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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

La reconnaissance du passé colonial

des harkis demeurés en Algérie réclament leurs droits

Le général Pascal Jardin, ancien directeur général de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC), s’indigne dans une lettre contre le refus de la France de reconnaître aux anciens supplétifs de l’armée française, restés malgré eux en Algérie après 1962, la qualité d’anciens combattants ainsi que les droits qui s’y rattachent4.

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Inauguration du mémorial national du quai Branly, le 5 décembre 2002.
1962, la fin de la guerre d'Algérie

commémoration : les Français récusent la date abracadabrantesque du 5 décembre

En dépit de l’organisation de cérémonies officielles, la Journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Afrique du Nord, mardi 5 décembre 2006, est passée inaperçue dans les médias. Un nouveau sondage montre d’ailleurs que les Français, comme les anciens combattants de la guerre d’Algérie, souhaitent massivement fixer cette journée au 19 mars, anniversaire du cessez-le-feu de 1962.

La Fnaca (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie) a décidé de questionner tous les candidats à la présidence de la République afin qu’ils s’expriment sur la reconnaissance officielle de la date du cessez-le-feu du 19 mars 1962 comme journée nationale du souvenir des victimes de la guerre d’Algérie.

Certes, le conflit a continué à faire de très nombreuses victimes, algériennes et françaises, après le cessez-le-feu, mais la date du 19 mars 1962 est importante car elle marque la volonté des responsables de mettre fin à cette guerre.

[Première publication, le 13 mars 2007,

dernière modification, le 15 mars 2007.]
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La loi du 23 février 2005

Inadvertance ? ou… clientélisme ?

Certes, la loi du 23 février 2005 a bénéficié du concours de très nombreux députés de droite, notamment ceux de la région PACA : est-il besoin de rappeler l’enthousiasme de certains élus des Alpes Maritimes et l’efficace complicité du rapporteur Christian Kert ? Mais elle a également bénéficié du soutien actif d’élus de gauche qui ont voulu l' »améliorer ». On ne sait s’ils avaient trop souvent entendu Georges Frêche répêter que « ici, ce sont les rapatriés qui font les élections »5, mais il faut se rendre à l’évidence : ces députés sont des élus de la région Languedoc-Roussillon. Et leur comportement ne relève pas de « l’inadvertance« .

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Le cimetière où seraient enterrés les mutinsde 1944 (photo Philippe Guionie).
Les « tirailleurs sénégalais »

les Sénégalais retrouvent la mémoire

Un projet d’autoroute menace l’ancien site militaire de Thiaroye, où, en 1944, l’armée française réprima une mutinerie de tirailleurs. A l’approche de la présidentielle, la politique s’en mêle.

Un dossier de Philippe Bernard,

publié dans Le Monde du 23 février 2007.
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Le 17 octobre 1961

le premier qui a dit la vérité sur le massacre d’Algériens à Paris le 17 octobre 1961

Le 12 février 1999, pour la première fois, un représentant de l’Etat, le substitut Vincent Lesclous, a reconnu la réalité du massacre d’Algériens commis le 17 octobre 1961 à Paris par des membres des forces de l’ordre. C’est le procès en diffamation de Maurice Papon contre l’historien Jean-Luc Einaudi7, à l’issue duquel Maurice Papon a été débouté de toutes ses demandes, qui a conduit la justice à reconnaître que la répression policière pouvait être qualifiée de «massacre».

Il est important de connaître comment la vérité a pu être établie.

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Le 17 octobre 1961

la page algérienne «chargée» de Maurice Papon

Entre Papon et l’Algérie, la relation, marquée du sceau de la force et de la répression, s’étale sur deux décennies. Le fonctionnaire a d’abord été préfet de Constantine (de 1949 à 1951). Il y reviendra de 1956 à 1958, comme préfet IGAME (Inspecteur général de l’administration en mission extraordinaire) pour la région de l’Est algérien. De là, il sera promu préfet de police de Paris, ordonnateur de quelques pages sombres de l’histoire de France : la répression sanglante de la manifestation du 17 octobre 1961 et la tragédie du métro Charonne, le 8 février 1962.

Ci-dessous, un dossier de S. Raouf, publié le 19 février 2007 dans Le Quotidien d’Oran, suivi d’un bref compte-rendu de l’inauguration symbolique d’une station de métro 17 octobre 1961, à Gennevilliers.

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d'après Plantu (décembre 1997)
Papon et les deux archivistes

Maurice Papon est mort

D’après son avocat, «l’ancien ministre n’a jamais accepté sa condamnation du 2 avril 1998 par la Cour d’assises de Bordeaux».

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les usages de l’histoire dans le discours public de Nicolas Sarkozy

Dans le discours qu’il a tenu à Poitiers le 26 janvier dernier (vous en trouverez un large extrait ci-dessous), le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle s’est présenté comme l’héritier de Jean Jaurès et de Léon Blum. Cette « captation d’héritage » est une bonne illustration des formes que prennent les usages publics de l’histoire dans la France d’aujourd’hui.

Un article de Gérard Noiriel (EHESS), initialement publié sur le site du Comité de Vigilance face aux Usages publics de l’Histoire.

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Inauguration, le 8 février 2007.
Charonne 8 février 1962

une place du 8 Février 1962 à Paris

Une place pour les neuf victimes de Charonne a été inaugurée le 8 février 2007 par Bertrand Delanoë, maire de Paris, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, Georges Sarre, maire du 11e arrondissement, Nicole Borvo, sénatrice communiste de Paris, en présence du Comité Charonne pour marquer le 45e anniversaire de la manifestation contre l’OAS et la guerre d’Algérie.

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