A Perpignan, le président d’un bureau de vote a été surpris, dimanche 16 mars, en train de dissimuler des bulletins dans ses chaussettes lors du deuxième tour des élections municipales. Dans une interview donnée à L’Indépendant, il reconnaît avoir commis « une connerie énorme », et, quand on lui demande s’il l’a fait pour le compte du maire de Perpignan, il répond gentiment : « Je pense qu’Alduy est assez intelligent pour choisir d’autres personnes que moi pour faire des choses comme ça ».
Il est trop tôt pour y voir la fin d’un demi-siècle alduyste de gestion “communautariste” et de ses complaisances envers la cause algérianiste. Mais il est intéressant de se pencher sur la perpétuation d’un savoir-faire artisanal dans le domaine de la fraude électorale.
[Mise en ligne le 29 mars 2008, complétée le 7 avril]