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Édition du 1er au 15 février 2026

La reconnaissance du passé colonial

pour une relecture de l’histoire coloniale, par Valérie Esclangon-Morin

Ce texte fait le point sur les recherches récentes en matière d’histoire coloniale et les derniers ouvrages liant République française et colonisation. Il convient de réfléchir en quoi l’analyse de cette « République coloniale » peut permettre aux enseignants de répondre aux
situations de crise que connaît l’école aujourd’hui 1.

Valérie Esclangon-Morin est professeur agrégée d’histoire, chercheur associée au groupe des Etudes des sujets controversés de l’histoire européenne (ESCHE) à l’INRP.

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Marcel Dorigny réagit à l’appel des 19 historiens

A la suite de l’appel lancé le 13 décembre 2005 dans Libération par 19 historiens demandant l’abrogation des articles des « lois mémorielles », qui, selon eux, contraindraient la recherche et l’enseignement de l’histoire. Les lois du 13 juillet 1990, dite « loi Gayssot », du 29 janvier 2001 reconnaissant le génocide des Arméniens, du 21 mai 2001 reconnaissant la traite et de l’esclavage comme crime contre l’humanité, dite « loi Taubira », et du 23 février 2005 qui demande que « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ». Dans la lettre adressée à la revue l’Histoire que nous reproduisons ici, Marcel Dorigny réagit à cette pétition des 19 historiens.

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Soixante douze enseignants et chercheurs en histoire et en droit demandent la délégalisation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005

Plus de 70 enseignants du secondaire et du supérieur demandent au Premier ministre de procéder à la « délégalisation » et à l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005. En effet, l’article 37 alinéa 2 de la Constitution permet au Premier ministre de procéder par décret au « déclassement » d’une disposition législative intervenant dans le domaine réglementaire, après avoir saisi le Conseil constitutionnel à cette fin. Or, en vertu de l’article 34 de la Constitution, il n’appartient pas au législateur de définir le contenu des programmes, estiment-ils. Ces universitaires menacent de saisir le Conseil d’Etat si le Premier ministre ne répond pas favorablement à sa requête, afin de lui demander d’annuler ce refus.

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Universalité des victimes, par Claude Lanzmann

Dans son éditorial de la revue les Temps modernes (édition novembre-décembre 2005/janvier 2006), le directeur Claude Lanzmann prend ses distances, dans le passage de ce texte que nous publions, avec la pétition « Liberté pour l’histoire ! », qui, à son sens, fait l’erreur d’amalgamer des événements historiques de nature différente au point de conduire à la remise en cause de la loi Gayssot, qui est pourtant « une garantie et une protection pour toutes les victimes ». Selon lui, « On a du mal à croire que certains des signataires, par ailleurs dignes d’admiration, ne se tiennent pas pour abusés ».

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La loi du 23 février 2005

La pétition : “nous n’appliquerons pas l’article 4 de la loi du 23 février” a recueilli plus de mille signatures

La pétition lancée au début de décembre 2005 à l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme et des historiens contre la loi du 23 février 2005 a été close début janvier 2006. Elle a recueilli 1120 signatures dont 572 enseignants et historiens. Elle affirme que cette loi est une loi de régression culturelle en ce début de XXI° siècle où toutes les sociétés doivent relever le défi de leur mondialisation et assumer leur pluralité qui est une richesse. Elle discrédite et ridiculise l’image de la société française à l’étranger. Présente dans le droit français, elle reste une menace pour l’avenir : si le gouvernement actuel promet d’en limiter la portée, qu’en sera-t-il de ses successeurs ?

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La loi du 23 février 2005

Daho Djerbal : la nostalgie de l’époque coloniale est, malheureusement, réelle en Algérie

Daho Djerbal est historien et directeur de la revue « Naqd » (Critique). Dans un interview réalisé par Yassin Temlali le 3 janvier 2006, pour le site babelMed, reproduite ici avec l’autorisation de babelMed, il a déploré le double langage sur l’Algérie au sein de la classe politique française et au plus haut niveau de l’Etat français. Cette loi semble être le résultat d’une négociation entre la droite française et les organisations des « rapatriés ». Il ne s’explique pas cette « réconciliation » tardive entre les gaullistes et les anciens défenseurs de l’« Algérie française », ennemis jurés du général De Gaulle.

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Bernard Stasi demande le 11 janvier 2006 que l’alinéa controversé soit retiré la loi du 23 février 2005

Dans un article publié dans [Libération le 11 janvier 2006, Bernard Stasi, ancien ministre des Départements et Territoires d’outre-mer, président de l’Association France-Algérie, déclare qu’il ne s’agit pas de « réécrire » le texte mais de supprimer l’amendement qui a déclenché la colère des historiens, des enseignants et des populations d’outre-mer. Il juge « absurde pour ne pas dire plus » et « provocateur et blessant parce qu’il est préjudiciable à l’image et aux intérêts de la France », cet alinéa évoquant le « rôle positif de la présence française outre-mer ».

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Jacques Chirac : Pourquoi j'ai signé ... (© Pétillon - le Canard enchaîné du 11 janvier 2006)
La loi du 23 février 2005

Jacques Chirac demande que l’article 4 de la loi du 23 février 2005 soit réécrit

Mercredi 4 janvier 2006, Jacques Chirac, président de la République, a prononcé au Palais de l’Elysée une allocution à l’occasion de ses vœux à la presse. Nous reproduisons ci-dessous l’extrait du texte officiel de cette allocution qui concerne l’histoire. On pourra lire par ailleurs une réaction à cette déclaration. Pour se sortir du mauvais pas dont sa responsabilité personnelle remonte à sa campagne électorale de 2002, il a trouvé un échappatoire et va feindre d’être étranger à l’amendement d’origine parlementaire qui a conduit à l’article 4 de cette loi.

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Le manifeste du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire

Quarante-deux historiens ont créé un « Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire ». Dans leur manifeste, adopté le 17 juin 2005, ils dénoncent une « instrumentalisation » du passé qui « prend aujourd’hui des formes inquiétantes » et ils énoncent leurs objectifs. Il est présidé par Gérard Noiriel, avec pour vice-présidents Nicolas Offenstadt, maître de conférence à l’université Paris I et Michèle Riot-Sarcey, professeur à l’université Paris 8. Le CVUH dispose d’un site internet.

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L’appel de 19 historiens : “Liberté pour l’histoire !”

Une pétition signée de 19 historiens publiée dans Libération le 13 décembre 2005 a demandé l’abrogation des articles des « lois mémorielles », qui, selon eux, contraindraient la recherche et l’enseignement de l’histoire. Cette pétition qui ne correspond pas aux orientations de notre site est publiée ci-dessous à titre d’information. Les « lois mémorielles » visées sont la loi du 13 juillet 1990 connue sous le nom de « loi Gayssot », la loi du 29 janvier 2001 relative à la reconnaissance du génocide des Arméniens en 1915, la loi du 21 mai 2001 reconnaissant la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, dite « loi Taubira », et la loi du 23 février 2005 dont l’article 4 dispose que « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ».

[Première mise en ligne le 9 janvier 2006, mise à jour le 29 janvier 2006]

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Des enfants de harkis lancent un appel contre les articles 4 et 13 de la loi du 23 février 2005

La question des supplétifs enrôlés dans la guerre d’Algérie a été mêlée dans la loi votée le 23 février 2005 à sa tentative de faire un éloge de la colonisation. Les quelques mesures envers des personnes qui ont été utilisées en Algérie et qui ont constitué dans la société française un groupe social maintenu dans des camps en marge du reste de la société ont été mélangées à cet éloge inadmissible. Des enfants de harkis s’en sont indigné et ont rendu public un appel pour l’abrogation des articles 4 et 13 de la loi du 23 février 2005.

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