4 000 articles et documents

Édition du 15 février au 1er mars 2026

1945-1962

1945-1962

Anna Gréki, militante de l’indépendance algérienne et poète

L’Algérienne Colette Grégoire, née à Batna le 14 mars 1931, passa son enfance dans un village des Aurès, obtint le bac à 16 ans, puis suivit des études de lettres à la Sorbonne. Amoureuse du brillant étudiant algérien originaire de Tlemcen, Ahmed Inal, elle rentra avec lui en Algérie pour combattre pour l’indépendance — il mourra à 25 ans, en octobre 1956, officier de l’ALN dans la Wilaya 5. Arrêtée en mars 1957, Colette fut torturée par les militaires français. C’est en détention que cette jeune femme, belle et passionnée, commença à écrire. Ci-dessous l’article d’Hervé Sanson dans Mediapart sur l’anthologie de poèmes et d’articles signés d’Anna Gréki publiée en 2019 par les éditions Terrasses. Ainsi que des extraits du livre d’Abderrahmane Djelfaoui, Anna Gréki. Les mots d’amour, les mots de guerre, paru en 2016 aux éditions Casbah.

Lire la suite »
Les exactions : torture, viols, exécutions extrajudiciaires

Un tortionnaire qui raconte ses crimes
et n’en a pas honte…
Une société qui ne trouve rien à lui dire…

« Comment tant de jeunes ont pu dans la guerre d’Algérie se livrer à des crimes ? » ; « Les amnisties font qu’ils ne relèvent d’aucun tribunal, mais peut-on se satisfaire de ce que certains les assument sans que la société n’exprime aucune condamnation à leur égard ? » Telles sont les questions que pose le livre où l’ancien appelé en Algérie, Claude Juin, docteur en sociologie, commente, avec Muriel Montagut, psychologue, le dialogue qu’il a eu en 2013 avec un ancien camarade de régiment qui a basculé dans la torture et les crimes. Ci-dessous la préface de Michel Wieviorka, un article de Libération, ainsi qu’une réflexion de la juriste Magalie Besse sur la notion de « justice transitionnelle » et une contribution de Gilles Manceron invitant la société française à trouver les moyens, malgré l’amnistie, de « dire la justice », pour en finir avec ses « poches d’impunité » et son « silence complice ».

Lire la suite »
Les mouvements nationalistes

Un article de Benjamin Stora revisite le passé franco-algérien

Le passé de la guerre d’indépendance ne cesse de faire retour en Algérie à l’occasion du hirak, un mouvement populaire inédit qui remet en question les hégémonies et les récits qui ont commencé à se mettre en place dans ce pays durant cette guerre. L’histoire vient percuter l’actualité récente. Alors que le 12 décembre 2019 a eu lieu une élection présidentielle contestée, Benjamin Stora rappelle que la veille, le 11 décembre, est l’anniversaire d’un autre épisode qui a vu, en 1960, l’irruption du peuple algérien sur le devant de l’histoire.

Lire la suite »
Les Européens d'Algérie et leur exode

De l’Opération Maillot à l’assassinat de Maurice Audin

Lundi 9 décembre, à La Colonie, à Paris, une séance est organisée par le « Maghreb des films ». Autour de la décision, en 1955, du Parti communiste algérien (PCA) de participer à la guerre d’indépendance lancée par le FLN. Il a fondé une organisation armée, les Combattants de la Libération (CDL), et organisé un détournement d’armes françaises pour alimenter le FLN et les CDL. Cela a fait de lui la cible d’une répression particulière. Deux films seront projetés : un documentaire où l’un de ses dirigeants de l’époque relate ces faits et des extraits de « Opération Maillot » de Okacha Touita (2015).

Lire la suite »
Les Européens d'Algérie et leur exode

Faire vivre le souvenir de
Raymonde Peschard
par Mohamed Rebah

Mohamed Rebah, ancien élève de Maurice Audin qui lui donnait des leçons particulières de mathématiques, nous a adressé cet article, tout en signalant qu’à Alger, le vendredi 21 novembre 2019, le portrait de Raymonde Peschard a été arboré, place Maurice Audin, par un groupe de femmes. On l’a vu, pour la première fois, en plein centre d’Alger, aux côtés de celui d’autres martyres de la guerre d’indépendance. Raymonde Peschard a été assassinée par les militaires français qui l’avait faite prisonnière, pour dissuader les communistes du PCA à s’engager dans la lutte armée, comme ont été assassinés, « pour l’exemple», dans la même période, Fernand Iveton, Henri Maillot et peut-être pour les mêmes raisons Maurice Audin.

Lire la suite »
Les méthodes de l'armée française

Où sont-ils
général Massu ?
par Jules Roy

Dans ces terribles pages adressées en 1972 au général Massu, l’écrivain Jules Roy a égrené en une saisissante litanie, une liste de noms d’Algériens disparus entre les mains des parachutistes durant la « bataille d’Alger ». Bon nombre d’entre eux ont été identifiés depuis septembre 2018 sur le site 1000autres.org. Quelques décennies plus tard, son apostrophe, « Où sont-ils ? », en espagnol, « ¿ Dónde Están ? », sera tragiquement reprise pour accompagner, d’autre litanies de noms, ceux des disparus victimes des dictatures militaires d’Amérique latine. L’exigence de vérité sur les crimes dont tous ont été victimes est une demande universelle, à Alger comme à Santiago.

Lire la suite »
Les méthodes de l'armée française

Paul Teitgen, Fernand Iveton
et la fable des tortionnaires
par Fabrice Riceputi

La revue « 20 & 21. Revue d’histoire » publie dans son numéro d’avril-juin 2019 un long article intitulé « Paul Teitgen et la torture pendant la guerre d’Algérie, une trahison républicaine ». Son auteur, Fabrice Riceputi, revient ici sur ce témoin capital des crimes de l’armée française durant la guerre d’Algérie, secrétaire général de la Préfecture d’Alger d’août 1956 à septembre 1957, qui fut confronté à la généralisation de la torture et des exécutions sommaires par l’armée française à ce moment. Il commente un extrait du film d’André Gazut, « Hommage au général Bollardière » qui présente, en 1974, le témoignage de Paul Teitgen.

Lire la suite »
Livres et films sur la guerre d'Algérie

« A Mansourah, tu nous as séparés »,
un film de Dorothée Myriam Kellou

Pendant la guerre d’Algérie, 2 350 000 millions de personnes ont été déplacées par l’armée française et regroupées dans des camps. 1 175 000 ont été forcés de quitter leur lieu d’habitation déclaré « zone interdite » pour un espace contraint loin de leurs ressources. La cinéaste Dorothée-Myriam Kellou a recueilli auprès de son père, dans son village natal de Mansourah, ses souvenir de cette transplantation. Nous publions également un article à ce sujet de l’historien Michel Cornaton, auteur de « Les camps de regroupement de la guerre d’Algérie ».

Lire la suite »
1945-1962


Algérie 1954-1962,
Hadjira et Doukha,

par Claire Mauss-Copeaux

Dans un contexte fortement machiste, les maquisardes, les moudjahidate, ont joué un rôle important dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Claire Mauss-Copeaux le rappelle ici et présente deux d’entre elles, Doukha et Hadjira, rencontrées lors de son enquête d’historienne sur le terrain. L’exposé que nous publions ici a été présenté au cours de la journée d’études « Analyse croisée des formes de terrorisme au XXe siècle : structure, pouvoir », au Centre d’Etudes et de Recherches Internationales (IEP, Paris), le 22 novembre 2018.

Lire la suite »
Les massacres du Nord-Constantinois en 1945

Rediffusion par France culture
de l’émission de Tewfik Hakem
sur le 8 mai 1945 en Algérie

Le 27 août 2018, France culture a rediffusé l’émission « Radio libre » de Tewfik Hakem consacrée à la répression à partir du 8 mai 1945 dans l’Est algérien, qui avait été diffusée pour la première fois le 7 mai 2005 pour les soixante ans de cet événement. Elle contient les interviews exceptionnels de témoins qui ont disparu depuis et est suivie d’un débat auquel ont participé Mehdi Lallaoui, Mohammed Harbi, Edwy Plenel et Jean Daniel. Ce débat porte également sur la loi du 23 février 2005 qui incitait à enseigner les « aspects positifs de la colonisation ».

Lire la suite »
1945-1962

Une exposition sur l’histoire des camps de regroupement

Une exposition intitulée « Discreet Violence : l’architecture et la guerre française en Algérie », exposition d’archives autour de l’histoire des camps de regroupement en Algérie de 1954 à 1962, se tient du 19 juin au 14 juillet 2018 à La Colonie, 128 rue La Fayette, 75010 Paris. Présentée à Zurich, Rotterdam, Berlin, et Johannesburg, cette exposition conçue par la chercheuse Samia Henni est montrée pour la première fois en France. Elle est entourée d’un ensemble de rencontres et de conférences autour de la militarisation des espaces et des corps.

Lire la suite »
Les massacres du Nord-Constantinois en 1945

Nouvelles rencontres et publications sur les massacres de mai-juin 1945 dans le Constantinois

En mai 2018, différentes rencontres et publications ont contribué, en France comme en Algérie, à une meilleure connaissance des massacres de mai-juin 1945 dans le Constantinois. Un colloque s’est tenu, les 5 et 6 mai 2018, à l’Université Ferhat Abbas de Sétif. Et l’auteur du livre « La fosse commune » (Alger, El Ibriz, 2016), Kamel Beniaiche, a fait plusieurs interventions en France, notamment lors de l’assemblée générale de l’Association des anciens appelés en Algérie contre la guerre (4ACG) qui s’est tenue le 12 mai à Nant, dans l’Aveyron. Nous publions ici deux articles sur ce sujet parus dans le quotidien algérien « El Watan ».

Lire la suite »