4 000 articles et documents

Édition du 1er au 15 mars 2026

Mémoire et histoire en Algérie

disparus_algerie.jpg
Algérie : les affrontements des années 1990

Algérie : enterrer le dossier des disparus ?

Les «disparus» sont des personnes qui ont été enlevées, dans leur écrasante majorité, par les services de sécurité, essentiellement entre 1992 et 1997. Ils se comptent par milliers et leur sort reste toujours inconnu. Certains disparus avaient été enlevés par des groupes armés islamistes. Le sort de beaucoup d’entre eux reste également inconnu à ce jour. Mohamed Smaïn, dirigeant de la Ligue algérienne de Défense des Droits de l’Homme explique les rouages de l’oubli.

L’interview, réalisée le 21 septembre 2007, par Yassin Temlali, est reprise du site Babelmed.net 1.

Lire la suite »
seminaire_alger_7fev07.jpg
Algérie : les affrontements des années 1990

Algérie : interdiction d’un séminaire international sur les disparitions forcées

L’Action des Chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-France), la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dans le cadre de leur programme conjoint, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, expriment leur plus vive préoccupation à l’égard de l’interdiction d’un séminaire sur les disparitions forcées à Alger.

En effet, le 7 février 2007, les forces de police ont empêché la tenue d’un colloque intitulé « Pour la Vérité, la Paix et la Conciliation », organisé par le Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA), SOS Disparus, Djazairouna, l’Association nationale des familles de disparus (ANFD) et Somoud.

Lire la suite »

«Où est notre histoire, notre mémoire ?» demandent des historiens algériens

«Nos politiciens la censurent, nos jeunes l’ignorent»

Ce constat sur l’enseignement de l’histoire de l’Algérie inquiète Dahou Djerbal et Hassan Remaoun. Pour les historiens, ce qui est essentiel ce sont les faits qu’il faut rétablir, enregistrer, inscrire, étudier et transmettre. Il suffirait d’une volonté politique pour le faire.

Un dossier de Chafaâ Bouaïche, publié dans le quotidien Le Soir d’Algérie 2, le 16 nov 2006.

Lire la suite »
messali_ramdane_abbas.jpg
Mémoire et histoire en Algérie

L’amnésie algérienne, par Benjamin Stora

En septembre 2005, après plus de dix ans de guerre civile, le président Bouteflika décrète la réconciliation nationale. Approuvé par une large majorité, son projet ne fait cependant pas l’unanimité. L’Algérie fera-t-elle l’économie de son histoire?

par Benjamin Stora3

[Article paru dans L’Histoire, N°311, juillet-août 2006, les Guerres civiles]

Lire la suite »

«oui à la justice, non à l’impunité !», une pétition contre l’auto-amnistie en Algérie

L’autoamnistie a déjà été tentée ailleurs, et partout elle a connu l’échec. Car nul ne peut disposer du pouvoir d’effacer l’histoire. Il ne peut y avoir de paix et de réconciliation sans vérité ni justice. Le peuple algérien connaît son histoire et aucune manœuvre ne peut effacer des crimes imprescriptibles. Vouloir lui imposer le silence par la menace est strictement illusoire.

Lire la suite »

Algérie: la nouvelle loi d’amnistie assure l’impunité aux responsables des atrocités

[Paris, le 1er mars 2006] Un décret présidentiel assurera en Algérie, l’impunité aux responsables de crimes au regard du droit international et d’atteintes graves aux droits humains. En outre, comme le déclarent quatre organisations de défense des droits de l’Homme aujourd’hui, tout débat sur cette question sera désormais impossible, la discussion publique sur le conflit qui a déchiré le pays pendant plus d’une décennie étant explicitement criminalisée dans ce texte .

Les organisations signataires sont Amnesty International (AI), Human Rights Watch (HRW), le Centre international pour la justice transitionnelle (ICTJ) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH).

Lire la suite »

ces cris qu’on enterre

Le président Bouteflika entend rayer de la mémoire collective plus d’une décennie de guerre civile. Mais beaucoup d’Algériens ­ qu’ils soient rescapés ou proches de disparus ­ refusent cette amnésie forcée. Et ne voteront pas en faveur de la charte pour la paix et la réconciliation soumise jeudi à référendum.

Par Christophe BOLTANSKI à Sidi Moussa – [Libération, mardi 27 septembre 2005]

Lire la suite »