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Édition du 1er au 15 mars 2026

Maghreb

Il y a 50 ans : l’affaire Ben Barka

Il y a exactement 50 ans, le 29 octobre 1965, l’homme politique marocain et leader tiers-mondiste Mehdi Ben Barka disparaissait en plein jour à Paris. Il n’est jamais réapparu depuis.

Mehdi Ben Barka avait été condamné à mort par contumace dans son pays pour s’être opposé au roi Hassan 2. Tout laisse à penser qu’il a été assassiné après son enlèvement. Mais des obstacles mis en place des deux côtés de la Méditerranée ont jusqu’à présent empêché la justice française de faire la lumière sur cette disparition.

Dans un texte paru initialement sur Mediapart et repris ci-dessous, l’historien Gilles Manceron fait le point sur cette affaire.

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Français, musulmans, juifs d'Algérie

Juifs et musulmans en Afrique du Nord : histoire et témoignage

Suite à la parution de son ouvrage, Les clés retrouvées. Une enfance juive à Constantine, l’association Thucydide propose une conférence-débat avec l’historien Benjamin Stora 1 sur les relations entre juifs et musulmans en Afrique du Nord des origines à nos jours.

Mardi 20 octobre 2015, de 19:30 à 21:00

Bistrot Saint-Antoine, 58 rue du Faubourg-St-Antoine, Paris 12e
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Une occasion de découvrir, à travers un témoignage vivant, une histoire des relations tour à tour fécondes ou tumultueuses entre juifs et musulmans.

Ci-dessous le prologue des Clés retrouvées, suivi d’une brève présentation de l’ouvrage coordonné par Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora sur les rapports entre juifs et musulmans.

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deux ex-miliciens algériens devaient être jugés en France pour des faits commis pendant les années noires …

Deux anciens miliciens algériens devaient être jugés par la justice française pour des crimes commis durant les années noires en Algérie. Hocine et Abdelkader Mohamed, deux frères algériens résidant en France, sont accusés de graves violations des droits de l’homme pendant la guerre civile des années 1990.

Les milices de la wilaya de Relizane se seraient en effet signalées par leur zèle à systématiquement torturer les personnes arrêtées, dans le but de leur extorquer des informations sur les groupes terroristes recherchés. Ils faisaient ensuite disparaître leurs victimes. Parmi les personnes désignées par les témoins et les familles de victimes : Hocine et Abdelkader Mohamed, deux frères originaires de Relizane, qui résident maintenant près de Nîmes, et qui nient les faits.

La première plainte avait été déposée en octobre 2003 par la FIDH, la LDH et le CFDA, auprès du parquet de Nîmes, au nom de sept victimes et familles de victimes.
Mais les crimes commis pendant la décennie noire – qui a fait entre 100 000 et 200 000 morts – sont couverts par la Charte pour la paix et la réconciliation adoptée en 2005. Cette amnistie, qui couvre les exactions provoquées par les combats entre islamistes et forces de sécurité, interdit également, sous peine de prison, toute évocation publique de la période de la guerre et des responsabilités.

Dernière minute » – Volte face du Parquet général qui s’oppose à la tenue rapide d’un procès.

[Première mise en ligne le 10 janvier 2015, mise à jour le 30 septembre 2015 puis le le 24 août 2016]

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La Légion d’honneur pour un responsable soupçonné de complicité de torture ?

Un déplacement du président et du ministre des affaires étrangères français au Maroc est prévu les 19 et 20 septembre 2015. L’ACAT, Euromed Droits – REMDH, la FEMED, la FIDH, la LDH et Survie expriment leur préoccupation devant la possibilité qu’à cette occasion Abdellatif Hammouchi, directeur de la DGST marocaine, soit élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur. Le communiqué d’un collectif dont la LDH fait partie.

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Le Nord-Constantinois, il y a 60 ans : les mensonges des tenants du colonialisme

La presse algérienne a marqué le soixantième anniversaire du soulèvement du Nord-Constantinois et de la répression qui l’a suivi, en publiant de nombreux articles consacrés à ces événements. Nous reprenons celui publié par Algérie Presse Service, qui offre une bonne présentation du livre de Claire Mauss-Copeaux, Algérie, 20 août 1955. Insurrection, répression, massacres 3.

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Août 1955, après l’insurrection du Constantinois, la répression coloniale

Soixante ans après les événements, de nouveaux témoignages et des archives inédites permettent à la recherche historique d’éclairer cette page de l’histoire de la France et de l’Algérie. Nous avions évoqué il y a quelques années le massacre de la mechta Mouats comme exemple des représailles exercées par l’armée française sur les populations civiles. Michel Mathiot, chercheur, nous livre ci-dessous de nouvelles informations sur ce drame.

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Les mouvements nationalistes

Les Juifs algériens dans la lutte anticoloniale, par Pierrre-Jean Le Foll-Luciani,

Le nouvel ouvrage de Pierre-Jean Le Foll-Luciani, Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale. Trajectoires dissidentes (1934-1965), est issu de sa thèse de doctorat. Il est basé sur des entretiens biographiques menés avec 40 anciens militants, sur des sources privées et sur des fonds d’archives souvent inexplorés. Il met en lumière les ressorts de ces trajectoires dissidentes en les articulant à une réflexion générale sur le rapport des juifs algériens à la question coloniale. Au prisme de cette entrée minoritaire, il s’agit aussi de construire une histoire par le bas des juifs d’Algérie, du communisme algérien et, plus généralement, de la société algérienne colonisée et nouvellement indépendante. 4

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Mouloud Feraoun, Ferdinando Camon et Primo Levi de retour à Avignon

La Compagnie Passeurs de mémoires sera présente au Festival d’Avignon 2015, avec la reprise, en alternance, de deux spectacles qui avaient profondément marqué les spectateurs, lors de leurs créations, chacun à sa manière :

  • Conversations, ou Le voyage d’Ulysse, de Primo Levi et Ferdinando Camon, les jours pairs .
  • Le Contraire de l’amour , d’après le Journal de Mouloud Feraoun, 1955-1962 , les jours impairs.

Les représentations se déroulent au Théâtre du Roi René, 4 bis rue Grivolas, à Avignon à 11 heures (du matin), du 4 au 26 juillet 2015

Réservation: http://www.theatreduroirene.com/ ou 04 90 82 24 35
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Albert Camus et l'Algérie

Camus et la trêve civile, par Charles Poncet

Le 22 janvier 1956, Albert Camus, qui vient d’entrer à la rédaction de l’Express, prononce à Alger, au Cercle du Progrès, un “Appel pour une Trêve civile” en Algérie qui restera lettre morte. L’Histoire n’a pas assez pris en compte cet épisode dans l’étude de la guerre d’Algérie et de Camus. Ce livre répare l’oubli, en livrant le témoignage inédit de Charles Poncet et en l’éclairant par un solide corpus de notes, de compléments et d’annexes.

L’historien Jean-Louis Marçot, né à Alger en 1950, auteur de Comment est née l’Algérie française, présente cet ouvrage important.

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Mai 2015 : l’Algérie interpelée sur les droits de l’Homme

Le Parlement européen a adopté récemment une résolution sur le respect des libertés en Algérie. Ce texte appelle notamment les autorités algériennes à « révoquer le décret du 18 juin 2001 interdisant les manifestations pacifiques et toute forme de manifestation publique à Alger» et de le remplacer par «un simple système de notification en lieu et place d’une autorisation préalable pour les manifestations publiques ». Il demande également l’abrogation de « la loi 12-06 sur les associations» ; il faut «engager un véritable dialogue avec les organisations de la société civile afin de définir une nouvelle loi conforme aux normes internationales relatives aux droits de l’Homme et à la constitution algérienne ».

A quelques jours de la prochaine session du Conseil d’association UE-Algérie, les ONG de défense des droits de l’Homme font pression sur le gouvernement algérien.

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Miliciens armés dans les rues de Guelma, 1945. D.R.
Les massacres du Nord-Constantinois en 1945

Les massacres du Nord-Constantinois en 1945, par Jean-Pierre Peyroulou

Le 20 décembre 2012, le Président de la République, François Hollande, avait déclaré devant le Parlement algérien : « les massacres de Sétif, de Guelma et de Kherrata demeurent ancrés dans la conscience des Algériens, mais aussi des Français.» Mais il a fallu attendre 70 ans, pour qu’à l’occasion d’un déplacement à Sétif le 19 avril 2015, un membre du gouvernement français reconnaisse enfin l’un des pires “crimes coloniaux” perpétrés par la France en Algérie. Le lendemain, dans une allocution prononcée dans la résidence de l’ambassadeur de France à Alger, M. Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, déclarait : « Ces pages noires» font « partie de notre histoire » 7.

L’historien Jean-Pierre Peyroulou fait une synthèse des massacres de mai-juin 1945 dans le Nord-Constantinois, et notamment autour de Guelma et de Sétif.

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