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Édition du 1er au 15 février 2026

La reconnaissance du passé colonial

Les fondateurs : Michel Delsaux, Rémi Serres, Armand Vernhettes et Georges Treilhou (de g. à d.).
Réconciliation et réparations

quand on a fait du mal à quelqu’un, on lui demande pardon, c’est normal

«Nous sommes quatre anciens appelés qui avons fait la guerre d’Algérie. A cette époque-là, nous les gars du contingent nous ne disions rien et n’avons pas eu le courage de hurler notre désaccord au monde.

Aujourd’hui, bien que percevant de modestes retraites, nous avons décidé de refuser la retraite du combattant et d’en reverser le montant à des populations souffrant de la guerre ou à des organismes oeuvrant pour la paix.

Ce que nous avons vu et vécu en Algérie, l’inutilité de ce conflit, la conscience de “l’horreur de la guerre”, le désir de transmettre cette mémoire aux jeunes générations,
nous poussent dans cette démarche.

Dans ce but nous venons de créer l’Association des anciens appelés en Algérie contre la guerre.»

[Déclaration des membres fondateurs,

lors de la première conférence de presse, le 3 fév. 2004 à Albi]
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Tropiques amers.
La reconnaissance de l'esclavage

Création le 10 mai 2006 d’une journée des mémoires de la traite négrière,
de l’esclavage
et de leurs abolitions

Le 30 janvier 2006, Jacques Chirac, président de la République, annonçait que le 10 mai serait chaque année « Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions ». Nous vous proposons ci-dessous de larges extraits de son allocution du 10 mai 2006 au jardin du Luxembourg. Une cérémonie officielle s’y déroulera à nouveau en 2007, en présence de Nicolas Sarkozy, nouvellement élu président de la République. Opposé à la « repentance » durant sa campagne, il y participera néanmoins.

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Les guerres des mémoires

Algérie, la guerre des mémoires, par Eric Savarese

Comment les pieds-noirs d’Algérie construisent-ils une identité du souvenir ? Quels peuvent être les usages sociaux et politiques des mémoires coloniales ? Dans quelle mesure est-il possible de définir l’élaboration de stratégies identitaires associées à la formulation de souvenirs de la colonisation et d’identifier les acteurs qui élaborent ces stratégies ? Comment des mémoires coloniales concurrentes s’affrontent-elles, tout en se recomposant ? Quel peut être le rôle du politique en matière de gestion des mémoires ? Comment s’élaborent, et sous l’influence de quels acteurs ou facteurs, des politiques commémoratives à travers lesquelles une sélection de souvenirs acquièrent le statut d’histoire officielle ?

C’est à toutes ces interrogations que le nouveau livre d’Eric Savarese2 tente de répondre, en soulignant l’étendue du travail qu’il reste à accomplir. Vous trouverez ci-dessous un extrait de l’introduction (les pages 10 à 14).

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Pierre Joxe : une jeunesse porteuse de la coopération de demain

El Watan publie dans son édition du 10 avril 2007 un long entretien avec le nouveau président de l’association France Algérie.

Membre du Conseil constitutionnel depuis 2001, Pierre Joxe a été ministre de l’Intérieur de mai 1988 à janvier 1991 et ministre de la Défense de janvier 1991 à mars 1993 sous la présidence de François Mitterrand. Il a été premier président de la Cour des comptes de mars 1993 à février 2001.

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les harkis et l’élection présidentielle

La campagne électorale est l’occasion pour les candidats à l’élection présidentielle de revenir sur le problème des harkis. Différentes déclarations, différentes promesses ont été faites. Cela nous a incités à rencontrer deux responsables de l’association Harkis et droits de l’Homme3, pour faire le point, à quinze jours du premier tour de l’élection.

La section de Toulon de la Ligue des droits de l’Homme a donc rencontré Fatima Besnaci-Lancou, présidente, ainsi qu’Amar Assas, porte-parole de l’association, et leur a posé quelques questions.

Vous trouverez ensuite un communiqué du PS en date du 10 avril, un extrait d’un discours de François Bayrou, puis une présentation des intentions de Nicolas Sarkozy à la date du 31 mars.

[Première publication le 9 avril, mise à jour le 10 avril 2007]
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Les guerres des mémoires

Benjamin Stora : il faudrait qu’un consensus national se fasse sur la reconnaissance de la souffrance des autres

Benjamin Stora publie un livre d’entretiens avec Thierry Leclère, «La guerre des mémoires. La France face à son passé colonial», dont vous trouverez la présentation ci-dessous4.

Nous avons choisi de vous en proposer deux extraits en bonnes feuilles : dans le premier Benjamin Stora donne son point-de-vue sur le projet controversé de mémorial de la France outre-mer à Marseille ; dans l’autre il tente de répondre à la question : «Que faire pour dépasser cette guerre des mémoires ?».

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Maïssa Bey, Fatima Besnaci-Lancou et Boualem Sansal.
Harkis

Harkis : voix croisées pour une mémoire apaisée

Aujourd’hui, Fatima Besnaci-Lancou a champ libre à Roubaix : une exposition et deux week-end de rencontres et d’échanges avec différentes enfants de l’Algérie.5

Au-delà de la nécessaire reconnaissance dûe aux harkis, Fatima Besnaci-Lancou, co-fondatrice et présidente de l’Association Harkis et droits de l’Homme, veut ainsi contribuer par des actes à la réconciliation franco-algérienne.

[Première publication le 3 avril, mise à jour le 4 avril 2007]
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Commémorations

Au-delà du crime de l’OAS, une amitié franco-algérienne

Le 15 mars 2007, à l’initiative de l’association Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons6, des Français et des Algériens ont commémoré ensemble à Alger le 45e anniversaire de l’assassinat des six Inspecteurs des Centres sociaux éducatifs.

Au nom de tout ce qui unit les deux rives de la Méditerranée, Jean-Philippe Ould Aoudia, fils d’une des six victimes, a tenu à dénoncer la montée du négationnisme auquel nous assistons en France.

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des harkis demeurés en Algérie réclament leurs droits

Le général Pascal Jardin, ancien directeur général de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC), s’indigne dans une lettre contre le refus de la France de reconnaître aux anciens supplétifs de l’armée française, restés malgré eux en Algérie après 1962, la qualité d’anciens combattants ainsi que les droits qui s’y rattachent10.

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Inauguration du mémorial national du quai Branly, le 5 décembre 2002.
1962, la fin de la guerre d'Algérie

commémoration : les Français récusent la date abracadabrantesque du 5 décembre

En dépit de l’organisation de cérémonies officielles, la Journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Afrique du Nord, mardi 5 décembre 2006, est passée inaperçue dans les médias. Un nouveau sondage montre d’ailleurs que les Français, comme les anciens combattants de la guerre d’Algérie, souhaitent massivement fixer cette journée au 19 mars, anniversaire du cessez-le-feu de 1962.

La Fnaca (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie) a décidé de questionner tous les candidats à la présidence de la République afin qu’ils s’expriment sur la reconnaissance officielle de la date du cessez-le-feu du 19 mars 1962 comme journée nationale du souvenir des victimes de la guerre d’Algérie.

Certes, le conflit a continué à faire de très nombreuses victimes, algériennes et françaises, après le cessez-le-feu, mais la date du 19 mars 1962 est importante car elle marque la volonté des responsables de mettre fin à cette guerre.

[Première publication, le 13 mars 2007,

dernière modification, le 15 mars 2007.]
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