
Eté 1962 : Oran, ville d’apocalypse, par Benjamin Stora
Dans les flammes, les exactions et les sangs mêlés s’achève l’aventure impériale de la France outre-mer.
Par Benjamin Stora [Le Monde, 27 août 1992]

Dans les flammes, les exactions et les sangs mêlés s’achève l’aventure impériale de la France outre-mer.
Par Benjamin Stora [Le Monde, 27 août 1992]
Texte de Henri Irénée Marrou 1, publié comme Libre opinion dans Le Monde du 5 avril 1956.
Dans « Algérie, une guerre sans gloire« 2, où elle nous fait revivre de l’intérieur ses enquêtes pour le Monde, Florence Beaugé publie un nouveau témoignage accablant pour le général Schmitt, ancien chef d’état-major des armées.
Ci-dessous les extraits du livre de Florence Beaugé qui ont été publiés dans le Nouvel Observateur du 8 septembre 2005. Ils éclairent l’audience du 8 septembre 2005 consacrée à l’appel du général Schmitt contre Louisette Ighilahriz.
Un texte de Raoul Girardet3 publié en 1962 dans la revue l’Esprit public, et repris trente ans plus tard dans Valeurs actuelles
4.
Un texte de l’historienne Sylvie Thénault, suivi d’un article de Georges Penchenier paru en août 1955, puis d’extraits du livre « Services spéciaux, Algérie 1955-1957 » écrit en 2001 par le général Aussaresses.
[Première publication le 8 juillet 2005,
mise à jour le 20 août 2005.]
Dans son dernier livre5, Sylvie Thénault montre l’enracinement national du jeune État en gestation et son antagonisme irréductible avec le système colonial.
Présentation par Mohammed Harbi [L’Humanité du 20 juin 2005]
La déposition de René Jannin, ancien préfet de police d’Alger, au procès de Raoul Salan 6.
Audience du 17 mai 1962.

La septième chambre correctionnelle de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé lundi 20 juin 2005 la peine infligée en première instance, le 2 juillet 2004, à un ancien caporal de l’armée française qui avait accusé le général Maurice Schmitt de faire l’apologie de la torture.
Au cours de l’audience du 18 mars 2005, l’ancien chef d’état-major des armées, de 1987 à 1991, avait été mis en cause par des militants FLN arrêtés pendant la bataille d’Alger au cours de l’été 1957. Le général s’est toujours défendu d’avoir participé à des séances de torture.
[Première mise en ligne, le 22 mars 2005,
mise à jour, le 20 juin 2005.]

L’échec du putsch d’avril 1961 entraine l’émergence d’un mouvement clandestin qui tente, par l’action terroriste, de s’opposer à l’indépendance de l’Algérie. Responsable de plusieurs centaines d’attentats et d’exécutions en Algérie et en France, l’OAS aura tué 2 700 personnes, dont 2 400 Algériens, de mai 1961 à septembre 1962.
En 1968, de Gaulle prononcera une amnistie générale, dont bénéficieront les anciens activistes de l’OAS.
Dans la presse française de mai 1945, Albert Camus est l’un des seuls à avoir exposé lucidement le problème politique posé par les événements de Sétif et Guelma.
Après avoir fourni à ses lecteurs le moyen de comprendre le fond du problème, il demande pour l’Algérie «le régime démocratique dont jouissent les Français» – mais sans aborder la question de l’indépendance.
C’est ce qu’expose ci-dessous Yves Benot, dans un large extrait de son ouvrage Massacres coloniaux – éd. La Découverte/Poche, 2001.

En 2004, une femme raconte les quatre jours d’enfer qu’elle a passés en août 1957 dans un centre de torture militaire. Parmi les officiers parachutistes qui l’ont torturée, le lieutenant Schm. tenait le premier rôle.
Ce récit a été authentifié par un document datant de 1957.

Il y a 43 ans, le 15 mars 1962, à quatre jours de la signature des accords d’Evian, Mouloud Feraoun était assassiné par un commando de l’Organisation Armée Secrète (OAS).
[Publié le 15 mars 2005 – Actualisé le 16 mars 2005.]