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Édition du 1er au 15 février 2026

La société française face à l’héritage de son passé colonial

“Paris/Tokyo : la mémoire coloniale qui bloque”, par Pascal Blanchard

Pascal Blanchard est historien, chercheur associé au CNRS (Marseille) et coauteur de 1. Il a écrit le 1er juin 2005, sur www.africultures.com, que le Japon et la France ont un problème avec la « mémoire coloniale ». Dans les deux pays, cette histoire est un enjeu politique ; il y a un discours officiel très « diplomatique » pour l’étranger qui contraste avec celui destiné aux « nationaux » ; la mémoire est manipulée par l’État sous la pression de groupes d’influence importants ; les hommes politiques 2 restent sourds aux opinions.

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A propos de La fracture coloniale, un entretien avec Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire

Après la parution du livre collectif, La fracture coloniale. La société française au prisme de l’héritage colonial, co-dirigé par Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire et publié, à la suite de nombreux autres ouvrages3, en 2005, aux éditions La Découverte, ces auteurs ont donné un entretien autour de ce livre pour le site oumma.com. Leurs propos ont été recueillis par la rédaction d’oumma.com, et publiés le 29 septembre 2005.

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La loi du 23 février 2005

Alain Finkielkraut : « une loi stupide, mais… »

Tout en déplorant le politiquement correct, Alain Finkielkraut a, à plusieurs occasions, contesté la loi du 23 février 2005 et demandé la suppression de son article 4. Nous reproduisons son échange avec Sandrine Lemaire, professeur d’histoire et co-auteur de « la Fracture coloniale », au cours du « Face à face » du Journal télévisé de 13h sur France 2, le 26 octobre 2005, sur le thème « Colonisation : question tabou ou débat nécessaire ? ». Il élargit le champ de sa réflexion dans une chronique dans le numéro de septembre 2005 de la revue L’Arche qui reprend l’essentiel de son émission « Qui vive » sur RCJ.

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Henri Alleg : “la loi du 23 février est odieuse

Henri Alleg a déclaré en marge d’un colloque sur Albert Camus, ses propos ayant été publiés par « Liberté-Algérie » le 31 octobre 2005, que « la loi du 23 février est odieuse ». Rappelant l’adoption, en février dernier, par l’Assemblée nationale française, de cette loi glorifiant le colonialisme français, il a estimé qu’elle montre que des gens veulent continuer à cultiver ce mythe de l’aspect bénéfique de la colonisation. Selon lui, c’est essayer de cacher les crimes commis et en même temps enterrer toute discussion sur ce qu’a été vraiment le colonialisme.

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Dans « El Watan » du 31 octobre 2005 : « un article de loi décrié et controversé »

Alors que les critiques à la loi du 23 février 2005 ont commencé à être exprimées en France quelques semaines après le vote de cette loi, la presse algérienne a attendu plusieurs mois pour en parler. Nous publions ci-dessous l’article de Nadjia Bouzeghrane paru le 31 octobre 2005 dans le quotidien algérien « El Watan ». Elle signale qu’une pétition intitulée « Colonisation : non à l’enseignement d’une histoire officielle », signée par plusieurs centaines d’historiens et d’enseignants demande à ce que cette loi soit abrogée « parce qu’ elle impose une histoire officielle, contraire à la neutralité scolaire et au respect de la liberté de pensée qui sont au cœur de la laïcité ».

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La loi du 23 février 2005

Un article du « Canard enchaîné » du 26 octobre 2005 étrille les contradictions des ministres sur la « colonisation positive »

La loi du 23 février 2005 sur l’enseignement de l’histoire coloniale n’énerve pas que les profs, les ministres aussi. Le « Canard enchaîné » du 26 octobre 2005 publie un article qui brocarde les dissonances au sein du gouvernement autour de cette loi qui prescrit d’enseigner les « aspects positifs » de la colonisation. Alors que Jacques Chirac a qualifié cette loi de « grosse connerie » devant sa conseillère Blandine Kriegel 6… mais sans demander son abrogation pour autant, les ministres de l’Education nationale, des Anciens combattants et des Affaires étrangères ont chacun leur avis. Faut-il ouvrir entre eux des pourparlers de paix ?

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Un article de « Libération » qualifie la loi du 23 février 2005 de « loi imbécile »

A partir de la rentrée scolaire de septembre 2005, les critiques sont de plus en plus vives contre l’alinéa controversé de la loi du 23 février 2005 qui enjoint les enseignants à enseigner les « aspects positifs de la colonisation ». Le 22 octobre, un article d’Hervé Nathan dans « Libération » s’en prend au vote par la droite d’une loi imbécile sur l’enseignement de l’histoire des colonies. Il affirme que la mémoire coloniale, c’est comme le refoulé ; chassez-le, il revient au galop ; et qu’on assiste avec cette loi au resurgissement des fractures politiques anciennes, à droite comme à gauche.

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