
les harkis au camp de Rivesaltes
Le « centre d’hébergement » de Rivesaltes est un « haut lieu » de la mémoire des harkis. Après avoir servi successivement entre 1939 et 1942 de camp d’internement de Républicains espagnols, de Tsiganes et de juifs de toutes nationalités1, à partir de juin 1962 il a accueilli des tirailleurs algériens démobilisés, avant de jouer, jusqu’en décembre 1964, le rôle de plaque tournante dans la redistribution des harkis vers d’autres lieux.
Actuellement, il subsiste des vestiges de cet espace fermé où, de l’été 1962 à la fin de 1964, des « Français musulmans rapatriés » ont été regroupés, surveillés et dominés par des institutions dont ils dépendaient totalement. Le conseil général des Pyrénées-Orientales a acheté une partie des terrains militaires abandonnés pour y installer le futur Musée-Mémorial de Rivesaltes qui évoquera le souvenir des différentes populations qui y ont été internées ou «hébergées».





