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Édition du 1er au 15 avril 2026

La société française face à l’héritage de son passé colonial

Médaille diffusée par l'ADIMAD.
Jean-François Collin

L’Adimad se bat pour “rétablir la vérité sur le juste combat de l’Algérie française”

Pour l’Association amicale pour la Défense des Intérêts Moraux et matériels des Anciens Détenus politiques et exilés de l’Algérie française (Adimad),

  • les tentatives de réhabilitation de l’OAS ressortissent à la défense des «intérêts moraux»,
  • le vote de l’article 13 de la loi du 23 février 2005 est du domaine de la défense des «intérêts matériels».

Ci-dessous une présentation de cette association [sauf précision contraire, les informations proviennent du site internet de l’Adimad].

[Page mise en ligne le 11 juillet 2005, revue et mise à jour le 5 décembre 2007]
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“l’appel d’historiens et de politiques” par S. Raouf

Ils appellent Sarkozy à reconnaître la responsabilité de la France dans la tragédie coloniale. Rarement un texte dédié à la difficile relation bilatérale n’a fédéré autant de signatures. Pour la première fois depuis les Accords d’Evian, des Français et des Algériens de tous horizons se mettent d’accord sur le meilleur moyen de dépasser le «contentieux» quarantenaire entre Alger et Paris.

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Laurent Mucchielli : “tant que l’on refusera de traiter les questions de fond, on aura des émeutes”

La vague de « violence » des quartiers dits « sensibles » est le produit d’un processus de ghettoïsation que la société française refuse de voir, et d’un sentiment d’impasse et d’humiliation des jeunes.

Un entretien avec Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherches au Cnrs, repris du site de l’Observatoire des inégalités1, suivi d’un article d’Akram Belkaïd qui écrit dans Le Quotidien d’Oran que «cela devrait interpeller Nicolas Sarkozy».

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Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

Histoire de la colonisation : réhabilitations, falsifications et instrumentalisations

Ce livre se veut cri d’alerte. Le cadavre du colonialisme empuantit toujours l’atmosphère, pour paraphraser François Mauriac… Une entreprise de réhabilitation de ce système est à l’œuvre. Réactionnaires, “nostalgériques”, anciens baroudeurs des guerres de décolonisation ont (re)commencé un travail patient et multiforme. Les laudateurs du colonialisme ont réussi le tour de force de faire passer un appareil idéologique des années 30-40-50 du siècle passé comme une nouveauté. La loi du 23 février 2005 n’était pas un épiphénomène, mais un épisode d’un mouvement de fond dans le monde des idées, et des actes. Cette constatation ne vise en aucun cas les historiens, avec lesquels il peut y avoir des débats, des désaccords, parfois des polémiques, mais qui appliquent les règles habituellement reconnues de la recherche historique. Aussi, face à cette offensive, il a paru nécessaire à un collectif d’historiens de rappeler quelques acquis de la recherche historique en matière coloniale.

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le “Mur des disparus” vu d’Algérie

Le lendemain de l’inauguration, Le Quotidien d’Oran relève la déclaration d’Alain Marleix en faveur d’une «politique de mémoire assuméee». Avant l’inauguration, le quotidien algérien La Tribune avait insisté sur l’aspect « attentatoire à la mémoire des victimes algériennes».

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Fatima Besnaci (photo : TC)
Perpignan

le 24 novembre 2007 à Perpignan

Après le rappel des positions défendues par la section de Toulon de la LDH, et avant une brève revue de presse, vous trouverez ci-dessous certaines des interventions prononcées à Perpignan, le 24 novembre 2007, par des opposants au “Mur des disparus”:
– Michel Tubiana pour la LDH,
– Fatima Besnaci-Lancou pour Harkis et droits de l’Homme,
– Jean-François Gavoury pour l’Anpromevo.

[Première mise en ligne le 25 nov. 07, mise à jour le 26 nov. 07]
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Une maquette du “mur”.
Perpignan

le “Mur des disparus” : travail de mémoire ou entreprise de manipulations ?

Le 27 mars dernier, le maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy, afin de justifier l’attribution au Cercle algérianiste de la responsabilité d’édifier un “ Mur des disparus ”, avait déclaré sur FR3 régionale : « seul le Cercle algérianiste depuis 30, 35 ans a fait un vrai travail de mémoire avec des publications.»2

En réalité, ce qui va être inauguré à Perpignan, le 25 novembre prochain, à l’occasion du congrès national du Cercle algérianiste, ne résulte pas d’un «vrai travail de mémoire» : c’est le résultat d’un choix partisan au service d’une mémoire respectable mais particulière. Les nostalgériques, telle Michèle Tabarot, nous ont accoutumés à la réécriture mensongère de la période de l’Algérie française, mais ici la falsification atteint des sommets.

[Première mise en ligne vendredi 23 nov. 07,

mise à jour avec publication de la lettre de Slimane Benaïssa le 24 nov. 07]

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Perpignan

Jean-Paul Alduy et les opposants au “Mur des disparus”

Cette page contient deux éléments qu’il nous semble utile de rendre publics :
– une lettre adressée le 22 octobre dernier par Jean-Paul Alduy aux conseillères municipales communistes,
– le compte-rendu de la rencontre de Jean-Paul Alduy avec le collectif des opposants, le 22 novembre 2007.

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Michèle Tabarot
Les pieds-noirs « nostalgériques »

Michèle Tabarot, chantre du “passé glorieux de la France en Algérie”

Le député Jean Leonetti raconte que, à l’occasion d’une réunion de rapatriés, une femme âgée lui a déclaré : « Nous voudrions que vous arriviez, un jour, à dire à l’Assemblée nationale que ce que nous avons fait collectivement, en Algérie, c’était bien3. »

On comprend cette personne qui, comme beaucoup d’autres ayant vécu ce drame, n’a pas de responsabilité individuelle dans les inégalités du système colonial ni dans les atrocités commises à l’occasion de cette guerre. Mais ceux qui aujourd’hui détiennent un mandat politique ont le devoir, sinon de dire la vérité, du moins de ne pas énoncer des contre-vérités.

En raison du rôle qu’elle a joué dans l’adoption de la loi du 23 février 2005, Michèle Tabarot porte une lourde responsabilité dans la réécriture mensongère de la période coloniale en Algérie.

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l’appel de Perpignan

Deux communiqués pour dire l’inquiétude suscitée par la prochaine inauguration d’un “Mur des disparus” à Perpignan, l’un à l’initiative de la LDH et l’autre émanant de deux associations de descendants de victimes de l’OAS. Tous deux déplorent une manifestation qui risque de relancer une nouvelle guerre des mémoires.

[Première mise en ligne le 7 nov. 07, mise à jour le 21 nov. 07]
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