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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

Racisme et islamophobie

La SNCF récuse toute discrimination envers les chibanis

Les chibanis, — « cheveux blancs » en arabe — sont aujourd’hui de vieux travailleurs recrutés au cours des années 60, bien souvent pour les charger des travaux les plus pénibles : métiers du bâtiment, viticulture, horticulture, chantiers amiantés etc …

La SNCF avait embauché environ 2 000 Marocains dans les années 1970 dans le cadre d’une convention signée entre la France et le Maroc devant garantir « l’égalité des droits et de traitement avec les nationaux ». Aujourd’hui, 800 chibanis poursuivent la SNCF pour discrimination durant leur carrière. En première instance, le conseil de prud’hommes de Paris avait condamné la SNCF — voir 800 indigènes du rail — mais celle-ci ayant fait appel, l’affaire a été rejugée les 15 et 16 mai 2017. La cour rendra ses jugements fin janvier 2018.

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« Partez d’ici, sales nègres ! »
Mes fils sont métis, je suis en colère, obstinément

Katell Pouliquen est rédactrice en chef du magazine Elle. Mère de deux fils métis, elle est aussi Bretonne et amoureuse d’une France multiculturelle. Pourtant, le 10 février dernier, elle reçoit cet uppercut : « Partez d’ici, sales nègres », leur lance un inconnu. A 70 jours de l’élection présidentielle, elle a crié sa colère et son incompréhension sur les réseaux sociaux. 1

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Burkinis : le mauvais feuilleton de l’été va-t-il enfin s’arrêter ?

Le tribunal administratif de Toulon a suspendu le 29 août 2016, l’arrêté pris par le maire de la commune de Fréjus interdisant l’accès aux plages publiques et à la baignade à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité.

Ci-dessous, un compte-rendu de cette audience, suivi de déclarations de Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH.

[Mis en ligne le 1er septembre 2016, mis à jour le 4]

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Les races n’existent que dans la tête des racistes

La race n’existe pas en tant que réalité physique, génétique ou anthropologique, mais elle existe comme réalité sociale. Etre raciste, c’est croire qu’il existe différentes races et que certaines sont supérieures aux autres. En fait, les races n’existent que chez les animaux 2. On ne doit pas parler de différentes races humaines mais d’un seul genre humain.

Malgré tout, des personnes affirment le contraire pour justifier une domination ou des persécutions envers certains groupes de personnes, distinguées par leur apparence physique, leurs habitudes, leurs idées, leur religion…

Le racisme est vieux comme le monde et il s’est manifesté sur tous les continents. Ci-dessous un spot publicitaire chinois présente une lessive comme capable de transformer un Noir en Asiatique…

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À quand la fin des contrôles d’identité au faciès ?

Lors de sa campagne présidentielle, François Hollande s’était engagé à lutter « contre le “délit de faciès” lors des contrôles d’identité, avec une nouvelle procédure respectueuse des citoyens » ; c’était une de ses 60 promesses – elle porte le numéro 30.1 . Mais l’expression “délit de faciès” ne figure pas dans le nouveau code de déontologie commun à la police et à la gendarmerie, en vigueur depuis le 1er janvier 2014.

Certes, le début de l’Article R. 434-16 du code de déontologie concernant les contrôles d’identité est une mise en garde :

Lorsque la loi l’autorise à procéder à un contrôle d’identité, le policier ou le gendarme ne se fonde sur aucune caractéristique physique ou aucun signe distinctif pour déterminer les personnes à contrôler, sauf s’il dispose d’un s1ignalement précis motivant le contrôle.

Le contrôle d’identité se déroule sans qu’il soit porté atteinte à la dignité de la personne qui en fait l’objet
. 3

Mais cela ne constitue pas une véritable interdiction du recours aux contrôles d’identité au faciès !

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Tag islamophobe sur la porte de la mosquée des Glonnières au Mans. 31 janvier 2015 (copie d’écran).
Islamophobie

« Islamophobie », un mot, un mal plus que centenaires, par Alain Ruscio

L’hostilité systématique à l’égard de l’islam est très anciennement ancrée dans la pensée occidentale. D’essence chrétienne, elle prend sa source dans l’esprit de croisade, fleurit pendant l’expansion coloniale et, après un temps de latence, reprend vigueur avec la « guerre contre le terrorisme ». Le mot « islamophobie » qui l’illustre a, quant à lui, une centaine d’années. Si désormais, au nom de la défense de la laïcité, certains intellectuels français très médiatiques ne craignent pas d’assumer la bêtise haineuse qu’il recouvre, d’autres, heureusement, s’emploient à la dénoncer.

Dans un article repris de la revue Orient XXI 4, l’historien Alain Ruscio 5 expose l’histoire de ce mot. 6

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Identité nationale

Quand les drapeaux sont déployés …

Par l’intermédiaire de son blog, Bernard Girard exerce une surveillance permanente de l’enseignement et notamment de l’enseignement de l’histoire en primaire et au collège.

Nous reprenons ci-dessous de très larges extraits de deux de ses articles : tout d’abord “Une journée du drapeau”, où il montre l’école prise dans le piège identitaire par le biais du drapeau. Le second article met en scène la récupération par le président de la République d’un autre emblème national : la Marseillaise.

Tous deux illustrent l’aphorisme attribué à Stefan Zweig : “Quand les drapeaux sont déployés, toute l’intelligence est dans la trompette”.

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A la Une de La Marseillaise
Identité nationale

Née en France, de deux parents français, elle s’est vue privée de sa nationalité française

La mésaventure juridico-administrative d’une Française née
à Toulon qui s’est vue notifier l’été dernier une obligation de quitter le
territoire.

Elle dit : «Je n’ai jamais eu affaire à la justice, j’ai 54 ans,
je suis tranquille. Je ne demande qu’à vivre auprès de ma famille dans le pays où je suis née et ai grandi…
»

Son avocat Me Oreggia: «Nous allons faire reconnaître [sa] nationalité
française
[…] devant le Tribunal de grande instance de Marseille.»

Ci-dessous un dossier établi par Thierry Turpin, publié dans La Marseillaise du 4 février 2016.

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Le gouvernement ne veut pas entendre parler de délit de faciès

On s »était réjoui trop vite de la décision de la cour d’appel de Paris qui, le 24 juin 2015, avait condamné l’État dans une affaire de « contrôles au faciès» : on pensait y voir le début de la réalisation
de l’engagement présidentiel N° 30 de François Hollande.

Hélas ! … il faut aujourd’hui déchanter : le gouvernement a décidé de se pourvoir en cassation contre les condamnations alors prononcées contre l’État.

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