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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

Maghreb

Miliciens armés dans les rues de Guelma, 1945. D.R.
Les massacres du Nord-Constantinois en 1945

Les massacres du Nord-Constantinois en 1945, par Jean-Pierre Peyroulou

Le 20 décembre 2012, le Président de la République, François Hollande, avait déclaré devant le Parlement algérien : « les massacres de Sétif, de Guelma et de Kherrata demeurent ancrés dans la conscience des Algériens, mais aussi des Français.» Mais il a fallu attendre 70 ans, pour qu’à l’occasion d’un déplacement à Sétif le 19 avril 2015, un membre du gouvernement français reconnaisse enfin l’un des pires “crimes coloniaux” perpétrés par la France en Algérie. Le lendemain, dans une allocution prononcée dans la résidence de l’ambassadeur de France à Alger, M. Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, déclarait : « Ces pages noires» font « partie de notre histoire » 2.

L’historien Jean-Pierre Peyroulou fait une synthèse des massacres de mai-juin 1945 dans le Nord-Constantinois, et notamment autour de Guelma et de Sétif.

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Le rapport Tubert sur les événements de mai 1945 dans le Constantinois

En mai 1945, après l’intervention armée de la police contre un cortège de manifestants algériens à Sétif le 8 mai, le Constantinois fut le lieu d’une insurrection nationaliste brutalement réprimée par les autorités françaises. Une Commission d’enquête officielle fut nommée le 18 mai 1945, sous la présidence du général de gendarmerie Paul Tubert. Mais, très rapidement, la Commission dut interrompre son travail sur ordre du gouvernement du général de Gaulle.

Le général Tubert a laissé un rapport que la Ligue des droits de l’Homme a rendu public en avril 2005 3.

Vous trouverez ci-dessous une présentation des événements et du contexte de cette mission par Jean-Pierre Peyroulou4, suivie des extraits du rapport Tubert qui nous ont paru les plus significatifs.

[Mise en ligne le 20 avril 2005 – mise à jour des liens le 19 avril 2015]

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Les résistances à la guerre d'Algérie

François Maspero, anticolonialiste humaniste

François Maspero est mort le 11 avril 2015 à l’âge de 83 ans. Il fut libraire, journaliste, traducteur, éditeur … Son nom est indissociablement lié à la librairie qu’il a ouverte en 1957, “La Joie de lire” (rue Saint-Séverin, au Quartier latin), et à la maison d’édition qu’il a fondée en 1959.

Il publia l’impubliable pour l’ordre gaulliste : des livres critiques sur la guerre d’Algérie, où il dénonçait les violences de la décolonisation, la torture, les ratonnades, l’enlèvement de Ben Barka, l’assassinat de Lumumba … Il a été poursuivi en justice, condamné dix-sept fois … En 1982, il quitte l’édition, cédant ses parts pour 1 franc symbolique à François Gèze ; celui-ci prend la direction de la maison, qui s’appelle désormais La Découverte.

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1881-1944

L’Algérie révélée, par Gilbert Meynier

Il faut saluer la réédition, revue et corrigée, de ce que Pierre Vidal-Naquet qualifiait de «grand livre d’histoire». Un livre de Gilbert Meynier dont André Nouschi célèbre le mérite d’avoir, «dans une grande et incontournable
analyse, démêlé les racines d’une histoire multiple dans laquelle les Algériens jouent un rôle éminent ; ils deviennent les acteurs de leur destin 5»

Après avoir enseigné l’histoire en lycée puis en université, en France et en Algérie, Gilbert Meynier est, depuis 2002, professeur émérite de l’université de Nancy II. Il continue de travailler sur l’histoire de l’Algérie contemporaine : il collabore à différentes revues, donne des conférences, participe à des colloques 6. Il nous offre aujourd’hui une réédition revue et corrigée d’un ouvrage qu’il avait publié en 1981 à partir de sa thèse.

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Algérie : les affrontements des années 1990

Algérie : appels à l’armée et transition démocratique

Dans une Algérie plongée dans une crise multiple et profonde, la scène politique se caractérise par une agitation tous azimuts. De nombreuses initiatives voient le jour, des regroupements politiques sont esquissés, des personnalités s’engagent, etc.
Le document que nous publions émane d’intellectuels engagés dans la défense des libertés démocratiques et des droits humains. Ils tiennent à rappeler qu’une sortie de crise en Algérie ne peut occulter la question de la place et du rôle de l’armée qui contrôle tous les rouages du pouvoir depuis l’indépendance en 1962. 7

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Maroc, février 2015 : harcèlement de militants qui dénoncent la torture

Défendre des victimes de torture au Maroc peut vous mener en prison. La situation des droits de l’homme au Maroc inquiète au plus haut point les ONG internationales de défense des droits humains. Neuf d’entre elles ont signé une déclaration dans laquelle elles appellent les autorités marocaines à « respecter leurs obligations conformément à la Convention contre la torture et à mettre immédiatement un terme à ces mesures apparentes d’intimidation », suite aux « poursuites pénales dont font l’objet plusieurs personnes qui ont déposé plainte pour torture contre des agents de sécurité marocains et une association qui les représentent ».

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Les Européens d’Algérie, par Michèle Villanueva

Durant huit années, du 1er novembre 1954 aux 19 mars (accords d’Evian) et 3 juillet 1962 (reconnaissance par la France de l’indépendance), la guerre d’Algérie opposa l’Etat colonial français à la population algérienne, mais aussi, plus insidieusement, les Algériens qui étaient chez eux et les Européens qui se croyaient chez eux.

Née à Oran dans les quartiers populaires espagnols d’Eckmühl, Michèle Villanueva a raconté, trente ans plus tard, dans un livre attachant L’Écharde, chronique d’une mémoire d’Algérie (éd. Maurice Nadeau, 1992, réédition 1998), la vie pendant la guerre d’Algérie et la complexité des rapports entre les communautés.
Dans un texte écrit en 2014, cette historienne brosse ci-dessous, à grands traits, l’histoire des Européens d’Algérie, en s’attardant sur la période de la présence française.

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Le régime pénal de l’indigénat dans l’Algérie coloniale, par Sylvie Thénault

A travers le régime pénal de l’indigénat, Sylvie Thénault aborde la question du statut de ceux qu’on appelait les « indigènes » ou les « sujets français musulmans non naturalisés » ou « Français musulmans de souche nord africaine ». Pour l’historienne, le confinement des Algériens dans un statut juridique différent et donc forcément inégal et inférieur, a conduit, de protestations en révoltes, jusqu’à la guerre d’indépendance.

Cet exposé a été fait lors du colloque organisé par le Sénat le 30 juin 2012, dans le cadre des commémorations du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie. 8

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Selon Human Rights Watch : en 2014, pas d’amélioration du respect des droits de l’homme en Algérie

«Aucune amélioration générale de la situation des droits humains n’a pu être constatée en Algérie en 2014, malgré les promesses d’introduire des réformes faites par le gouvernement depuis 2011.» C’est par ce constat que le rapport annuel de Human Rights Watch, rendu public le 29 janvier 2015, entame son analyse de la situation des droits de l’homme en Algérie. 9

Le rapport poursuit en soulignant que les autorités algériennes ont «restreint la liberté d’expression et les droits à la liberté d’association, de réunion et de manifestation pacifiques, et ont eu recours à des arrestations et à des poursuites à l’encontre de militants politiques et syndicaux».

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René Vautier est mort

Le cinéaste René Vautier est décédé hier, avons-nous appris de sa famille. Il devait boucler ses 87 ans le 15 janvier prochain.
Le cinéaste restera comme l’homme à qui l’on doit les images les plus marquantes de la guerre de Libération nationale. Engagé, animé d’une conscience citoyenne jamais démentie, c’est un homme de profonde conviction qui nous quitte.

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Depuis 1962

Après Salman Rushdie et Taslima Nasreen : en 2014, Kamel Daoud

Le journaliste et écrivain algérien Kamel Daoud, auteur de Meursault, contre-enquête, fait l’objet d’un odieux appel au meurtre lancé par un obscur fanatique algérien.

Devant le succès de son roman, en Algérie et en France, certains l’ont accusé d’être une pure création des médias ; mais Meursault, contre-enquête est un vrai beau livre. Et Kamel Daoud est un écrivain courageux ; son roman est le versant littéraire des Chroniques que cet esprit libre donne régulièrement dans Le Quotidien d’Oran et où il médite sur l’Algérie ; sa plume acérée ne dit pas le cynisme mais la désolation devant le devenir de son pays, qu’il aime passionnément.

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Cette fatwa a soulevé une grande émotion de part et d’autre de la Méditerranée. Suivez Akram Belkaïd 10 : soutenez Kamel Daoud en signant la pétition !

[Mis en ligne le 21 décembre 2014, mis à jour le 30
]

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