Un collectif d’historiens contre la loi du 23 février
Situation au 11 juillet 2005 du mouvement contre la réhabilitation du colonialisme.
Situation au 11 juillet 2005 du mouvement contre la réhabilitation du colonialisme.

Les violences qui ont secoué la ville de Perpignan à la fin du mois de mai sont le fruit d’une situation d’exacerbation des identités qui s’est accrue sous l’effet de la politique municipale du maire, Jean-Paul Alduy.
Vous trouverez ci-dessous un article de l’Observatoire du communautarisme, suivi de quelques exemples de la gestion de la « communauté pied-noire« .
Visant à abroger l’article 4 de la loi du 23 février 2005, deux propositions de loi ont été déposées au Sénat. L’une, le 27 juin 2005, émane de M. Guy Fischer et de sénateurs communistes et l’autre, le 4 juillet 2005, de M. Jean-Pierre Michel et de sénateurs socialistes. Nous les reproduisons, ainsi qu’un commentaire paru dans la presse algérienne, par Yacine Kenzy, publié dans le quotidien Liberté, le 8 juillet 2005. Après avoir été adoptée dans la discrétion, le silence et les complicités passives, la loi du 23 février 2005 fait l’objet de critiques au parlement qui tiennent compte de celles des historiens, enseignants et citoyens.
« Le vrai drame de la démocratie, c’est que beaucoup d’hommes politiques ne s’intéressent qu’à leur possibilité de réélection. »
La contribution de Jacques Delarue,
à la conférence de presse tenue le 17 juin 2005, au siège de la LDH,
est suivie de ses déclarations à l’Humanité du 6 juillet 2005.
[Première mise en ligne, le 2 juillet 2005,
mise à jour, le 9 juillet.]
Érection de stèles en faveur des anciens de l’OAS, loi du 23 février 2005 dont un article demande d’enseigner « le rôle positif » de la colonisation, une tendance rétrograde se manifeste dans la société française, encouragée par la majorité politique au pouvoir. Benjamin Stora, historien, spécialiste de la guerre d’Algérie, réagit dans un entretien réalisé par Émilie Rive, publié dans l’Humanité, le 6 juillet 2005.
Côté algérien comme côté français, chacun s’acharne à dicter sa vérité aux historiens.
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Lundi 4 juillet 2005, le Comité régional PACA de la LDH appelle à manifester à Marignane mercredi à 18h.
Après avoir appris que la « stèle des fusillés de l’OAS » avait été mise en place au cimetière de Marignane, mardi 5 juillet, en fin de matinée, la LDH appelle les autorités publiques à réagir. A 18h30, le Préfet interdit l’inauguration prévue pour le lendemain.
Ils-Elles demandent l’interdiction de l’inauguration de la stèle de Marignane, ou jugent illégitime cet hommage.
Merci de
nous signaler celles et ceux que nous avons pu oublier,
ainsi que les erreurs que nous avons pu commettre.
[Dernière mise à jour : le 5 juillet 2005]
Alors qu’il y a eu depuis le vote de la loi française du 23 février glorifiant « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord », peu de réactions en Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika s’est exprimé le 2 juillet sur le sujet. Il a déclaré que cette loi est « loin d’être innocente ». Selon un article paru dans « Libération » le 1er juillet, il a même parlé de « cécité mentale », de « révisionnisme » et de « négationnisme ». De leur côté, plusieurs partis politiques algériens, rapporte le site du « Nouvel Observateur », le 2 juillet 2005, ont condamné cette loi, à l’instar du FLN, qui a estimé qu’elle « consacre une vision rétrograde de l’histoire ».
Nous resterons vigilants.
[Première mise en ligne : le 25 juin 2005,
dernière mise à jour : le 2 juillet 2005.]]
Bariza Khiari, sénatrice de Paris, et Jean-Pierre Michel, sénateur de la Haute-Saône, ont publié dans Libération le 27 juin 2005 un article où ils estiment que l’article 4 de la loi du 23 février, qui exalte « le rôle positif » de la France outre-mer, constitue une provocation et doit être abrogé. Pour eux, aucun pouvoir politique n’a le droit d’imposer le sens à donner à des événements historiques ; au contraire, l’Etat a le devoir de permettre à la communauté des historiens d’agir avec l’objectivité qui la caractérise, garante d’une véritable démocratie.

Le maire de Marignane (ex-FN, ex-MNR)) demande, « avec beaucoup de regret« , à l’ADIMAD de renoncer à l’inauguration prévue le 6 juillet de la stèle des “fusillés de l’OAS” – « le temps que les passions s’apaisent« .