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Édition du 1er au 15 avril 2026

1945-1962

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Les Européens d'Algérie et leur exode

Les résistances pieds-noires à l’OAS, de Bernard Zimmermann

L’histoire des Européens d’Algérie — les Pieds-Noirs — est encore l’objet de tabous ; la question des résistances pieds-noires à l’OAS en est un. S’appuyant sur des travaux dispersés de diverses disciplines et des témoignages de Pieds-Noirs, Bernard Zimmermann fait le constat des résistances pieds-noires à l’OAS, qui se sont manifestées dans tous les milieux de la société européenne de la colonie. Un constat qui va à l’encontre des idées reçues ayant cours encore dans la société française qui, trop souvent, ne fait pas le partage entre Pieds-Noirs et OAS et abandonne le terrain aux ultras de l’Algérie française. Il donne surtout la parole à ceux qui sont restés des invisibles de l’histoire jusqu’à nos jours.

Bernard Zimmermann est né à Oran dans une famille installée en Algérie depuis quatre générations. Il y a été instituteur dans un village jusqu’en 1966. En France, après des études de géographie, il a enseigné avant d’animer une association interculturelle en banlieue parisienne.

[Première mise en ligne le 18 août 2014]

Mise à jour (le 27 octobre 2014)

Le 12 novembre 2014, à 19 h, rencontre-débat avec Bernard Zimmermann autour de son ouvrage Les résistances pieds-noires à l’OAS :

au 11ème Art, 9 rue Camille Desmoulins, Paris, 75011. Métro Voltaire à 2 minutes. Consommation obligatoire. Possibilité de dîner sur place avec formule spéciale pour les participants.
S’inscrire à cet événement : http://forumfrancealgerie.org/index.php?option=com_content&view=article&id=74&Itemid=232&acm=4266_248.

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Lucette et Bachir Hadj Ali (photo El Watan)
1945-1962

Lucette Hadj Ali est morte

Lucie Safia Hadj Ali, née Larribère, militante de l’indépendance de l’Algérie, engagée contre toutes les injustices et toutes les oppressions, n’est plus. Celle que tout le monde appelait Lucette, est décédée à l’âge de 94 ans, lundi matin 26 mai à La Seyne-sur-Mer, près de Toulon, entourée de ses enfants.
Ses obsèques auront lieu à La Seyne, vendredi 30 mai 2014. Une cérémonie de recueillement avant son incinération se déroulera au crématorium de la Seyne (Camp Laurent) de 15 h 30 à 16 heures.

Ci-dessous, l’hommage d’un ancien élève, suivie d’une biographie de Lucette.

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La torture dans « Muriel » d’Alain Resnais, par Raphaëlle Branche

Deux ans après avoir signé en 1960 le manifeste des 121 qui réclamait le droit à l’insoumission pour la guerre d’Algérie, Alain Resnais réalisait avec Jean Cayrol le film Muriel, ou le temps d’un retour où il dénonçait la torture en Algérie. Nous reproduisons ci-dessous le texte que l’historienne Raphaëlle Branche, maîtresse de conférences à l’université Paris-1, lui a consacré, initialement publié dans la revue L’Autre, 2002, vol.3, n°1, et qu’elle nous a autorisés à reprendre1.

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Source : http://amisdefreinet.org/lechani/
1945-1962

Mohand Said Lechani

Né en Kabylie en mai 1893 et mort à Alger en mai 1985, Mohand Said Lechani est une figure singulière de l’Algérie de la première moitié du XXe siècle. À la fois instituteur, berbérisant (diplômé à Rabat en 1919, puis à Alger en 1948) et militant socialiste de tendance jaurèsienne – il adhère à la LDH et à la SFIO en 1912 à sa sortie de l’École Normale d’instituteurs de Bouzaréah.

En 1922, avec quelques camarades, il fonde la revue La Voix des humbles, périodique des instituteurs d’origine algérienne. Il s’investit dans la pédagogie nouvelle (courants Decroly, Freinet et Piaget) dès les années 1933-19342.

Lechani participe activement au Congrès musulman de juin 1936, ainsi qu’à la naissance du journal de la gauche algéroise Alger républicain en 1938. À partir de 1945, il représente la Kabylie dans différentes assemblées. En septembre 1955, il fait partie des signataires de la “motion des 61” qui rejette la politique d’intégration prônée par Jacques Soustelle. En décembre 1955, il répond à l’appel du FLN en démissionnant de ses mandats politiques, et il rejoint la mission du GPRA de Rabat en 1958, où il s’occupe des questions d’éducation et d’information. À l’indépendance de l’Algérie, il met définitivement fin à sa carrière politique et se consacre à des activités intellectuelles et littéraires ainsi qu’à l’alphabétisation.

Nous reprenons ci-dessous l’article que Rosa Moussaoui a publié à l’occasion du centenaire de l’engagement anticolonialiste de Mohand Said Lechani.

[Mis en ligne le 11 novembre 2013, mis à jour le 3 mars 2014]

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Fernand Iveton (© D.R.)
1945-1962

Camus, Roblès et Fernand Iveton, par Christiane Chaulet Achour

Il y a 57 ans, le 11 février 1957, Fernand Iveton était guillotiné. Un article d’El Watan pour cet anniversaire a donné envie à Christiane Chaulet Achour de rassembler quelques faits concernant Albert Camus et Emmanuel Roblès.

Lectures en ces jours où peu de personnes pensent à Fernand Iveton : les réflexions de Christiane Chaulet Achour, suivies de l’article d’El Watan.

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Livres et films sur la guerre d'Algérie

Prisonniers du FLN, par Raphaëlle Branche

Au cours de sa guerre de libération, le FLN fit des prisonniers, autour de 400 militaires, et plus de 500 civils français. Plus de la moitié ne revinrent pas de leur détention. Historienne, spécialiste de la guerre d’Algérie, Raphaëlle Branche publie le premier ouvrage consacré à ces hommes et ces femmes, dont on connaît mal les conditions de vie au sein du maquis algérien.

Raphaëlle Branche, historienne, spécialiste de la guerre d’Algérie, est maîtresse de conférences à l’université Paris-1. Elle est notamment l’auteure de La Torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie, 1954-1962 (Gallimard), L’Embuscade de Palestro : Algérie, 1956 (Armand Colin), et Viols en temps de guerre (avec Fabrice Virgili, Payot).

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Emmanuel Roblès, Mouloud Feraoun et ses fils en Kabylie, en 1952
Les Européens d'Algérie et leur exode

Emmanuel Roblès : itinéraire d’un engagement, par Jacqueline Roblès Macek

L’association Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons a organisé le 6 décembre 2013 un colloque qui s’est tenu au ministère de l’Éducation nationale, sur le thème Mouloud Feraoun, Emmanuel Roblès : centenaire d’une amitié. Nous reprenons ci-dessous, avec l’autorisation de l’association, l’intervention prononcée à cette occasion par Jacqueline Roblès Macek, fille d’Emmanuel Roblès4.

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Chateau-Royal, mars 1962

L’amitié Roblès-Feraoun, par Christiane Chaulet Achour

L’association Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons a organisé le 6 décembre 2013 un colloque qui s’est tenu au ministère de l’Éducation nationale, sur le thème Mouloud Feraoun, Emmanuel Roblès : centenaire d’une amitié. Nous reprenons ci-dessous l’intervention prononcée à cette occasion par Christiane Chaulet Achour, professeur de Littérature comparée à l’Université de Cergy-Pontoise5.

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Les débuts de la guerre : la responsabilité des politiques

Sans esquiver sa responsabilité personnelle, le général Aussaresses a reconnu les dérives de l’armée française durant la guerre d’Algérie. Mais ce sont les politiques qui en portent la responsabilité fondamentale : par refus des revendications des Algériens, ils ont engagé le pays dans la guerre et autorisé les militaires à utiliser les moyens les plus brutaux pour que l’Algérie reste « française ».

Deux étapes importantes ont marqué cette politique. La première est la loi du 3 avril 1955 créant l’état d’urgence, présentée par le gouvernement Edgar Faure pour, selon l’exposé des motifs, pallier « l’insuffisance des moyens de droit » 6.

La loi du 16 mars 1956 sur les pouvoirs spéciaux, présentée par le gouvernement Guy Mollet, a constitué une autre étape importante : elle donnait carte blanche au pouvoir exécutif pour « rétablir l’ordre » en Algérie. Son application a permis de confier, le 7 janvier 1957, la totalité des pouvoirs de police dans la zone d’Alger au général Massu commandant la 10e division parachutiste.

Le pouvoir politique avait ainsi donné à l’armée toute latitude pour lutter contre les “terroristes” algériens. Le témoignage du général Allard repris ci-dessous est à cet égard dépourvu de toute ambiguïté. Un livre récemment paru, centré sur un massacre dans le Nord-Constantinois en mai 1955, illustre à nouveau les rapports entre politiques et militaires7.

En se déchargeant ainsi sur les militaires, les politiques ont trahi les valeurs fondamentales de la République. Il incombe aujourd’hui à leurs successeurs de reconnaître cette responsabilité, et aux citoyens d’obtenir cette reconnaissance. Pour reprendre l’expression du philosophe d’Étienne Balibar, il s’agit d’une “urgence démocratique”.

[Mis en ligne le 12 décembre 2013, mis à jour le 11 janvier 2014]

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Siné (L'Express, juillet 1960).
Les résistances à la guerre d'Algérie

Les résistances à la guerre d’Algérie, par Nils Andersson

Né en 1933, Nils Andersson a joué un rôle important dans la lutte contre la guerre d’Algérie : la fondation à Lausanne des éditions La Cité a permis de publier des textes qui étaient censurés en France. Aujourd’hui, il participe notamment aux activités d’Attac et de l’Institut de documentation et de recherches pour la paix.

Dans l’article que nous reprenons ci-dessous, paru dans le numéro 21, septembre 2012, de la revue Savoir/agir, cet éditeur-militant dresse un bilan des résistances à la guerre d’Algérie.

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Mort du général Paul Aussaresses

Le nom de Paul Aussaresses, dont la mort, à 95 ans, a été annoncée, mercredi 4 décembre, restera pour toujours lié à la reconnaissance du recours à la torture par l’armée française au cours de la guerre d’Algérie : voir cette page,
ainsi que la vidéo ci-dessous.

[Mis en ligne le 4 décembre 2013, complété le 6]

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