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Édition du 1er au 15 avril 2026

La société française face à l’héritage de son passé colonial

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Musées et créations contemporaines

bientôt un musée de l’immigration à Paris

La Cité nationale de l’histoire de l’immigration ouvrira ses portes en avril 2007, dans l’ancien Musée des colonies, à la porte Dorée. Explications avec Jacques Toubon, responsable du projet.

Le site internet de la Cité : http://www.histoire-immigration.fr/.

« La France a accueilli 30 millions de personnes au XIXe et au XXe siècle. 12 à 15 millions de Français ont aujourd’hui au moins un aïeul étranger à la troisième ou quatrième génération. »

Jacques Toubon

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Paul Thibaud : « Nous sommes inquiets des effets de la concurrence mémorielle »

Lors d’une intervention à la table-ronde du 21 janvier 2006 sur « les lois de mémoire : contestations, justifications. Arguments pour un débat de fond » organisée par l’association Pollens de l’Ecole normale supérieure1 Paul Thibaud, philosophe et ancien directeur de la revue Esprit, a précisé le sens de sa position, différente de celle de l’appel « Liberté pour l’histoire ». Nous publions ci-dessous le texte de son intervention, suivi de celui de la pétition pour la « liberté de débattre » dont il a été l’initiateur en décembre 2005.

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Le Premier ministre était dans l’obligation de procéder à la demande de déclassement

Le 27 janvier 2006, 48 heures après que le Président de la République a annoncé que le Conseil constitutionnel allait être saisi sur la suppression du deuxième alinéa de l’article 4 de la loi du 23 février 2005, le Collectif des 72 enseignants et chercheurs en sciences sociales au sujet de l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 a publié un communiqué. Selon lui, le Premier ministre était dans l’obligation de procéder à la demande de déclassement de l’article en question.

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Colonisation, loi et histoire : un article invalidé cache l’autre, par Claude Liauzu

Au lendemain de l’annonce par le président de la République, Jacques Chirac, le 25 janvier 2006, de la saisine du Conseil constitutionnel pour qu’il retire de la loi du 23 février 2005 les dispositions contestées de l’article 4, ce texte de Claude Liauzu réagit à cette décision. Il se félicite du succès remporté mais met en cause l’article 3 de cette même loi créant une Fondation pour la mémoire et l’histoire de la guerre d’Algérie soumise au ministre des Anciens combattants et composée de nostalgiques de la colonisation. Le combat des historiens continuera tant que leur liberté sera soumise à des pressions politiques.

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pour une relecture de l’histoire coloniale, par Valérie Esclangon-Morin

Ce texte fait le point sur les recherches récentes en matière d’histoire coloniale et les derniers ouvrages liant République française et colonisation. Il convient de réfléchir en quoi l’analyse de cette « République coloniale » peut permettre aux enseignants de répondre aux
situations de crise que connaît l’école aujourd’hui 2.

Valérie Esclangon-Morin est professeur agrégée d’histoire, chercheur associée au groupe des Etudes des sujets controversés de l’histoire européenne (ESCHE) à l’INRP.

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Marcel Dorigny réagit à l’appel des 19 historiens

A la suite de l’appel lancé le 13 décembre 2005 dans Libération par 19 historiens demandant l’abrogation des articles des « lois mémorielles », qui, selon eux, contraindraient la recherche et l’enseignement de l’histoire. Les lois du 13 juillet 1990, dite « loi Gayssot », du 29 janvier 2001 reconnaissant le génocide des Arméniens, du 21 mai 2001 reconnaissant la traite et de l’esclavage comme crime contre l’humanité, dite « loi Taubira », et du 23 février 2005 qui demande que « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ». Dans la lettre adressée à la revue l’Histoire que nous reproduisons ici, Marcel Dorigny réagit à cette pétition des 19 historiens.

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Soixante douze enseignants et chercheurs en histoire et en droit demandent la délégalisation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005

Plus de 70 enseignants du secondaire et du supérieur demandent au Premier ministre de procéder à la « délégalisation » et à l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005. En effet, l’article 37 alinéa 2 de la Constitution permet au Premier ministre de procéder par décret au « déclassement » d’une disposition législative intervenant dans le domaine réglementaire, après avoir saisi le Conseil constitutionnel à cette fin. Or, en vertu de l’article 34 de la Constitution, il n’appartient pas au législateur de définir le contenu des programmes, estiment-ils. Ces universitaires menacent de saisir le Conseil d’Etat si le Premier ministre ne répond pas favorablement à sa requête, afin de lui demander d’annuler ce refus.

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Ces brimades qui empoisonnent l’atmosphère des banlieues

«
Les solutions ne passent certainement pas par une augmentation de la présence policière dans les banlieues, à l’école et, pourquoi pas, demain, derrière chaque parent, au risque d’une escalade dans les affrontements et de la mise en place d’un ordre de fer, qui serait notre plus grand renoncement.»

par Philippe Chaillou, magistrat, président de la chambre des mineurs à la cour d’appel de Paris.

[ Article paru dans Le Monde daté du 17 janvier 2006 ]

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Universalité des victimes, par Claude Lanzmann

Dans son éditorial de la revue les Temps modernes (édition novembre-décembre 2005/janvier 2006), le directeur Claude Lanzmann prend ses distances, dans le passage de ce texte que nous publions, avec la pétition « Liberté pour l’histoire ! », qui, à son sens, fait l’erreur d’amalgamer des événements historiques de nature différente au point de conduire à la remise en cause de la loi Gayssot, qui est pourtant « une garantie et une protection pour toutes les victimes ». Selon lui, « On a du mal à croire que certains des signataires, par ailleurs dignes d’admiration, ne se tiennent pas pour abusés ».

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Georges Frèche :« le bon temps des colonies »
Les nostalgiques de la colonisation

A propos de Georges Frêche : “socialiste ou colonialiste”, il faut choisir

Georges Frêche est, depuis 1994, membre du Bureau national du parti socialiste, après avoir siégé à son comité directeur de 1973 à 1994. Il bénéficie depuis 1973 du soutien du « lobby pied-noir » et a toujours pris des position susceptibles de le satisfaire. Il était favorable à l’amnistie des généraux du putsch d’Alger, et s’est violemment opposé au projet, pourtant soutenu par le PS, visant à faire du 19 mars une journée nationale de commémoration de la guerre d’Algérie. Il a voulu créer un musée rendant hommage « à ce que les Français ont fait là-bas » et dont ne viennent pas se mêler les « imbéciles d’anticolonisateurs » ou les « universitaires trous du cul ». Combien de temps encore le Parti socialiste va-t-il fermer les yeux sur un comportement qui le déshonore ?

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La loi du 23 février 2005

La pétition : “nous n’appliquerons pas l’article 4 de la loi du 23 février” a recueilli plus de mille signatures

La pétition lancée au début de décembre 2005 à l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme et des historiens contre la loi du 23 février 2005 a été close début janvier 2006. Elle a recueilli 1120 signatures dont 572 enseignants et historiens. Elle affirme que cette loi est une loi de régression culturelle en ce début de XXI° siècle où toutes les sociétés doivent relever le défi de leur mondialisation et assumer leur pluralité qui est une richesse. Elle discrédite et ridiculise l’image de la société française à l’étranger. Présente dans le droit français, elle reste une menace pour l’avenir : si le gouvernement actuel promet d’en limiter la portée, qu’en sera-t-il de ses successeurs ?

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