intervention armée de la France au Mali : honni soit qui oublie les populations civiles
Répondant à un appel d’autorités maliennes, la France a envoyé des militaires affronter des “terroristes islamistes”.
Afghanistan, Irak, Libye … ces guerres sont-elles venues à bout du terrorisme, ou, au contraire, ne l’ont-elles pas entretenu ?
On peut certes apporter une aide à un État souverain qui la demande. Mais «le Mali est actuellement un État en situation de dissolution» rappelait récemment Rony Brauman. Il poursuivait : «Reprendre Tombouctou, Gao ou Kidal ne devrait pas être compliqué, mais c’est le fameux jour d’après qui pose un problème ; s’il n’y a pas un État, un ensemble intégrateur, ce jour-là sera celui d’une catastrophe.»1
Ci-dessous, deux communiqués – l’un, récent, de MSF qui appelle au respect des populations civiles, l’autre d’Amnesty International, publié en décembre dernier à la suite de l’adoption par le conseil de sécurité d’une résolution autorisant une intervention armée au Nord-Mali – et un article de décembre dernier où Rony Brauman évoquait le risque de déstabilisation de toute la région.