fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie : militaires et nostalgiques de l’Algérie française aux commandes ?
La Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc devrait voir le jour le 19 octobre. Cette institution est prévue par l’article 3 de la loi controversée du 23 février 2005 évoquant « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ».
Recevant une centaine de représentants de harkis à son QG de campagne, le samedi 31 mars 2007, Nicolas Sarkozy avait déclaré que s’il était élu il souhaitait « la création rapide» de cette fondation en précisant qu’elle serait «dirigée par les rapatriés pour les rapatriés1».
Une fois élu, Nicolas Sarkozy a relancé le projet le 5 décembre 2007, devant les associations d’anciens combattants d’Afrique du Nord et de rapatriés harkis, qu’il a reçus au Palais de l’Élysée, au retour de son voyage en Algérie2. Il avait alors assigné « la réconciliation des mémoires » comme objectif à la fondation. Mais les informations la concernant jettent un doute sur cet objectif, tant elles confirment le rôle primordial réservé aux « nostalgiques de l’Algérie française », militaires ou pieds-noirs.





