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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

Maghreb

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Livres et films sur la guerre d'Algérie

Mon oncle d’Algérie, par Nathalie Funès

Le long voyage dans le passé de Nathalie Funès à la recherche des traces de son oncle, en France, en Algérie, dans les archives, auprès des témoins qui ont croisé sa route… Une autre histoire de Français d’Algérie.

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rassemblement à Alger de familles de disparus pour le 5e anniversaire de la charte

Les familles des disparus ont célébré, à leur manière, le cinquième anniversaire de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, adoptée le 29 septembre 2005. Bravant l’interdiction les familles sont parvenues à se rassembler à Alger-Centre, et, contrairement aux réunions précédentes, elles n’ont pas subi de violences de la part des policiers.

Un reportage de Ghania Oukazi, publié dans Le Quotidien d’Oran le 30 septembre 2010.

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Algérie : les victimes des violences des années 1990 élaborent une contre-charte

Une coalition de cinq ONG algériennes a commémoré à sa manière le cinquième anniversaire de l’adoption par voie référendaire de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale le 29 septembre 2005. Une contre-charte élaborée et rédigée par les victimes des violences a en effet été adoptée lors d’un vote symbolique, le 25 septembre 2010 à 15h, devant l’ambassade d’Algérie à Paris.

Le document, daté du 22 septembre, et intitulé «Projet de charte pour la vérité, la paix et la justice», a été cosigné par le Comité des familles de disparus en Algérie (CFDA), SOS Disparus, Djazaïrouna et Somoud, ONG fédérées en «Coalition d’associations de victimes de terrorisme et de disparitions forcées». Il est repris ci-dessous dans son intégralité.

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Abandon de loi algérienne incriminant le colonialisme français

Après avoir subi de profondes modifications par rapport à sa version initiale, il semble que la proposition de loi incriminant le colonialisme français, annoncée début février par le député FLN Moussa Abdi, ait été abandonnée. D’après le président de l’assemblée algérienne, elle n’est pas inscrite à l’ordre du jour de la session actuelle et ne le sera probablement pas de la session suivante.
Abdelaziz Ziari a toutefois tenu à rappeler que l’Algérie reste «ferme sur sa position» et exige du colonisateur français de «reconnaître ses crimes commis dans ses anciennes colonies, en particulier l’Algérie».

Interrogé sur la difficulté de «solder le passé entre la France et l’Algérie », l’historien Mohammed Harbi avait rappelé que «l’essentiel, c’est la responsabilité historique de l’État français par rapport à la colonisation». «Il y aurait certainement moins de crispation entre les deux pays si la France reconnaissait simplement cette responsabilité historique.»

[Mis en ligne le 8 mars 2010, mis à jour le 27 septembre]

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D'anciens FFI de la Creuse seront acheminés en Algérie pour rétablir l'ordre. (© Musée de l'armée, Alger)
Les massacres du Nord-Constantinois en 1945

Mai 1945 dans le Nord-Constantinois : un rapport du consul britannique à Alger

L’hebdomadaire Le Point publie, dans son numéro 1983 daté du 16 septembre 2010, un rapport rédigé le 23 mai 1945 par le consul général britannique à Alger1.

Ce document rappelle un épisode capital de l’histoire coloniale de la France en Algérie : les “événements” de mai 1945 dans le Nord-Constantinois où l’insurrection a été durement réprimée par l’armée française – il y eut 103 victimes européennes et un nombre de morts algériens compris entre 8 000 et 15 000, selon les historiens français2. John Eric MacLean Carvell, consul général britannique à Alger, a envoyé de nombreux rapports à l’ambassadeur à Paris, ainsi qu’au Foreign Office. Sa note manuscrite du 23 mai résume ainsi «la cause de la révolte» le 8 mai 1945 à Sétif : «Un policier français a perdu la tête. Je suis certain qu’autant de sang n’aurait pas coulé si les militaires français n’avaient pas été aussi impatients de perpétrer un massacre.»

Un document à ajouter au dossier sur le 8 mai 1945 à Sétif, dont nous reprenons ci-dessous, avec sa permission, la présentation qu’en a faite Farid Alilat dans le magazine algérien en ligne Dernières nouvelles d’Algérie.

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Marc Ferro : «pour les populations colonisées, la présence coloniale a été négative»

Marc Ferro est historien. Né en 1924 à Paris, il fait sa scolarité au lycée Carnot à Paris puis se tourne vers l’histoire qu’il étudie à l’université de Grenoble. Il participe à la Résistance dans le maquis du Vercors. Directeur de recherche à l’École des hautes études en sciences sociales, Marc Ferro s’est spécialisé dans l’étude de la révolution russe et de l’URSS.

On sait moins qu’il a enseigné l’histoire à Oran de 1948 à 1956. Nous reprenons ci-dessous la première partie d’un long entretien exclusif réalisé par Omar Merzoug et publié dans La Quinzaine littéraire où il évoque son parcours dans l’Algérie des années 1948-58. L’entretien intitulé « La colonisation au crible de l’Histoire » est accessible dans son intégralité sur Le blog de la Quinzaine Littéraire.3

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Livres et films sur la guerre d'Algérie

Daniel Timsit : « comme notre Révolution était grande ! »

Daniel Timsit, né à Alger, en 1928, dans une modeste famille de commerçants judéo-berbères, a participé activement à la guerre d’indépendance de l’Algérie.
Dans un documentaire réalisé par Nasredine Guenifi, l’ancien militant s’exprime sur l’évolution de l’Algérie, explique ses engagements et parle de son identité algérienne : « Je n’ai jamais été un Européen » déclare-t-il.

Le film de Nasredine Guenifi, Daniel Timsit, l’Algérien, d’une durée de 1h56, est disponible en DVD. Pour le commander, contacter

Parmi les livres que Daniel Timsit nous a légués, on peut citer : Algérie, récit anachronique et Récits de la longue patience, journal de prison 1956-1962, tous deux édités chez Bouchene.

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Algérie : les affrontements des années 1990

brutalités policières à Alger contre des mères de “disparus”

Plusieurs milliers de “disparus” ont été enlevés, pour la plupart entre 1992 et 1997, le plus souvent par des services de sécurité, mais certains par des groupes armés islamistes. Leur sort reste toujours inconnu – lire l’entretien avec Yassin Temlali publié en septembre 2007. A l’occasion d’un voyage de sensibilisation de la population française, une délégation de ces mères de disparus avait été reçue en mairie de Toulon, il y a quelques années.

Aujourd’hui, les autorités algériennes semblent décidées à en finir avec les rassemblements hebdomadaires qui se tiennent chaque mercredi depuis 12 ans, devant le siège de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH). Le 4 août d’abord, puis le 11, les forces de l’ordre été particulièrement violentes à Alger.

Les autorités voudraient « tourner la page », mais les familles des disparus demandent la vérité sur le sort de leurs proches qui ont disparu. Pour pouvoir tourner la page, il faudrait d’abord qu’elle ait été écrite !

Dans un communiqué publié à Alger le 11 août 2010, Fatima Yous, présidente de SOS Disparus, appelle à un nouveau rassemblement mercredi prochain 18 août devant la CNCPPDH.

[Mise en ligne le 13 août 2010, mise à jour le 16]

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De 2007 à 2012

La délivrance d’un visa pour franchir la Méditerranée devrait être un droit, et non une faveur

«Chaque famille vivant en Algérie a des proches vivant en France, avec la nationalité algérienne ou avec la nationalité française. Ces proches, ce sont des cousins, des neveux mais souvent des fils, des filles, des parents, des conjoints aussi. Le mouvement naturel dans ces conditions serait de pouvoir aller et venir, s’installer de ce côté-ci pour un temps ou pour la vie, repartir, revenir. Mais voilà, ici ils sont étrangers, alors il leur faut un visa pour entrer, et un titre de séjour pour rester.»4

La Cimade vient de publier les résultats d’une enquête sur les pratiques en matière de délivrance des visas des consulats de France dans six pays – Mali, Maroc, Sénégal, Ukraine, Turquie et Algérie. C’est en Algérie que le taux de refus de visas est le plus élevé – la Cimade le qualifie de «faramineux».

Nous reprenons ci-dessous la partie de ce rapport consacrée à l’Algérie5 où la mission d’observation s’est rendue du 12 au 23 octobre 2009 pour se pencher sur les pratiques des trois consulats de France (Alger, Annaba et Oran). Concernant la privatisation de certains services, désignée ci-dessous par le terme d’externalisation, on pourra se reporter à cette autre page.

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1945-1962

“des hommes dans la guerre d’algérie”

Conçu par Isabelle Bournier, directrice des affaires culturelles du Mémorial de Caen, cet album a pour ambition de faire revivre par le texte et l’image l’existence quotidienne des hommes et des femmes plongés dans la guerre, qu’ils soient combattants ou civils, français ou algériens. Le conflit est traité sous la forme de doubles pages thématiques, chacune évoquant un angle particulier de cette guerre (« Partir pour l’Algérie », « Refuser la colonisation », « Combattre pour l’indépendance », etc.). Chaque double page combine des textes courts et de nombreux éléments visuels – images d’archives, communiqués, photos, affiches, journaux, etc. –, dont la plus grande partie sont des dessins issus de la célèbre série BD en dix volumes Les Carnets d’Orient, où Jacques Ferrandez retrace l’histoire des 132 années de la présence française en Algérie.

Destiné aux jeunes – et aux moins jeunes – Français, «Des Hommes dans la guerre d’Algérie fera date par sa lucidité, son décryptage historique et son objectivité» (Walid Mebarek).

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