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Édition du 1er au 15 février 2026

La société française face à l’héritage de son passé colonial

Montpellier : l’impasse mémorielle

Quelques articles de presse – Les Inrocks, Libération et El Watan – évoquant la décision de Philippe Saurel d’abandonner le Musée de l’histoire de la France et de l’Algérie1.

[Mis en ligne le 23 mai 2014, mis à jour le 24]

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non à l’abandon du musée de l’histoire de la France et de l’Algérie

Le nouveau maire de Montpellier, Philippe Saurel, a annoncé l’abandon du projet de Musée de la France et de l’Algérie – voir cette page.

Le projet en question, qui ne correspondait d’ailleurs pas à l’idée initiale de l’ancien maire, Georges Frêche, d’un Musée de la France en Algérie, devait être animé par des scientifiques des deux pays, et aborder de façon novatrice l’histoire de la France et de l’Algérie afin d’aider les jeunes générations à construire l’avenir.

Une pétition vient d’être lancée qui demande à Philippe Saurel de revenir sur sa décision.

[Mis en ligne le 21 mai 2014, mis à jour le 22]

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Jean-Luc Einaudi
Le rôle de Jean-Luc Einaudi

hommage à Jean-Luc Einaudi

Dimanche 25 mai à 15h, projection-débat en hommage à Jean-Luc Einaudi, organisé par le Maghreb des films et la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI), au Palais de la Porte dorée – 293 Avenue Daumesnil – 75012 Paris – Entrée libre (métro : Porte dorée)

“Jean-Luc Einaudi et le 17 octobre 1961”

Projection du film Une journée portée disparue » de Philip Brooks et Alan Hayling (France – Royaume Uni / 52’ / 1992) – un témoignage sur les événements du 17 octobre 1961, à Paris, construit essentiellement à partir de témoignages … Projection d’extraits de films où il intervient, débat avec Emmanuel Blanchard, Peggy Derder, Daniel Kupfersein, Olivier Le Cour Grandmaison et Gilles Manceron.

Ci-dessous un article de Gilles Manceron en hommage à Jean-Luc Einaudi.

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Franchissant les Pyrénées, les nostalgiques de l’OAS rappellent ses racines franquistes

L’OAS a été créée à Madrid au début de 1961 et ses liens avec le franquisme sont connus. La nouvelle initiative de l’Adimad – Association pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus de l’Algérie française – nous les rappelle en annonçant l’inauguration le 7 juin prochain, dans un cimetière proche d’Alicante, d’une nouvelle stèle en hommage à ceux qui ont pris les armes contre la République.

Ci-desous, l’annonce sur le site du Cercle algérianiste, suivie d’une brève publiée par le quotidien algérien El Watan.

[Ajouté le 31 mai 2014] – Pour en savoir plus, lire l’article d’Anne Guérin-Castell, “cinquante trois ans après, l’OAS à l’honneur en Espagne”.

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Islamophobie

A Cordoue, l’évêché réécrit l’histoire de la Mezquita

En 1984, l’Unesco inscrivait la Mezquita de Cordoue au Patrimoine mondial de l’humanité. Trente ans plus tard, où est-elle passée ? Celle qui dans les guides touristiques apparaît comme l’un des joyaux architecturaux de l’Andalousie, symbole de l’âge d’or de la civilisation omeyyade et de « concorde » entre les religions, a disparu des dépliants. L’exceptionnel monument demeure, mais le diocèse, qui le gère, ne mentionne plus que la cathédrale.

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L'Hôtel Montcalm à Montpellier
Montpellier

pas de musée de la France et de l’Algérie à Montpellier

Changement de cap à Montpellier pour l’hôtel Montcalm. À moins d’un an de son ouverture prévue, Philippe Saurel, « socialiste dissident », nouveau maire de la ville et nouveau président de l’Agglo vient d’annoncer sa décision d’abandonner le projet de musée de la France et de l’Algérie. L’hôtel Montcalm deviendra finalement un lieu dédié à l’art contemporain,
une décision annoncée sans aucune concertation avec le Conseil scientifique qui provoque une vigoureuse protestation de ses membres.

Comme l’écrit sur son compte Facebook l’historien Tramor Quemeneur, membre du Conseil scientifique, «ce retournement est encore, une fois de plus, le symbole que la mémoire de la colonisation française et de la guerre d’Algérie ne passe pas. Est-ce pour satisfaire quelque promesse électorale que le nouveau maire renonce à ce projet ? Est-ce par frilosité, pour ne pas dire crainte voire lâcheté ?

Ce musée aurait pourtant pu être un beau projet, comme le versant méditerranéen du Mémorial de Caen sur la Seconde Guerre mondiale ou de l’Historial de la Grande Guerre à Péronne.
»

Il aurait pu devenir le musée de l’histoire des relations franco-algériennes et plus largement franco-maghrébines…

Il n’en sera rien…

[Mis en ligne le 18 mai 2014, revu et corrigé le 19]

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Villes du Midi et mémoire de l'Algérie française

Le mémorial de Théoule inauguré par Christian Estrosi

Il est légitime que les familles honorent leurs morts, que des lieux soient créés où elles puissent se retrouver pour évoquer le souvenir de celles et ceux qui les ont quittées.

Mais il est inadmissible que ces lieux soient détournés de leur finalité et utilisés pour glorifier l’action de ceux qui dans le passé ont pris des armes contre la République pour tenter de la renverser. C’est un devoir pour tout élu de respecter cette règle, et pour les autorités de la faire respecter.

Il est déplorable que des élus participent à des hommages rendus aux quatre fusillés de l’OAS et que les monuments prévus à cet effet se multiplient à Toulon, Marignane, Perpignan, Béziers, Aix-en- Provence, etc. Une cérémonie qui s’est déroulée récemment à Théoule-sur-Mer (Alpes maritimes) illustre cette dérive : Christian Estrosi, député maire de Nice, a participé à l’inauguration officielle d’un mémorial dédié à Notre-Dame d’Afrique qui glorifie la mémoire des « cent deux combattants de l’OAS morts au combat » – un combat qu’ils menaient contre la France !

[Mis en ligne le 17 mai 2014, mis à jour le 18]

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à Tournan, la guerre d’Algérie n’est pas finie

Un conseiller municipal FN de Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne) a déclaré à un jeune conseiller municipal délégué à la jeunesse qu’il n’était pas digne de porter l’écharpe tricolore. Il a poursuivi, devant témoins : «des cons comme toi, j’en ai tué plein pendant la guerre».

Le jeune conseiller délégué est né à Tournan, mais il est d’“origine algérienne”.

Et derrière son écharpe, c’est la République qui a été bafouée, elle dont le premier article de la Constitution affirme : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion.»

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Béziers

Le parcours tortueux de Robert Ménard

On ne peut oublier les combats de Robert Ménard, fondateur de Reporters sans frontières, pour défendre la liberté de la presse. On ne peut également que déplorer sa défense de l’indéfendable au nom de la liberté d’expression.

Élu maire de Béziers en mars dernier avec le soutien du Front national, Robert Ménard ne fait plus mystère de ses affinités avec l’extrême droite, et les nominations à la tête de son cabinet de deux activistes d’extrême droite l’attestent.

Il faut lire les déclarations de Louis Aliot, vice-président du Front National, s’étonnant que Robert Ménard se démarque du FN tout en engageant à son cabinet des gens «qui sont beaucoup plus, beaucoup plus radicaux que ne le sera jamais le Front National». D’après le Midi Libre, Robert Ménard a recruté comme directeur de cabinet André-Yves Beck, ancien collaborateur de Jacques Bompard à la mairie d’Orange et ancien membre, selon Mediapart, des mouvements d’extrême droite Troisième voie et Nouvelle résistance. Robert Ménard s’est également attaché les services, comme chef de cabinet, de Christophe Pacotte, qui avait intégré en 2012 le bureau directeur du Bloc identitaire. Retour ci-dessous sur un parcours bien tortueux.

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Saint-Raphaël : un projet de stèle porté par des anciens de l’OAS

L’édition du 9 mai dernier du journal algérien Le Temps comporte un article évoquant l’inauguration le 5 juillet prochain à Saint-Raphaël (Var) d’une stèle “en hommage à ceux qui sont tombés pour que vive la France en Algérie”.

Georges Ginesta, député-maire de Saint-Raphaël, aurait, semble-t-il, donné son accord. Le projet, porté par le RNFAA (Rassemblement national des Français d’Algérie et leurs amis), est annoncé sur plusieurs sites nostalgériques – par exemple le CLAN-R – et un appel à donateurs a été lancé.

Sans contester le libellé de l’inscription envisagée sur la stèle, Jean-François Gavoury, président de l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS (Anpromevo), s’adresse à Georges Ginesta pour l’informer des dérives auxquelles l’existence d’un tel monument risque de donner lieu.

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Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

Louis-Georges Tin, « Esclavage et réparations »

La colonisation et l’esclavage ont été des crimes contre l’universalité des droits de l’Homme. Plus personne aujourd’hui ne songe sérieusement à le nier. Il n’est pas question maintenant de se lancer dans de vaines querelles sur les responsabilités passées. Mais il nous reste à affronter les problèmes que ce passé pose aux vivants et à tenter de trouver des réponses aux questions qu’il soulève – et notamment : peut-on envisager des « réparations » ? lesquelles ?… C’est la réflexion qu’entreprend dans ce livre Louis-Georges Tin. Nous publions ci-dessous deux réactions à cet ouvrage et aux questions qu’il soulève.

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La commémoration de l’abolition de l’esclavage maintenue à Villers-Cotterêts

Depuis 2007, le préfet de l’Aisne et la municipalité de Villers-Cotterêts commémoraient, tous les 10 mai, la journée de l’esclavage et de son abolition : le général Dumas, né esclave à Saint-Domingue et père d’Alexandre Dumas, est inhumé dans la ville.

Cette année, la municipalité de Villers-Cotterêts n’organisera pas de commémoration, comme cela se faisait chaque année depuis 2007, a annoncé le nouveau maire Front national, Franck Briffaut. Ce dernier a déclaré percevoir cette commémoration « comme étant un peu à la mode, dans le cadre d’une auto-culpabilisation permanente, d’une culpabilisation systématique ».

C’est pourquoi, la LDH de Picardie, soutenue par plusieurs organisations nationales, appelle à un rassemblement le 10 mai 2014 à 11h à Villers-Cotterêts, devant la plaque en mémoire du général Dumas.

[Mis en ligne le 25 avril 2014, mis à jour le 9 mai]

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