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Édition du 1er au 15 février 2026

La société française face à l’héritage de son passé colonial

La France envisage d’indemniser les victimes de ses essais nucléaires

Il aura fallu attendre 2008 pour que la France commence à envisager de reconnaître sa responsabilité dans l’incidence des essais nucléaires sur la santé des personnes qui y ont participé dans le Sahara algérien ou en Polynésie entre 1960 et 1996, ainsi que sur celle des populations algériennes ou polynésiennes.

On notera que ce début de reconnaissance intervient quelques mois après le vote par le Parlement d’une loi sur les archives selon laquelle « les archives publiques dont la communication est susceptible d’entraîner la diffusion d’informations permettant de concevoir, fabriquer, utiliser ou localiser des armes nucléaires… » sont désormais «incommunicables». Sur ce sujet, on pourra lire cette page.

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Les races humaines. Panneau utilisé dans les écoles, vers 1920 (?). Dortmund, Westfälisches Schulmuseum.
Racisme de couleur et islamophobie

Didier Fassin à Eric Zemmour : « Oui, la race existe… dans la tête de gens comme vous»

Les propos tenus par Eric Zemmour, sur Arte le 13 novembre 2008, au cours de l’émission « Demain, tous métis ? », continuent de déchaîner la Toile. Comment donner les clés de ce débat sans se satisfaire de la posture de la dénonciation morale ? Telerama.fr a choisi d’interroger l’anthropologue et médecin Didier Fassin1.

On lira également sur ce site la page : 1943

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Vue d’Alger, la France n’est pas guérie de ses plaies

Après la page du Quotidien d’Oran qui évoquait le retour à El Bayadh d’un ancien appelé de la guerre d’Algérie, nous reprenons ci-dessous dans son intégralité la page “ France-Actualités ” de l’édition du 24 novembre 2008 du quotidien algérien El Watan2.

En juin 2002, Benjamin Stora déclarait que « les mouvements souhaitables dans les deux pays sont inverses : en France, les politiques et l’État doivent prendre leurs responsabilités sur la guerre d’Algérie. Côté algérien, l’État doit perdre le monopole de la mémoire, [qui doit] revenir à la société.»3

Six ans plus tard, il faut malheureusement constater que les politiques français, étonnamment silencieux devant les tentatives de réhabilitation de l’OAS, n’ont toujours pas pris leurs responsabilités sur ce passé colonial, alors que le système algérien persiste à considérer que l’écriture de l’histoire des Algériens relève de sa compétence.

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Après le démantèlement de la stèle OAS de Marignane

En application d’une décision rendue par le Tribunal administratif de Marseille le 7 juillet 2008, les services de la Mairie de Marignane ont fait procéder le 18 novembre 2008 à l’enlèvement de la stèle OAS présente depuis le 5 juillet 2005 au cimetière Saint-Laurent de Marignane4.

Nous reprenons ci-dessous les réactions d’associations qui se félicitent de l’enlèvement d’une stèle qui n’a pas sa place sur le domaine public, et un article représentatif de la presse algérienne.

[Page mise en ligne le 20 novembre 2008, complétée le 23 novembre]

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Ecrire et enseigner l'histoire coloniale

histoire et mémoires des immigrations

A une époque où la place et le rôle de l’immigration dans la société française, la laïcité et la lutte contre les discriminations sont au cœur de l’actualité, un coffret de deux DVD propose des pistes de réflexion utiles à tous ceux qui sont amenés à aborder ces questions avec des jeunes. Il constitue un élément de réponse à la crise d’identité que traverse une génération de jeunes dont la plupart sont nés ici, mais dont les parents viennent d’ailleurs.

Réalisé par le CRDP de Créteil, en partenariat avec la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, ce coffret comporte quinze films documentaires, totalisant plus de 5 heures. A l’aide d’archives d’époque et d’interviews d’historiens, il rappelle les grands événements qui ont marqué deux siècles d’immigration en France. Il s’attarde notamment sur le lien particulier tissé entre la France et l’Algérie et sur l’intégration progressive de la communauté portugaise. Enfin, il s’intéresse aux combats à mener contre les discriminations et pour les droits de l’Homme.

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Photo Olivier Got
Béziers

Hommage à l’OAS au cimetière de Béziers

Le 2 novembre 2008, un ancien de l’OAS a pu célébrer le souvenir des «partisans patriotes de l’Algérie française » devant la stèle à la gloire de l’OAS.

La veille, on avait pu entendre le 1er adjoint au maire de Béziers, Elie Aboud, déclarer au 19/20 de France 3 Languedoc-Roussillon : «L’arrêté ne dit pas interdiction du rassemblement : l’arrêté dit interdiction de prise de parole et de débordement. S’il y a un rassemblement dans le calme et le respect, donc, il n’y a pas d’interdiction.»

Par la suite, un certain nombre d’associations, dont la LDH, se sont adressées au Sénateur-Maire de Béziers pour lui demander
de faire retirer du cimetière neuf de Béziers la plaque reproduisant les noms et photos de quatre membres de l’OAS avec l’intitulé « fusillés pour avoir défendu l’Algérie française ». Dans son édition du 17 novembre 2008, le quotidien algérien El Watan cite longuement cet «appel au retrait de la stèle commémorative de l’OAS».

[Première mise en ligne le 3 nov 2008, dernière mise à jour le 17 nov 2008]
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Création officielle de l’Association des pieds-noirs progressistes et leurs amis

Annoncée le 26 mai 2008, à l’occasion d’un débat organisé par la Ligue des droits de l’Homme à l’auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris, l’Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis (ANPNPA) a tenu son assemblée générale constitutive le samedi 8 novembre 2008, à Vitrolles (Bouches du Rhône).

L’assemblée a élu son président : Jacques Pradel.

L’une des premières décisions de l’ANPNPA a été de signer, avec d’autres associations, une lettre adressée le 12 novembre 2008 à Raymond Couderc, sénateur-maire de Béziers, lui demandant de faire retirer du cimetière neuf de Béziers la plaque reproduisant les noms et photos de quatre membres de l’OAS avec l’intitulé « fusillés pour avoir défendu l’Algérie française ».

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Débat entre le Comité de vigilance sur les usages publics de l’histoire et Liberté pour l’Histoire

Les historiens Catherine Coquery-Vidrovitch, Gilles Manceron et Gérard Noiriel, membres du Comité de vigilance sur les usages publics de l’histoire (CVUH), ont répondu dans Le Monde du 8 novembre 2008 à une tribune de l’historien Pierre Nora, président de l’association Liberté pour l’Histoire(LPH), parue dans Le Monde du 11 octobre 2008. Nous reproduisons ci-dessous ces deux textes.

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Enrôlement d'un jeune Algérien (DR).
Harkis

nouvelles approches sur l’histoire des harkis dans la colonisation et ses suites

L’association Harkis et droits de l’Homme (AHDH) a organisé à Paris du 10 au 31 octobre un ensemble de rencontres destinées à débattre des idées reçues concernant l’histoire franco-algérienne en général et plus particulièrement celle des anciens harkis et de leurs descendants.

Les objectifs de «Français et Algériens : art, mémoires et histoire» étaient de susciter une réflexion sur les multiples facettes de cette histoire, sur les perceptions de chacun ; porter un regard critique sur l’histoire officielle, de l’Algérie comme de la France ; partager la connaissance transmise par des scientifiques, historiens, sociologues, ethnologues, anthropologues, didacticiens, psychiatres, psychologues ; identifier les enjeux permettant de s’approprier des lectures communes du passé pour mieux construire un avenir commun.

Dans le cadre de cet évènement ont eu lieu à l’Hôtel de Ville de Paris un colloque international et une journée d’étude destinée aux enseignants.
A la suite de leurs programmes, nous reprenons l’article d’El Watan qui rend compte de ces rencontres.

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Discours de Dakar 2007

l’Afrique de Sarkozy, un déni d’histoire

Un an après le discours controversé de Nicolas Sarkozy à Dakar, cinq universitaires français et africains reviennent sur les déclarations du président français et fustigent «un déni d’histoire» basé sur «une vision manichéenne, raciale et paternaliste» de l’Afrique.

Dans un livre dirigé par Jean-Pierre Chrétien, intitulé L’Afrique de Sarkozy – un déni d’histoire5, ces historiens se penchent sur les «propos littéralement stupéfiants» qu’avait tenus le chef de l’Etat, et notamment sur sa thèse selon laquelle «l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire».

Nous reprenons ci-dessous un extrait de la contribution du professeur Ibrahima Thioub de l’Université de Dakar.

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