L’état d’urgence : les précédents algérien et calédonien
Un article de Libération et un du Monde.
Un article de Libération et un du Monde.
Communiqué La section toulonnaise de la Ligue des Droits de l’Homme déplore la proclamation de l’état d’urgence pour rétablir la paix civile dans les « cités ». Elles n’ont pas
ETAT D’URGENCE : LA SURENCHERE GUERRIERE DU GOUVERNEMENT Communiqué du Syndicat de la Magistrature, le 8 novembre 2005 A une situation d’urgence sociale, il apporte une réponse guerrière.Il privilégie une
COMMUNIQUE COMMUN Paris, le 8 novembre 2005 Confronté à une révolte née de l’accumulation des inégalités et des discriminations dans les banlieues et les quartiers pauvres, le gouvernement vient de
Le Conseil des ministres exceptionnel réuni ce matin a pris un décret pour notifier l’entrée en vigueur de ce texte qui, depuis l’Algérie, n’a été appliqué qu’en Nouvelle-Calédonie en 1984-1985. Une fois «l’état d’urgence déclaré» reviendra aux préfets, dont les pouvoirs seront considérablement accrus, la charge de délimiter précisément les zones de «l’état d’urgence appliqué». Celui-ci, qui pourra entrer en vigueur dès demain, se traduira, de fait, par un couvre-feu 1.
COMMUNIQUE LDH Paris, le 7 novembre 2005 La LDH demande un changement radical de politique gouvernementale Contrairement à ce qu’indiquait samedi 5 novembre un grand journal du soir, la Ligue
Banlieues
«Il faut que Sarkozy s’excuse ou démissionne»
pour les jeunes des cités, le «manque de respect» du ministre est à l’origine des troubles.
Par Ludovic BLECHER et Jacky DURAND et Karl LASKE et Gilles WALLON, Libération,samedi 05 novembre 2005
Pierre-Yves Lambert, l’un des fondateurs du site Minorités.org, nous propose de relire un article d’Ali Ghanem paru dans le Quotidien d’Oran le 28 février 2002. Cette analyse date d’avant les présidentielles de 2002, mais elle garde toute sa pertinence. 2

Quel rapport peut-on voir entre les flambées de violence dans les « banlieues » et la politique africaine de la France ? Celle-ci ne serait-elle pas en partie responsable de la double crise de l’étranger et du citoyen ?
Un article de Achille Mbembe
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publié lundi 7 novembre 2005 sur www.icicemac.com 4.
Une des raisons majeures de la dégradation des relations entre la France et l’Afrique francophone a trait à la question coloniale et son corollaire, l’immigration.
Achille MBEMBE est Professeur de sciences politiques et d’histoire à l’Université de Witvatersrand de Johannesburg. Cet article est paru dans le journal camerounais Le Messager, le 27 septembre 2005.

Héritiers de ce passé traumatique, des Français issus de l’immigration s’en emparent pour dénoncer les injustices qu’ils subissent; les travaux de spécialistes et les projets commémoratifs se multiplient… Longtemps refoulée, l’histoire coloniale de la France refait surface. Dans la confusion.
Par Boris Thiolay [L’Express du 22 septembre 2005]
photos © J.-P. Guilloteau/L’Express
Si on s’en tient à la stricte approche juridique, rien ne
permet de rapprocher le statut d’infériorité des indigènes des colonies avec la situation de leurs descendants aujourd’hui dans la République française, qui, s’ils sont Français, ont les mêmes droits que l’ensemble des citoyens. Mais le rapprochement parle aux personnes originaires de l’immigration d’Algérie ou d’autres colonies, qui le ressentent comme un élément d’explication évident des discriminations qu’elles vivent dans leur quotidienneté.
par Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS (Centre d’Histoire sociale du XXe siècle, université Paris I Panthéon – Sorbonne)
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