’OAS de six instituteurs algériens et européens mêlés, qui étaient engagés pour l’Algérie, pour les Algériens et pour l’indépendance : Mouloud Feraoun, Max Marchand, Ali Hamoutène, Salah Ould Aoudia, Robert Eymard et Marcel Basset, auxquels il faut rendre hommage en cette date anniversaire. Dans le retour de mémoires sur la guerre d’Algérie, celle des instituteurs et enseignants a été assez inaudible jusque-là.

Un ouvrage en cours de parution aux éditions Sudel UNSA, Instituteurs et enseignants en Algérie. Les luttes enseignantes dans la décolonisation 1945 – 1965 par Aïssa Kadri et Ahmed Ghouati, analyse cet engagement d’un point de vue socio-historique.

L’occasion de rappeler quelques chiffres concernant la scolarisation dans l’Algérie coloniale.

[Publié le 15 mars, complété le 20 mars 2008]
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La France remet à l’Algérie une partie de ses archives filmées de la période coloniale

Le fonds «images» de la télévision algérienne s’enrichit. L’Entreprise publique nationale de télévision hérite officiellement des archives cédées par l’Institut français de l’Audiovisuel (INA). Un patrimoine de 400 heures d’images vivantes tournées entre la Seconde Guerre mondiale et l’indépendance de l’Algérie. Avant de partir pour une visite de deux jours à Alger, le président de l’INA, Emmanuel Hoog, évoque les projets de coopération entre l’INA et la télévision algérienne.

[Mise en ligne le 6 février 2008 – le texte de Benjamin Stora ayant été ajouté le 8 mars]
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Page 159 de Challenging De Gaulle.
Chateau-Royal, mars 1962

Le massacre du 15 mars 1962 à El Biar : qui étaient les assassins ?

Il y a une vingtaine d’années, l’historien américain Alexander Harrison a réalisé des entretiens avec d’anciens activistes de l’OAS, pour le livre Challenging de Gaulle – The OAS and the conterrevolution in Algeria – 1954-1962 qu’il a publié en 19893. L’ouvrage comporte des informations précises concernant l’assassinat des six inspecteurs des Centres sociaux éducatifs à Alger le 15 mars 1962 : d’après les témoignages qu’il a recueillis, Gabriel Anglade, aujourd’hui présent sur la liste du maire sortant de Cagnes-sur-Mer, et Joseph Rizza étaient à la tête des commandos delta 5 et delta 9 de l’OAS.

L’ouvrage publie une photo, prise à Nice en 1979, qui représente l’auteur en compagnie notamment de Gabriel Anglade, dont la légende précise que ce dernier a fait feu sur l’écrivain algérien Mouloud Feraoun.

Ci-dessous : la traduction d’un extrait du livre d’Alexander Harrison, suivie du texte d’origine en anglais. Puis un extrait d’un autre ouvrage publié en 2001, réédité en 2006, qui reprend les mêmes informations.

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1945-1962

Un colloque à Oran, en hommage à Mohammed Harbi

Le colloque “Mohammed Harbi, un historien à contre-courant”, organisé par Avempace Institution, en partenariat avec le journal El Watan et le Centre culturel français d’Oran (CCF), s’est déroulé les 30 et 31 janvier 2008. Plusieurs spécialistes algériens et étrangers, ainsi que Mohammed Harbi, ont participé à cette rencontre4.

Mohammed Harbi a clôturé le colloque en insistant sur le fait que la lutte contre tout colonialisme pose le problème du rejet de la servitude, de la soumission et de l’allégeance. «Pour comprendre ce qui nous arrive aujourd’hui, a-t-il déclaré, il faut relire de façon critique l’histoire et ce que nous avons fait hier».

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Tinfouchi, bagne secret de la France coloniale

Dans un article récent, l’historien Jean-Charles Jauffret rappelle l’existence de ce bagne militaire, à mi-chemin entre Béchar et Tindouf, où furent envoyés des cas disciplinaires ainsi que des «soldats du refus» de la guerre d’Algérie.

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Le témoignage de Bachir Hadjadj

Le prix Seligmann 2007 attribué à Bachir Hadjadj pour son ouvrage « les voleurs de rêves »

L’intervention prononcée à la Sorbonne par Bachir Hadjadj, mardi 22 janvier 2008, lors de la remise officielle du prix Seligmann 2007 Contre le racisme qui a été attribué à son ouvrage Les voleurs de rêves, édité en 2007 aux Editions Albin Michel avec une préface de Jean Lacouture5.

Vous trouverez par ailleurs sur ce site une présentation de cet ouvrage ainsi que des extraits réunis sous le titre une éducation coloniale (1944-1954).

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Siné (L'Express, juillet 1960).
Les résistances à la guerre d'Algérie

Ils ont dit “non” à la guerre sans nom, par Tramor Quemeneur

Près de 15 000 jeunes Français ont été insoumis, déserteurs ou objecteurs de conscience pendant la guerre d’Algérie — la même proportion de refus que celle des jeunes Américains pendant la guerre du Vietnam.

Ce fait, qui n’avait jusqu’à présent pas été révélé, ressort de la grande thèse que Tramor Quemeneur a soutenue en octobre 2007, au terme d’une étude longue et fouillée qui s’appuie sur une masse considérable d’archives déposées au service historique de l’armée française.

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1920. Mon père, Brahim, debout, légèrement de coté et son père Saïd assis sur une chaise, personnages magnifiques dans leurs somptueux habits traditionnels.
Le témoignage de Bachir Hadjadj

Une éducation coloniale (1944-1954) – 1. Bachir à l’école

Bachir Hadjadj est né en 1937 en Algérie. Il a grandi dans un petit village de la région de Sétif, au milieu des hauts plateaux du Nord de l’Algérie. Ce village s’appelle aujourd’hui Chelghoum Laïd, mais du temps de la colonisation de l’Algérie par la France, il portait le nom de Châteaudun du Rhumel.

Il nous expose ce qu’a été son éducation à l’époque de la colonisation française, avant le déclenchement de la guerre d’indépendance algérienne.6

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