une rencontre le 11 juin à Montpellier : l’histoire franco-algérienne
La Ligue des Droits de l’Homme & Coup de Soleil de Montpellier présentent L’HISTOIRE FRANCO-ALGERIENNE VUE DES 2 RIVES 11 juin 2008 de 20 H 30 à 23 H 00
La Ligue des Droits de l’Homme & Coup de Soleil de Montpellier présentent L’HISTOIRE FRANCO-ALGERIENNE VUE DES 2 RIVES 11 juin 2008 de 20 H 30 à 23 H 00

Le 26 mai 2008, la LDH a organisé à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris un débat à partir du film Algérie, Histoires à ne pas dire de Jean-Pierre Lledo, et du reportage « Sans valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie » de Pierre Daum et du dessinateur Aurel dans Le Monde diplomatique de mai 2008. Avec pour titre « De quoi les pieds-noirs ont-ils eu peur ? », il a été animé par Georges Morin, président de l’association Coup de soleil, avec Pierre Daum, Mohammed Harbi, Jean-Pierre Lledo, Gilles Manceron et Benjamin Stora. Nous reproduisons ailleurs l’intervention de Jean-Pierre Gonon sur le rôle extrêmement négatif de l’OAS, et ci-dessous celle de la cinéaste Dominique Cabrera.
Livres. Regards croisés sur le passé algérien.
L’ouvrage de Fatima Besnaci-Lancou a déjà été présenté : 2499.

Le sixième colloque international sur les massacres du 8 mai 1945 à Guelma s’est tenu les 6 et 7 mai 2008 dans la salle de conférences de la bibliothèque centrale de l’université 8 mai 45 de Guelma.
Vous trouverez ci-dessous un résumé de quelques articles de la presse algérienne qui en rendent compte, suivie de l’intervention consacrée à la société française devant les massacres de mai-juin 1945 en Algérie, prononcée à l’ouverture du colloque par Gilles Manceron.

La projection du film de Jean-Pierre Lledo, “Algérie, histoires à ne pas dire”, vendredi 14 mars 2008, au Studio Reflet Médicis à Paris, a été suivie d’un débat avec Mohammed Harbi, dont l’enregistrement vidéo est accessible sur le site du film (la 8ème vidéo de cette page). Voici la partie liminaire de l’intervention de Mohammed Harbi, suivie de sa réponse à une question posée par un spectateur 1. Ce point de vue vient compléter les avis que nous avons publiés sur ce film provenant de (cliquez sur le nom pour accéder au texte) : Gilles Manceron, Benjamin Stora, Olivier Barlet. Nous avons également repris une lettre ouverte de Brahim Senouci à laquelle Jean-Pierre Lledo a répondu par un texte accessible notamment sur le site suivant.

L’Assemblée nationale a adopté, en première lecture, mardi 29 avril 2008, par 30 voix (UMP et Nouveau Centre) contre 15 (PS, PC et Verts), le projet de loi sur les archives. Les députés sont revenus sur l’allongement du délai de consultation de certaines archives voté par les sénateurs afin d’en retarder l’accès. Mais l’Assemblée n’a pas remis en cause la création proposée par le gouvernement d’une nouvelle catégorie d’archives “incommunicables”.
Le projet reviendra en seconde lecture devant le Sénat le 14 mai.

Paul Moreira et Luc Hermann sont les initiateurs de la campagne Liberté d’Informer qui réclame plus de transparence dans l’administration française.
Dans cet article, initialement publié le 22 avril 2008 sur Rue89, les deux journalistes dénoncent le projet de loi amendé et adopté par le Sénat visant à limiter considérablement l’accès aux archives.
Un texte de Vincent Duclert, historien, professeur agrégé à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, suivi d’un communiqué du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire (Cvuh).

Les irradiés des essais nucléaires français du Sahara ou du Pacifique seront-ils victimes de la nouvelle loi sur les archives ? C’est ce que l’on peut redouter si le projet de loi voté par le Sénat était adopté en l’état par l’Assemblée nationale.
Adopté en première lecture au Sénat le 8 janvier 2008, un projet de loi sur les archives sera bientôt débattu à l’Assemblée nationale. Symptomatique de la culture du secret d’Etat, ce texte rendra plus difficile encore l’accès des chercheurs aux documents, renforçant l’exception française en la matière. Il traduit une défiance inquiétante de la part des pouvoirs publics envers la communauté des chercheurs certes, mais de façon plus globale, envers la communauté des citoyens.

«On sait qu’il s’est passé des choses ici, mais les questions restaient sans réponses il y a encore quelques années. C’est un passé qu’on n’aime pas trop évoquer.» Plus de quatre-vingt mille personnes ont été internées au camp de Rivesaltes, beaucoup y sont mortes de froid et de faim. «La plupart n’étaient pas retenues pour ce qu’elles avaient fait, mais en vertu du danger potentiel qu’elles représentaient pour la société, aux yeux de l’Etat.»

Une nouvelle édition du Mythe national de Suzanne Citron paraît en 2008, particulièrement bienvenue à l’heure de la définition ministérielle de l’identité nationale et les débats sur la colonisation. Pour repenser l’histoire de France, elle décortique d’abord le schéma du « roman national » de la Troisième République à travers les manuels scolaires. Ce récit magnifié des pouvoirs et des conquêtes qui ont non seulement créé la France, mais aussi la « plus grande France », l’empire colonial. Les débats autour des lois mémorielles ont-ils vraiment révisé ce mythe hérité du XIXe siècle, ou n’en ont-ils égratigné que quelques pans ? Nous publions la préface de cette nouvelle édition.