
de la liberté de commémorer la fin de la guerre d’Algérie…
Faute de pouvoir interdire le colloque “Algérie 1962: pourquoi une fin de guerre si tragique?”, le maire de Nice, Christian Estrosi avait demandé à la Ligue des droits de l’Homme de «surseoir» à son projet. La LDH a refusé de céder à cette pression et le colloque s’est tenu les 10 et 11 février derniers, sans incident majeur, mis à part les cris d’oiseaux proférés par une vingtaine de perturbateurs nostalgériques, au début de la matinée.
D’autres réunions et colloques prévus pour les jours prochains, à l’occasion du cinquantenaire des Accords d’Evian, sont l’objet de menaces. À Samatan (Gers), la soirée couscous qui devait conclure la journée du 25 février a été annulée par le maire, suite à la pression d’un groupe d’activistes pour lesquels la seule vision acceptable de la guerre d’Algérie est celle de l’“Algérie française” – mais la projection-débat du film El gusto est maintenue.
Il importe que les autres colloques, notamment ceux qui sont prévus à Nîmes1 et à Évian, puissent se tenir dans le calme et la sérénité.
Dans une démocratie, il incombe aux pouvoirs publics de veiller au respect de la liberté d’expression.






![Photos de disparus au mémorial Gisozi de Kigali [source : Reuters]](https://histoirecoloniale.net/wp-content/uploads/2012/01/kigali-300x201.jpg)