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Édition du 1er au 15 avril 2026

La société française face à l’héritage de son passé colonial

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Identité nationale

L’éducation civique ne doit pas devenir un apprentissage de la xénophobie

Six organisations (FCPE, FERC-CGT, GISTI, LDH, RESF, SNES-FSU) ont lancé, vendredi 6 juin, un appel à la vigilance après avoir pris connaissance de nouveaux programmes d’éducation civique pour le collège qui leur apparaissent «comme un nouvel usage scolaire de la problématique de l’identité nationale dans ce qu’elle a de plus pernicieux».

Faut-il voir dans ces nouveaux programes une contribution du ministère de l’Education nationale à la célébration du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme ?

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une première victoire des défenseurs de la légalité républicaine

Après l’interdiction de la manifestation d’hommage à l’OAS à Perpignan, et après la publication d’une interview indigne d’une élue de la République, la Ligue des droits de l’Homme et le collectif perpignanais rappellent leurs demandes.

A la suite de leurs communiqués, vous trouverez un texte dans lequel le commissaire Jacques Delarue s’insurge à l’idée que l’on puisse « transformer impunément des assassins en héros».

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Aix-en-Provence

Maryse Joissains-Masini, député-maire d’Aix-en-Provence et apologiste de l’OAS

Mais que cherche la député-maire d’Aix-en-Provence quand elle déclare : « on ne peut pas lui [Bastien-Thiry] reprocher d’avoir accompli de mauvaises actions » ?

Rappelons que la Ligue des droits de l’Homme estime illégitimes les hommages rendus à des hommes, tel Jean-Marie Bastien-Thiry, dont l’objectif était de détruire la République.

Vous trouverez ci-dessous un petit dossier consacré à cette affaire, avec un article paru dans France Soir le 6 juin, l’interview de Mme Joissains-Masini parue dans l’Express du 29 mai 2008, suivie de quelques informations concernant les maires qui se sont succédés depuis une soixantaine d’années à Aix-en-Provence. Nous terminons en évoquant deux traits de la personnalité de Maryse Joissains-Masini : son humanisme et son sens de la famille, renvoyant à un article de Cuverville
ceux qui voudraient en savoir plus.

[Cet article a été mis en ligne le 6 juin avec un titre qualifiant Mme Joissains de “négationniste” ;

le terme – impropre – a été remplacé le lendemain par l’expression “apologiste de l’OAS”]
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Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

Dominique Cabrera : « Il aurait fallu vouloir une Algérie arabe, berbère, juive et pied-noire »

Le 26 mai 2008, la LDH a organisé à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris un débat à partir du film Algérie, Histoires à ne pas dire de Jean-Pierre Lledo, et du reportage « Sans valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie » de Pierre Daum et du dessinateur Aurel dans Le Monde diplomatique de mai 2008. Avec pour titre « De quoi les pieds-noirs ont-ils eu peur ? », il a été animé par Georges Morin, président de l’association Coup de soleil, avec Pierre Daum, Mohammed Harbi, Jean-Pierre Lledo, Gilles Manceron et Benjamin Stora. Nous reproduisons ailleurs l’intervention de Jean-Pierre Gonon sur le rôle extrêmement négatif de l’OAS, et ci-dessous celle de la cinéaste Dominique Cabrera.

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La famille Donnat à Perpignan le 29 février 2008 (L'Indépendant, le 1er mars 2008).
Perpignan

la famille Donnat à Perpignan

La famille de Gaston Donnat est venue, à Perpignan le 29 février 2008, témoigner que tous les pieds-noirs n’avaient pas été de l’OAS. Le lendemain, près de deux cents personnes ont manifesté à l’appel du Cercle algérianiste leur attachement au “Mur des disparus”, seul lieu consacré à «la mémoire de leurs familles».

L’affaire de la famille Donnat repose la question du nombre et de l’exactitude des dossiers de disparus : il faut établir une liste qui ne puisse être contestée. Ce travail devrait être confié à des historiens, sous la responsabilité d’un comité scientifique indépendant de la mairie et de toute association mémorielle, comité dont le collectif départemental réclame la constitution pour piloter un véritable « centre de documentation sur l’histoire franco-algérienne ». Sans attendre, il faudrait qu’une plaque rende hommage à toutes les victimes de la guerre Algérie.

[Publié le 4 mars 2008, mis à jour le 24 mai]
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A Guelma, le 27 avril 2008, l'ambassadeur de France à Alger, Bernard Bajolet, salue Saci Benhamla, ancien militant du PPA. (Ph. ambassade de France)
Les massacres de mai-juin 1945 en Algérie (Constantinois)

colloque à l’université de Guelma sur le 8 mai 1945 : intervention de Gilles Manceron

Le sixième colloque international sur les massacres du 8 mai 1945 à Guelma s’est tenu les 6 et 7 mai 2008 dans la salle de conférences de la bibliothèque centrale de l’université 8 mai 45 de Guelma.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de quelques articles de la presse algérienne qui en rendent compte, suivie de l’intervention consacrée à la société française devant les massacres de mai-juin 1945 en Algérie, prononcée à l’ouverture du colloque par Gilles Manceron.

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Mohammed Harbi
Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

Mohammed Harbi à propos du film « Algérie, histoires à ne pas dire »

La projection du film de Jean-Pierre Lledo, “Algérie, histoires à ne pas dire”, vendredi 14 mars 2008, au Studio Reflet Médicis à Paris, a été suivie d’un débat avec Mohammed Harbi, dont l’enregistrement vidéo est accessible sur le site du film (la 8ème vidéo de cette page). Voici la partie liminaire de l’intervention de Mohammed Harbi, suivie de sa réponse à une question posée par un spectateur 1. Ce point de vue vient compléter les avis que nous avons publiés sur ce film provenant de (cliquez sur le nom pour accéder au texte) : Gilles Manceron, Benjamin Stora, Olivier Barlet. Nous avons également repris une lettre ouverte de Brahim Senouci à laquelle Jean-Pierre Lledo a répondu par un texte accessible notamment sur le site suivant.

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D'après Sergueï (Le Monde du 27 avril 2004)
L'accès aux archives coloniales

“secret d’État” pas mort

L’Assemblée nationale a adopté, en première lecture, mardi 29 avril 2008, par 30 voix (UMP et Nouveau Centre) contre 15 (PS, PC et Verts), le projet de loi sur les archives. Les députés sont revenus sur l’allongement du délai de consultation de certaines archives voté par les sénateurs afin d’en retarder l’accès. Mais l’Assemblée n’a pas remis en cause la création proposée par le gouvernement d’une nouvelle catégorie d’archives “incommunicables”.

Le projet reviendra en seconde lecture devant le Sénat le 14 mai.

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