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Édition du 3 janvier au 15 janvier 2026

Villes du Midi et mémoire de l’Algérie française

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Béziers

Une plaque en hommage aux fusillés de l’OAS fait scandale à Béziers

Un conseiller régional s’insurge contre la présence dans le cimetière municipal d’un monument rendant hommage à des criminels qui ont voulu renverser la République1.

Cette stèle présente, comme celles de Marignane et de Perpignan, «une dimension polémique susceptible de heurter les usagers» du cimetière de Béziers.
Faudra-t-il comme à Marignane qu’une décision de justice ordonne à la commune de la démonter pour qu’elle disparaisse de l’espace public ? 2

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Pour la justice,
Marignane

le Tribunal administratif condamne la ville de Marignane

Le Tribunal administratif de Marseille a rendu son jugement lundi 7 juillet 2008 suite aux requêtes formées il y a trois ans contre l’arrêté du précédent maire de Marignane, Daniel Simonpiéri, qui avait permis l’édification sur le domaine communal d’une stèle à la gloire de l’OAS.

Le TA annule cet arrêté et il enjoint d’enlever la stèle dans un délai de quatre mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Voici les considérants les plus intéressants et la décision proprement
dite du TA, suivis de quelques articles de presse — dont celui d’Alexandre Nasri qui fut le premier, en novembre 2004, à nous alerter sur ces 454.

[Mise en ligne de la décision de justice le 9 juillet 2008, mise à jour le 11 juillet]
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La stèle de Marignane (cliché du 7 juillet 2005)
Marignane

Marignane: le commissaire du gouvernement remet en cause la stèle aux “combattants de l’Algérie française”

Le commissaire du gouvernement du tribunal administratif de Marseille a réclamé lundi l’annulation d’un arrêté municipal du 23 juin 2005 de la ville de Marignane (Bouches-du-Rhône) autorisant l’édification dans un cimetière municipal d’une stèle rendant hommage aux «combattants tombés pour que vive l’Algérie française».

[Première mise en ligne le 30 juin, mise à jour le 3 juillet 2008]
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Sophie Joissains embrasse sa mère après sa réélection (Ph. Karine Villalonga).
Aix-en-Provence

Comment Maryse a imposé sa fille à Jean-Claude Gaudin : merci Maman !

Sophie Joissains embrasse sa mère après sa réélection (Ph. Karine Villalonga).
Sophie Joissains embrasse sa mère après sa réélection (Ph. Karine Villalonga).

Sophie Joissains, fille de Maryse Joissains-Masini, députée-maire (UMP) d’Aix-en-Provence, pourrait devenir sénatrice en septembre prochain, six mois après avoir été élue au conseil municipal sur la liste de sa maman.

Son expérience politique? De 2002 à 2008, elle a été chef de cabinet de la présidente de la communauté d’agglomération du pays d’Aix (CPA), c’est-à-dire de sa maman, avant d’être élue vice-présidente de la communauté il y a peu.

Sa mère assure que « Sophie a les diplômes pour…, une grande expérience professionnelle et l’envie de servir ses concitoyens»3.

Nul ne doute des compétences de Sophie Joissains, mais son élection comme sénatrice, si elle se réalisait, tiendrait plus du népotisme bling bling que d’un fonctionnement démocratique des institutions.

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une première victoire des défenseurs de la légalité républicaine

Après l’interdiction de la manifestation d’hommage à l’OAS à Perpignan, et après la publication d’une interview indigne d’une élue de la République, la Ligue des droits de l’Homme et le collectif perpignanais rappellent leurs demandes.

A la suite de leurs communiqués, vous trouverez un texte dans lequel le commissaire Jacques Delarue s’insurge à l’idée que l’on puisse « transformer impunément des assassins en héros».

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Aix-en-Provence

Maryse Joissains-Masini, député-maire d’Aix-en-Provence et apologiste de l’OAS

Mais que cherche la député-maire d’Aix-en-Provence quand elle déclare : « on ne peut pas lui [Bastien-Thiry] reprocher d’avoir accompli de mauvaises actions » ?

Rappelons que la Ligue des droits de l’Homme estime illégitimes les hommages rendus à des hommes, tel Jean-Marie Bastien-Thiry, dont l’objectif était de détruire la République.

Vous trouverez ci-dessous un petit dossier consacré à cette affaire, avec un article paru dans France Soir le 6 juin, l’interview de Mme Joissains-Masini parue dans l’Express du 29 mai 2008, suivie de quelques informations concernant les maires qui se sont succédés depuis une soixantaine d’années à Aix-en-Provence. Nous terminons en évoquant deux traits de la personnalité de Maryse Joissains-Masini : son humanisme et son sens de la famille, renvoyant à un article de Cuverville
ceux qui voudraient en savoir plus.

[Cet article a été mis en ligne le 6 juin avec un titre qualifiant Mme Joissains de “négationniste” ;

le terme – impropre – a été remplacé le lendemain par l’expression “apologiste de l’OAS”]
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La famille Donnat à Perpignan le 29 février 2008 (L'Indépendant, le 1er mars 2008).
Perpignan

la famille Donnat à Perpignan

La famille de Gaston Donnat est venue, à Perpignan le 29 février 2008, témoigner que tous les pieds-noirs n’avaient pas été de l’OAS. Le lendemain, près de deux cents personnes ont manifesté à l’appel du Cercle algérianiste leur attachement au “Mur des disparus”, seul lieu consacré à «la mémoire de leurs familles».

L’affaire de la famille Donnat repose la question du nombre et de l’exactitude des dossiers de disparus : il faut établir une liste qui ne puisse être contestée. Ce travail devrait être confié à des historiens, sous la responsabilité d’un comité scientifique indépendant de la mairie et de toute association mémorielle, comité dont le collectif départemental réclame la constitution pour piloter un véritable « centre de documentation sur l’histoire franco-algérienne ». Sans attendre, il faudrait qu’une plaque rende hommage à toutes les victimes de la guerre Algérie.

[Publié le 4 mars 2008, mis à jour le 24 mai]
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Jean-Paul Alduy, sénateur-maire UMP de Perpignan.
Perpignan

Perpignan, les dérives d’un système

Jean-Paul Alduy a été élu maire de Perpignan en 1993. Il succèdait alors à son père, Paul Alduy, maire (SFIO passé à l’UDF) de Perpignan depuis 1959. Sa longévité, Paul Alduy la devait notamment au clientélisme municipal qu’il avait instauré en faveur de certaines catégories de la population comme les pieds-noirs, les gitans … 4

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Perpignan

les chaussettes de Perpignan

A Perpignan, le président d’un bureau de vote a été surpris, dimanche 16 mars, en train de dissimuler des bulletins dans ses chaussettes lors du deuxième tour des élections municipales. Dans une interview donnée à L’Indépendant, il reconnaît avoir commis « une connerie énorme », et, quand on lui demande s’il l’a fait pour le compte du maire de Perpignan, il répond gentiment : « Je pense qu’Alduy est assez intelligent pour choisir d’autres personnes que moi pour faire des choses comme ça ».

Il est trop tôt pour y voir la fin d’un demi-siècle alduyste de gestion “communautariste” et de ses complaisances envers la cause algérianiste. Mais il est intéressant de se pencher sur la perpétuation d’un savoir-faire artisanal dans le domaine de la fraude électorale.

[Mise en ligne le 29 mars 2008, complétée le 7 avril]

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Var Matin (Photo M. Sk.)
Toulon

le 26 mars 2008, à Paris et à Toulon

Le 26 mars est l’anniversaire de la fusillade de la rue d’Isly en 1962 à Alger. Une cérémonie s’est déroulée à Paris, où en dépit des protestations d’un certain nombre d’organisations qui en avaient demandé l’interdiction, des nostalgiques de l’Algérie française ont pu participer au ravivage de la Flamme de l’Etoile.

A Toulon, deux cérémonies se sont succédées, devant le monument des Martyrs de l’Algérie française.

Comme nous l’avions écrit en juillet 2006 à la présidente de l’Association des Familles des victimes du 26 Mars 1962, « la volonté de conserver la mémoire de toutes les victimes est parfaitement légitime », mais non son instrumentalisation en vue de la réhabilitation d’une « organisation qui a voulu renverser la République.»

[Mise en ligne le 27 mars 2008, le compte rendu de L’Humanité ayant été ajouté le 28 mars]
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