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Édition du 1er au 15 février 2026

Algérie coloniale (1830 – 1962)

Les méthodes du colonel Argoud

Brillant officier, le colonel Antoine Argoud mit en pratique des méthodes particulièrement expéditives au cours de la guerre d’Algérie.

Farouche opposant à l’indépendance de l’Algérie et à la politique du général de Gaulle, il fut l’un des tout derniers dirigeants de l’OAS.

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Salah Ould Aoudia, assassiné le 15 mars 1962.
Les exactions : torture, viols, exécutions extrajudiciaires

il y a eu 3197 disparus sous Pinochet… combien sous Massu ?

Ce que fut la répression à Santiago du Chili nous renvoie à celle d’Alger.

L’occasion de (re)lire «Pourquoi l’Algérie ?», contribution de Jean-Philippe Ould Aoudia à l’ouvrage de Michel Reynaud (dir.) Elles et Eux et l’Algérie, publié aux éditions Tiresias en 2004.
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L'Echo d'Alger des 21-22 août 1955.
Soulèvement et répression du Nord-Constantinois (août 1955)

Août 1955 : répression dans le Constantinois

Les journées d’émeute des 20 et 21 août 1955 dans le Constantinois constituent à bien des égards une répétition des troubles de mai 1945.

Les émeutes paraissent avoir éclaté à l’initiative de Zighoud Youssef, responsable du Nord-Constantinois dans le but de montrer la force du FLN et de contrecarrer les avances faites par Soustelle à des Algériens modérés. Dans la zone Collo-Phillipeville-Constantine-Guelma, d’une part quelques centaines de soldats de l’ALN s’attaquent sans grand succès à des gendarmeries et des postes de police, d’autre part plusieurs milliers de paysans mal armés se lancent à l’assaut d’une trentaine de villes et villages, assassinent à coup de haches et de pioches. Il y aura 123 morts dont 71 européens.

L’armée riposte avec promptitude. Comme en 1945, des milices privées sont constituées, à l’appel du maire de Philippeville Benquet-Crevaux, dont les harangues passionnées constituent autant d’appels au meurtre. Le bilan officiel de la répression s’établit à 1 273 morts. Nul doute qu’il est bien plus élevé et que le nombre de victimes se situe aux alentours de 12 000. Ce drame convertit Soustelle au tout-répressif, il laisse carte blanche à l’armée. Honni à son arrivée, il sera adulé par les colons. Les élus algériens modérés se rallieront au FLN.

Le témoignage du capitaine Edmond Valéry sur la répression de ces émeutes, et sur le fonctionnement de la justice militaire en octobre 1955, a été publié dans L’Humanité, le 4 janvier 2001.

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Les Européens d'Algérie et leur exode

1962 : l’exode des pieds-noirs

Au cours de la seule année 1962, plusieurs centaines de milliers de pieds-noirs ont fui l’Algérie, pour venir se réfugier en France. Désemparés, hébétés, ils ont quitté leur pays.

Au cours des années précédentes, combien d’entre eux avaient imaginé qu’ils seraient un jour amenés à abandonner ainsi une terre qu’ils avaient toujours considérée comme la leur ? L’Algérie était leur pays2. Ils y vivaient – en dehors de l’Histoire.

De ce monde, les Arabes étaient exclus, à moins d’être domestiques, les fatmas, ou, au travail, les dockers, les ouvriers agricoles … – ils s’appelaient tous Mohamed. Ce qui n’empêchait pas les gosses arabes et les petits européens de jouer ensemble, d’aller à la même école. Mais ni les mariages mixtes, ni la promotion politique ne sont, ne sauraient être envisagées. “ Si l’un d’entre eux entre au conseil municipal, je tire mon Mauser de la guerre de 14 ”, disait un garagiste.»

Seule une minorité de pieds-noirs avaient envisagé que le pouvoir puisse un jour passer aux Arabes. Marc Ferro, évoquant la signature des accords d’Évian, écrit : « la foudre s’était abattue, alors que le ciel était tout bleu.» 3

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Français, musulmans, juifs d'Algérie

“Les trois exils – Juifs d’Algérie” de Benjamin Stora

L’idée de ce livre4 est née un matin de novembre 2004, quand Benjamin Stora, accompagné de son fils, s’est rendu pour la première
fois à Khenchela, petite ville de l’Est algérien d’où vient
sa famille paternelle.

Voyageant entre mémoire et histoire, quête personnelle et
enquête historique, il reconstitue les trois exils qui ont marqué le
destin des juifs d’Algérie. En moins d’un siècle en effet, ils sont
sortis par trois fois de ce qui était jusque-là leur univers familier.
Ils se sont éloignés de leur vie en terre d’islam quand le décret
Crémieux de 1870, faisant d’eux des citoyens français, les a mis
sur la voie de l’assimilation. Ils ont été rejetés hors de la communauté française de 1940 à 1943 avec les lois de Vichy. Et ils ont
quitté les rives algériennes avec l’exode de 1962.

[Première publication, le 15 septembre 2006,

mise à jour, le 10 décembre 2006.]

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Oran 1962

Oran revisitée par la peste, par Michèle Villanueva

« Je suis née à Oran, dans les quartiers populaires espagnols d’Eckmühl. J’ai d’abord enseigné, de 1962 à 1965, au lycée Ben Badis d’Oran. Trente ans plus tard, me plongeant dans la guerre d’Algérie, j’ai relu Camus. Et j’ai eu le choc de La Peste qui m’est alors apparu comme ce que j’avais vécu à Oran.»

Michèle Villanueva 5

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Abd el-Kader

Paris honore en 2006 l’émir Abd el-Kader

L’émir Abd el-Kader(1808-1883), héros de la lutte algérienne contre la colonisation française au XIX°siècle, a depuis jeudi une place à son nom à Paris dans le Vème arrondissement non loin de l’Institut du Monde arabe et de la Grande Mosquée.

Il y a deux ans, Toulon avait rendu un hommage solennel au “héros des deux rives”.

[Première publication le 19 nov 06, mise à jour le 21 nov 06]

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L’histoire de la guerre d’Algérie, le problème de la violence, par Claire Mauss-Copeaux

L’historienne Claire Mauss-Copeaux travaille sur la mémoire des Français qui ont été appelés à vingt ans pour faire leur service militaire en Algérie. Elle a publié deux ouvrages sur ce thème :

  • «Appelés en Algérie, la parole confisquée», éd. Hachette, 1998, 340 p., a été repris dans la collection de poche Pluriel en 2002.
  • «A travers le viseur, Algérie 1955-1962», éd. Aedelsa, 2003, 120 p., 105 photos d’amateurs.

Vous trouverez ci-dessous sa communication à un colloque franco-allemand qui s’est tenu à Braunschweig, en octobre 2004.

Claire Mauss-Copeaux recherche des personnes qui se trouvaient dans le Nord-Constantinois autour du 20 août 1955. Dans ce cas, contactez LDH-Toulon qui transmettra.

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Modèle républicain de la citoyenneté et exception coloniale, par Laure Blévis

Laure Blévis6 a publié dans le n° 48/2001 de la revue Droit et Société un article intitulé Les avatars de la citoyenneté en Algérie coloniale ou les paradoxes d’une catégorisation.

Résumé de l’article – L’Algérie coloniale a constitué une situation singulière au regard de la tradition juridique française puisque la citoyenneté et la nationalité s’y trouvaient distinguées en droit, aux dépens des Algériens « indigènes » qui, reconnus français, se voyaient refuser le titre de citoyen. Cet article se propose de retracer le processus de production et de catégorisation de la citoyenneté dans le droit colonial algérien, en soulignant la négation continue de l’exception coloniale qui est à l’œuvre dans cette recherche de la cohérence juridique. L’étude conclut à l’incomplétude et à l’inachèvement de cette formalisation juridique, qui, bien loin d’être une donnée, se révèle être une contrainte et parfois une ressource argumentative pour les acteurs de la colonie.

Vous pourrez lire ci-dessous l’introduction de cet article ainsi que sa première partie intitulée Modèle républicain de la citoyenneté et exception coloniale7.

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le Figaro du 24-25 mars 1962
Rue d'Isly, mars 1962

 26 mars 1962, la fusillade de la rue d’Isly à Alger

En Algérie, la proclamation du cessez-le-feu, le 19 mars 1962, marque la fin de la guerre dans les mots, mais c’est le début d’un déchaînement de violence qui va déferler jusqu’en juillet.

Le 22 mars 1962, des activistes partisans de l’Algérie française prennent le contrôle de Bab-el-Oued et transforment ce quartier d’Alger en un énorme fort Chabrol … 8

Vous trouverez par ailleurs sur ce site les passages du tome IV de La Guerre d’Algérie d’Yves Courrière consacrés à ce drame : un premier article évoque la semaine qui a suivi les accords d’Evian, le second décrit le déroulement tragique de la manifestation du 26 mars 1962.

[Le texte de Jean Lacouture a été mis en ligne le 26 mars 2005,

la présentation a été revue en octobre 2006]

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