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Édition du 1er au 15 février 2026

La société française face à l’héritage de son passé colonial

Indochinois

rapatriés d’Indochine : plus de cinquante ans d’oubli

La première arrivée massive de rapatriés des colonies de l’histoire de la France s’est déroulée en 1956. Venant du Vietnam, ils ont été parqués, à Noyant, dans l’Allier, et à Sainte-Livrade, dans le Lot-et-Garonne, puis oubliés, au point que certains d’entre eux y vivent toujours.

Un article récent rappelle l’existence de ces victimes oubliées de l’Empire français. Dans un texte de juin 2006 que nous reprenons à la suite, l’historien Gilles Manceron rappelle que leur sort est révélateur de la manière dont le drame colonial s’est prolongé pendant un demi-siècle en plein cœur de la France1.

[Cette page, dont la première mise en ligne date d’août 2006,

a été complétée le 26 juin 2008]
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Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

Suzanne Citron : “Nos ancêtres les Gaulois…” ? Ils sont fous ces historiens!

Pour l’historienne Suzanne Citron, qui s’intéresse notamment à l’historiographie scolaire et a publié Le Mythe national, l’histoire de la France revisitée, (éd. de l’Atelier, 2008), les ancêtres gaulois sont une fiction récente et la question des origines et de l’histoire doit être posée autrement. Nous reprenons un article d’elle initialement publié le 23 juin 2008 sur le site Rue89.

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Fillon à Alger alors qu’une “pesante mémoire commune” continue d’affleurer

François Fillon est à Alger les 21 et 22 juin 2008 afin de poursuivre le développement d’une relation franco-algérienne pragmatique et dépassionnée.

Certes, les antagonismes liés au passé colonial continuent à peser sur les relations entre les deux pays, mais l’historien Benjamin Stora, dont nous reprenons deux interviews, voit les signes d’une détente sur le front mémoriel franco-algérien et n’exclut pas une avancée vers des mémoires apaisées à défaut d’être réconciliées.

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Sophie Joissains embrasse sa mère après sa réélection (Ph. Karine Villalonga).
Aix-en-Provence

Comment Maryse a imposé sa fille à Jean-Claude Gaudin : merci Maman !

Sophie Joissains embrasse sa mère après sa réélection (Ph. Karine Villalonga).
Sophie Joissains embrasse sa mère après sa réélection (Ph. Karine Villalonga).

Sophie Joissains, fille de Maryse Joissains-Masini, députée-maire (UMP) d’Aix-en-Provence, pourrait devenir sénatrice en septembre prochain, six mois après avoir été élue au conseil municipal sur la liste de sa maman.

Son expérience politique? De 2002 à 2008, elle a été chef de cabinet de la présidente de la communauté d’agglomération du pays d’Aix (CPA), c’est-à-dire de sa maman, avant d’être élue vice-présidente de la communauté il y a peu.

Sa mère assure que « Sophie a les diplômes pour…, une grande expérience professionnelle et l’envie de servir ses concitoyens»2.

Nul ne doute des compétences de Sophie Joissains, mais son élection comme sénatrice, si elle se réalisait, tiendrait plus du népotisme bling bling que d’un fonctionnement démocratique des institutions.

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Immigration algérienne en France

L’immigration algérienne en France, par Gérard Noiriel

Texte extrait des actes des journées de Larrazet (Tarn et Garonne) des 10 et 11 novembre 2006, consacrées à “La France et l’Algérie, l’histoire et l’avenir en partage”.

«À l’interface de la mémoire et de l’histoire, les journées de Larrazet ont démontré avec éclat qu’il était aujourd’hui possible de regarder le passé en face et de le faire respirer avec bonheur.

«La publication des actes, qui est le prolongement naturel des journées, a pour vocation de présenter le savoir historique actualisé de deux siècles d’une relation profonde. […]

«Qu’un village de 600 habitants s’y emploie pleinement contient toute la symbolique d’un nouvel âge du lien qui se tisse sous nos yeux.»

(Extrait de la présentation des actes – voir également ci-dessous )

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Identité nationale

L’éducation civique ne doit pas devenir un apprentissage de la xénophobie

Six organisations (FCPE, FERC-CGT, GISTI, LDH, RESF, SNES-FSU) ont lancé, vendredi 6 juin, un appel à la vigilance après avoir pris connaissance de nouveaux programmes d’éducation civique pour le collège qui leur apparaissent «comme un nouvel usage scolaire de la problématique de l’identité nationale dans ce qu’elle a de plus pernicieux».

Faut-il voir dans ces nouveaux programes une contribution du ministère de l’Education nationale à la célébration du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme ?

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une première victoire des défenseurs de la légalité républicaine

Après l’interdiction de la manifestation d’hommage à l’OAS à Perpignan, et après la publication d’une interview indigne d’une élue de la République, la Ligue des droits de l’Homme et le collectif perpignanais rappellent leurs demandes.

A la suite de leurs communiqués, vous trouverez un texte dans lequel le commissaire Jacques Delarue s’insurge à l’idée que l’on puisse « transformer impunément des assassins en héros».

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Aix-en-Provence

Maryse Joissains-Masini, député-maire d’Aix-en-Provence et apologiste de l’OAS

Mais que cherche la député-maire d’Aix-en-Provence quand elle déclare : « on ne peut pas lui [Bastien-Thiry] reprocher d’avoir accompli de mauvaises actions » ?

Rappelons que la Ligue des droits de l’Homme estime illégitimes les hommages rendus à des hommes, tel Jean-Marie Bastien-Thiry, dont l’objectif était de détruire la République.

Vous trouverez ci-dessous un petit dossier consacré à cette affaire, avec un article paru dans France Soir le 6 juin, l’interview de Mme Joissains-Masini parue dans l’Express du 29 mai 2008, suivie de quelques informations concernant les maires qui se sont succédés depuis une soixantaine d’années à Aix-en-Provence. Nous terminons en évoquant deux traits de la personnalité de Maryse Joissains-Masini : son humanisme et son sens de la famille, renvoyant à un article de Cuverville
ceux qui voudraient en savoir plus.

[Cet article a été mis en ligne le 6 juin avec un titre qualifiant Mme Joissains de “négationniste” ;

le terme – impropre – a été remplacé le lendemain par l’expression “apologiste de l’OAS”]
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Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

Dominique Cabrera : « Il aurait fallu vouloir une Algérie arabe, berbère, juive et pied-noire »

Le 26 mai 2008, la LDH a organisé à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris un débat à partir du film Algérie, Histoires à ne pas dire de Jean-Pierre Lledo, et du reportage « Sans valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie » de Pierre Daum et du dessinateur Aurel dans Le Monde diplomatique de mai 2008. Avec pour titre « De quoi les pieds-noirs ont-ils eu peur ? », il a été animé par Georges Morin, président de l’association Coup de soleil, avec Pierre Daum, Mohammed Harbi, Jean-Pierre Lledo, Gilles Manceron et Benjamin Stora. Nous reproduisons ailleurs l’intervention de Jean-Pierre Gonon sur le rôle extrêmement négatif de l’OAS, et ci-dessous celle de la cinéaste Dominique Cabrera.

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La famille Donnat à Perpignan le 29 février 2008 (L'Indépendant, le 1er mars 2008).
Perpignan

la famille Donnat à Perpignan

La famille de Gaston Donnat est venue, à Perpignan le 29 février 2008, témoigner que tous les pieds-noirs n’avaient pas été de l’OAS. Le lendemain, près de deux cents personnes ont manifesté à l’appel du Cercle algérianiste leur attachement au “Mur des disparus”, seul lieu consacré à «la mémoire de leurs familles».

L’affaire de la famille Donnat repose la question du nombre et de l’exactitude des dossiers de disparus : il faut établir une liste qui ne puisse être contestée. Ce travail devrait être confié à des historiens, sous la responsabilité d’un comité scientifique indépendant de la mairie et de toute association mémorielle, comité dont le collectif départemental réclame la constitution pour piloter un véritable « centre de documentation sur l’histoire franco-algérienne ». Sans attendre, il faudrait qu’une plaque rende hommage à toutes les victimes de la guerre Algérie.

[Publié le 4 mars 2008, mis à jour le 24 mai]
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