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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

La reconnaissance du passé colonial

Eric Savarèse : en finir avec les guerres de mémoires algériennes en France ?

Le 19 avril 2007, Eric Savarèse a organisé, à Narbonne, sous l’égide du
CERTAP, UPVD, une journée d’études sur le thème : Montrer l’Algérie au public. Pour en finir avec les guerres de mémoires algériennes.

Le rapport, rédigé par Eric Savarèse, des travaux présentés et discutés1, est téléchargeable sur le site de l’université de Perpignan (22 pages au format PDF – 1.6 Mo).

Vous en trouverez ci-dessous la huitième et dernière partie.

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Livres, films, spectacles pour la reconnaissance

René Gallissot, à l’occasion de la parution de deux ouvrages : « je suis contre la soumission des historiens aux commandes de l’Etat »

A l’occasion de la parution de deux ouvrages, Algérie. Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et La République française et les indigènes, René Gallissot a accordé deux interviews que nous reprenons ci-dessous. Dans la première, publiée par BabelMed, il revient sur les polémiques auxquelles la loi du 23 février 2005, qui glorifie l’« œuvre coloniale française », a donné lieu aussi bien en France qu’en Algérie. Dans la seconde, publié par El Watan, il s’exprime sur l’évolution prévisible des rapports franco-algériens à la suite du changement de président de la République en France.

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Les fondateurs : Michel Delsaux, Rémi Serres, Armand Vernhettes et Georges Treilhou (de g. à d.).
Réconciliation et réparations

quand on a fait du mal à quelqu’un, on lui demande pardon, c’est normal

«Nous sommes quatre anciens appelés qui avons fait la guerre d’Algérie. A cette époque-là, nous les gars du contingent nous ne disions rien et n’avons pas eu le courage de hurler notre désaccord au monde.

Aujourd’hui, bien que percevant de modestes retraites, nous avons décidé de refuser la retraite du combattant et d’en reverser le montant à des populations souffrant de la guerre ou à des organismes oeuvrant pour la paix.

Ce que nous avons vu et vécu en Algérie, l’inutilité de ce conflit, la conscience de “l’horreur de la guerre”, le désir de transmettre cette mémoire aux jeunes générations,
nous poussent dans cette démarche.

Dans ce but nous venons de créer l’Association des anciens appelés en Algérie contre la guerre.»

[Déclaration des membres fondateurs,

lors de la première conférence de presse, le 3 fév. 2004 à Albi]
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Tropiques amers.
La reconnaissance de l'esclavage

Création le 10 mai 2006 d’une journée des mémoires de la traite négrière,
de l’esclavage
et de leurs abolitions

Le 30 janvier 2006, Jacques Chirac, président de la République, annonçait que le 10 mai serait chaque année « Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions ». Nous vous proposons ci-dessous de larges extraits de son allocution du 10 mai 2006 au jardin du Luxembourg. Une cérémonie officielle s’y déroulera à nouveau en 2007, en présence de Nicolas Sarkozy, nouvellement élu président de la République. Opposé à la « repentance » durant sa campagne, il y participera néanmoins.

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Les guerres des mémoires

Algérie, la guerre des mémoires, par Eric Savarese

Comment les pieds-noirs d’Algérie construisent-ils une identité du souvenir ? Quels peuvent être les usages sociaux et politiques des mémoires coloniales ? Dans quelle mesure est-il possible de définir l’élaboration de stratégies identitaires associées à la formulation de souvenirs de la colonisation et d’identifier les acteurs qui élaborent ces stratégies ? Comment des mémoires coloniales concurrentes s’affrontent-elles, tout en se recomposant ? Quel peut être le rôle du politique en matière de gestion des mémoires ? Comment s’élaborent, et sous l’influence de quels acteurs ou facteurs, des politiques commémoratives à travers lesquelles une sélection de souvenirs acquièrent le statut d’histoire officielle ?

C’est à toutes ces interrogations que le nouveau livre d’Eric Savarese3 tente de répondre, en soulignant l’étendue du travail qu’il reste à accomplir. Vous trouverez ci-dessous un extrait de l’introduction (les pages 10 à 14).

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Pierre Joxe : une jeunesse porteuse de la coopération de demain

El Watan publie dans son édition du 10 avril 2007 un long entretien avec le nouveau président de l’association France Algérie.

Membre du Conseil constitutionnel depuis 2001, Pierre Joxe a été ministre de l’Intérieur de mai 1988 à janvier 1991 et ministre de la Défense de janvier 1991 à mars 1993 sous la présidence de François Mitterrand. Il a été premier président de la Cour des comptes de mars 1993 à février 2001.

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les harkis et l’élection présidentielle

La campagne électorale est l’occasion pour les candidats à l’élection présidentielle de revenir sur le problème des harkis. Différentes déclarations, différentes promesses ont été faites. Cela nous a incités à rencontrer deux responsables de l’association Harkis et droits de l’Homme4, pour faire le point, à quinze jours du premier tour de l’élection.

La section de Toulon de la Ligue des droits de l’Homme a donc rencontré Fatima Besnaci-Lancou, présidente, ainsi qu’Amar Assas, porte-parole de l’association, et leur a posé quelques questions.

Vous trouverez ensuite un communiqué du PS en date du 10 avril, un extrait d’un discours de François Bayrou, puis une présentation des intentions de Nicolas Sarkozy à la date du 31 mars.

[Première publication le 9 avril, mise à jour le 10 avril 2007]
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Les guerres des mémoires

Benjamin Stora : il faudrait qu’un consensus national se fasse sur la reconnaissance de la souffrance des autres

Benjamin Stora publie un livre d’entretiens avec Thierry Leclère, «La guerre des mémoires. La France face à son passé colonial», dont vous trouverez la présentation ci-dessous5.

Nous avons choisi de vous en proposer deux extraits en bonnes feuilles : dans le premier Benjamin Stora donne son point-de-vue sur le projet controversé de mémorial de la France outre-mer à Marseille ; dans l’autre il tente de répondre à la question : «Que faire pour dépasser cette guerre des mémoires ?».

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Maïssa Bey, Fatima Besnaci-Lancou et Boualem Sansal.
Harkis

Harkis : voix croisées pour une mémoire apaisée

Aujourd’hui, Fatima Besnaci-Lancou a champ libre à Roubaix : une exposition et deux week-end de rencontres et d’échanges avec différentes enfants de l’Algérie.6

Au-delà de la nécessaire reconnaissance dûe aux harkis, Fatima Besnaci-Lancou, co-fondatrice et présidente de l’Association Harkis et droits de l’Homme, veut ainsi contribuer par des actes à la réconciliation franco-algérienne.

[Première publication le 3 avril, mise à jour le 4 avril 2007]
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Commémorations

Au-delà du crime de l’OAS, une amitié franco-algérienne

Le 15 mars 2007, à l’initiative de l’association Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons7, des Français et des Algériens ont commémoré ensemble à Alger le 45e anniversaire de l’assassinat des six Inspecteurs des Centres sociaux éducatifs.

Au nom de tout ce qui unit les deux rives de la Méditerranée, Jean-Philippe Ould Aoudia, fils d’une des six victimes, a tenu à dénoncer la montée du négationnisme auquel nous assistons en France.

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