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Édition du 15 mars au 1er avril 2025

Les Européens d’Algérie et leur exode

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Albert Camus et l'Algérie

il y a cinquante ans, le prix Nobel de littérature était attribué à Albert Camus

Conférence donnée par Benjamin Stora1 au Musée de la Méditerranée de Stockholm, le 6 octobre 2007.

Vous pourrez également lire sur ce site un de ses articles datant de 1939 sur la misère de la Kabylie, son point de vue sur les événements de Sétif, et un article consacré à Albert Camus et Joseph Duval publié récemment dans un quotidien algérien.

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Marseille 1962 (Keystone).
Les Européens d'Algérie et leur exode

L’arrivée et l’installation des Pieds-Noirs à La Seyne-et dans le Var en 1962, par G. Crespo

Un exposé de Gérard Crespo, docteur en histoire, au colloque organisé le 16 novembre 2002 par l’association pour l’Histoire et le Patrimoine Seynois.

Nous remercions l’association Histoire et Patrimoine Seynois2 de nous avoir permis de reprendre l’exposé de Gérard Crespo ainsi que le débat qui l’a prolongé publiés sur http://www.histpat-laseyne.net/ dans les actes du colloque3.

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Monseigneur Duval et Albert Camus, deux hommes dans la tourmente

Les événements tragiques qui ont accompagné le déclenchement de la guerre algérienne de Libération ont mis Monseigneur Duval et l’écrivain Albert Camus devant un choix qu’ils ne pouvaient faire.

A l’occasion du dixième anniversaire de la mort du cardinal Léon-Etienne Duval, El Watan publie un dossier de A. Benchabane qui lui est consacré 4.

[Mise en ligne, le 15 mai 2006,

mise à jour, le 14 janvier 2007]
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Les Européens d'Algérie et leur exode

1962 : l’exode des pieds-noirs

Au cours de la seule année 1962, plusieurs centaines de milliers de pieds-noirs ont fui l’Algérie, pour venir se réfugier en France. Désemparés, hébétés, ils ont quitté leur pays.

Au cours des années précédentes, combien d’entre eux avaient imaginé qu’ils seraient un jour amenés à abandonner ainsi une terre qu’ils avaient toujours considérée comme la leur ? L’Algérie était leur pays5. Ils y vivaient – en dehors de l’Histoire.

De ce monde, les Arabes étaient exclus, à moins d’être domestiques, les fatmas, ou, au travail, les dockers, les ouvriers agricoles … – ils s’appelaient tous Mohamed. Ce qui n’empêchait pas les gosses arabes et les petits européens de jouer ensemble, d’aller à la même école. Mais ni les mariages mixtes, ni la promotion politique ne sont, ne sauraient être envisagées. “ Si l’un d’entre eux entre au conseil municipal, je tire mon Mauser de la guerre de 14 ”, disait un garagiste.»

Seule une minorité de pieds-noirs avaient envisagé que le pouvoir puisse un jour passer aux Arabes. Marc Ferro, évoquant la signature des accords d’Évian, écrit : « la foudre s’était abattue, alors que le ciel était tout bleu.» 6

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