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Édition du 1er au 15 mars 2026

Maghreb

solidarité avec la lutte courageuse des Tunisiens pour la démocratie

La révolte sans précédent que connaît la Tunisie depuis la mi-décembre a dégénéré ce week-end en émeutes sanglantes, faisant 14 morts à Thala et Kasserine selon le gouvernement, au moins 20 selon l’opposition.

La Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme dénonce avec la plus grande fermeté le meurtre des citoyens et appelle à un cessez-le-feu immédiat.

Rassemblement de soutien aux luttes populaires du Maghreb

Marseille, mercredi 12 janvier à 18 h

aux Mobiles (haut de la Canebière)

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Manifestation à Alger de familles qui veulent savoir ce qu'il est advenu de leurs disparus pendant la guerre civile. (AFP/GETTY IMAGES)
Algérie : les affrontements des années 1990

“la tragédie des «disparus» en Algérie”, par Robert Fisk

Alors que les émeutes s’étendent en Algérie – voir le site Algeria-Watch – un article de Robert Fisk, «The tragedy of Algeria’s ‘disappeared’», publié le 20 décembre dernier dans The Independant et repris ci-dessous en traduction française, rappelait un autre aspect du malaise algérien : la volonté du pouvoir d’occulter les crimes de la décennie noire des années 1990 – pudiquement désignée par l’expression “La tragédie nationale”.

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 6 janvier 2011 : journée de solidarité internationale avec les luttes sociales en Tunisie

A Paris : rassemblement à 18 heures

Place de la Fontaine des Innocents

(Près du métro Châtelet / les Halles, ligne 4 ou RER A)

et également : en France (Lyon – Toulouse – Nantes – Marseille – Montpellier – Strasbourg – Lille…), au Maghreb (Alger – Rabat – Nouakchott), au Liban (Beyrouth), en Belgique (Bruxelles), en Suisse (Genève…), en Allemagne (Berlin..), à Londres, au Canada (Montréal – Québec) …

Le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) demande à l’UE de condamner la répression des mouvements sociaux de Sidi Bouzid.

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les “événements” de Tunisie

De l’avis de nombreux Tunisiens, depuis l’explosion de colère du 17 décembre dernier à Sidi Bouzid, il se passe quelque de nouveau dans le pays. Un avis partagé par la fille du militant tunisien Ammar Amroussia interpellé à Gafsa le 29 décembre et dont personne n’a eu de nouvelles depuis : «Ce qui change c’est que les gens n’ont plus peur de protester, de manifester. La répression n’arrive plus à les étouffer. Il y a tout un mouvement social qui touche tout le monde, les jeunes, les avocats, les diplômés, les couches sociales touchées par le régime de Ben Ali. Tout le monde proteste contre ce régime.»1

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Détail de la Tabula Peutingeriana, copie du XIIIe siècle d'une ancienne carte romaine.
Soulèvement et répression du Nord-Constantinois (août 1955)

France-Algérie : “le péché originel” par Georges Apap

Le texte qui suit a dix ans – il a été publié comme tribune dans l’édition du 5 janvier 2001 du quotidien L’Humanité –, et il mérite d’être relu aujourd’hui.

Son auteur, Georges Apap, né en 1926 à Djidjelli, petit port de la côte algérienne, a parcouru l’Est et le centre de l’Algérie pendant les trente huit premières année de sa vie.
Licencié en droit de la faculté d’Alger, il est avocat à Philippeville à partir de 1951 – il a vécu dans cette ville la journée dramatique du 20 Août 1955.
Devenu magistrat, il se retrouve en 1957 juge d’instance à Ain Beïda,
où il occupe de fait les fonctions de juge d’instruction et de procureur de la République.

Après l’indépendance, en 1962, il reste en Algérie pour aider à mettre en place l’organisation de la justice. A partir de 1964, il est magistrat en France pendant 28 ans dont vingt ans dans la fonction de procureur de la République. Il prend sa retraite en 1992, peu de temps après avoir été nommé avocat général à la cour d’appel de Paris.

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L'Echo d'Alger des 21-22 août 1955.
Soulèvement et répression du Nord-Constantinois (août 1955)

retour sur le 20 août 1955 dans le Nord-Constantinois

L’insurrection du Nord-Constantinois, le 20 août 1955, est un moment important de la guerre d’Algérie. Ce jour-là, une trentaine d’agglomérations de la région de Philippeville (aujourd’hui Skikda) ont été attaquées de façon simultanée. La répression qui s’ensuivit fut terrible…

Claire Mauss-Copeaux vient de terminer une recherche sur ces événements qui n’avaient jusqu’à présent pas été analysés par des historiens.
Le résultat de son travail fait l’objet d’un livre, Le 20 août 1955 en Algérie, insurrection, répression, massacres, qui sera disponible en librairie courant janvier 2011.

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Entre 1961 et 1962, l'appelé Bourdet a enseigné aux petits Algériens. (Photo sd)
Les résistances à la guerre d'Algérie

L’association des anciens appelés en Algérie contre la guerre

Les appelés qui ont combattu en Algérie peuvent, à 65 ans, toucher une retraite du combattant, d’environ 500 euros par an. Mais, pour certains d’entre eux, cet argent est inacceptable, « taché de tout le sang coulé en Algérie ». C’est ainsi que s’est créée, le 8 janvier 2004, l’Association des anciens appelés en Algérie contre la guerre (4ACG).
Les membres de l’association (loi 1901) sont d’anciens appelés en Algérie qui reversent l’intégralité de cette retraite afin qu’elle soit utilisée au financement de projets humanitaires – donnant ainsi un sens à ce qui n’en avait pas.

Pour contacter les 4ACG : http://www.4acg.org/spip.php?rubrique19

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Extraits de l’avant-propos du livre testament de Ferhat Abbas

Parution de Demain se lèvera le jour.

«Je suis au soir de ma vie. Ce livre est le dernier acte de ma vie politique. C’est un adieu à l’Algérie, à mes amis
du Maghreb et à tous ceux que j’ai aimés et servis durant ma longue carrière. Et aussi un adieu à mes amis français de France et d’Algérie, particulièrement à ceux qui ont vécu à nos côtés durant notre terrible guerre de Libération, souvent au péril de leur vie.» (Ferhat Abbas)2

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1945-1962

Mitterrand, un passé algérien

Pendant les trois premières années de la guerre d’Algérie, de 1954 à 1957, François Mitterrand, futur Président de la République, a joué un rôle important dans la politique répressive mise en oeuvre en Algérie par les gouvernements de la IVe République. Lorsque le conflit éclate, il est ministre de l’Intérieur et, c’est à ce titre qu’il prononce la phrase définitive : « L’Algérie, c’est la France. » A partir de 1956, ministre de la Justice du cabinet Guy Mollet, refusant presque systématiquement les grâces, le futur président abolitionniste de la peine de mort fera exécuter quarante-cinq condamnés à mort – sur ce sujet, voir cette page.

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L’historien Benjamin Stora et le journaliste François Malye consacrent un livre à François Mitterrand et la guerre d’Algérie3.
Un documentaire abordant le même sujet sera diffusé le 4 novembre sur France 2. Ci-dessous un entretien avec Benjamin Stora.

[Mise en ligne le 29 octobre 2010, complété le 30]

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Livres et films sur la guerre d'Algérie

Mon oncle d’Algérie, par Nathalie Funès

Le long voyage dans le passé de Nathalie Funès à la recherche des traces de son oncle, en France, en Algérie, dans les archives, auprès des témoins qui ont croisé sa route… Une autre histoire de Français d’Algérie.

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rassemblement à Alger de familles de disparus pour le 5e anniversaire de la charte

Les familles des disparus ont célébré, à leur manière, le cinquième anniversaire de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, adoptée le 29 septembre 2005. Bravant l’interdiction les familles sont parvenues à se rassembler à Alger-Centre, et, contrairement aux réunions précédentes, elles n’ont pas subi de violences de la part des policiers.

Un reportage de Ghania Oukazi, publié dans Le Quotidien d’Oran le 30 septembre 2010.

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