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Édition du 15 mars au 1er avril 2026

La reconnaissance du passé colonial

Benjamin Stora à Constantine (septembre 2012)
1962, la fin de la guerre d'Algérie

Benjamin Stora et Jean-Charles Jauffret à Toulon

Les historiens Benjamin Stora et Jean-Charles Jauffret débattront au Théâtre Liberté de Toulon, le 22 novembre 2012 à 20h, sur le thème “Résurgence des mémoires et devoir d’historiens”1.

Benjamin Stora, enfant de Constantine, est devenu au fil de ses recherches et de ses ouvrages, un historien de référence de l’Algérie et du Maghreb et un témoin engagé qui combat l’amnésie qui entoure le destin de sa terre natale2.

Jean-Charles Jauffret évoquera la mémoire des appelés. Spécialiste de l’histoire militaire française, il a dirigé l’ouvrage Soldats en Algérie, 1954-19623, et il est l’auteur de Ces officiers qui ont dit non à la torture présenté ci-dessous.

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El Watan, le 3 novembre 2012
1962, la fin de la guerre d'Algérie

le bras d’honneur de Gérard Longuet

L’ex-ministre français de la Défense avait fait ce geste à la télévision après une dépêche AFP mentionnant la demande du ministre algérien des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbas, d’une «reconnaissance franche des crimes perpétrés» par le colonialisme français4.

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pour la fin d’une injustice frappant les anciens harkis

Dans une interview au JDD5, Kader Arif, ministre délégué aux anciens combattants, évoquant les relations entre la France et l’Algérie, juge «inacceptable […] que nos compatriotes harkis ne puissent pas se rendre dans le pays de leurs ancêtres ou, pour ceux qui le souhaitent, y être enterrés.» Il salue toutefois «une volonté d’ouverture» à ce sujet de la part de «nos amis algériens»

Cinquante ans après la fin de la guerre d’indépendance, il serait temps de permettre aux anciens harkis de retrouver leur pays d’origine et leurs familles.

Pour tenter de faire avancer les choses dans ce domaine, nous nous joignons à l’association Harkis et droits de l’Homme pour suggérer à Kader Arfi d’emmener avec lui Brahim Sadouni qui n’a pu revoir son village natal depuis près de cinquante ans. Une action symbolique qui pourrait marquer la fin d’une période douloureuse.

[Mis en ligne le 23 octobre 2012, mis à jour le 2 novembre]

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le Sénat reconnaît la répression du 17 octobre 1961

Après François Hollande, le Sénat a voté le 23 octobre une résolution reconnaissant officiellement la « répression sanglante » par les forces de l’ordre de la manifestation d’Algériens du 17 octobre 1961.

Déposée par Nicole Borvo Cohen-Seat, ancienne sénatrice de Paris et présidente du groupe communiste, républicain, citoyen (CRC), et plusieurs de ses collègues, la résolution a été adoptée par 174 voix pour, et 168 contre
6.

« C’est un acte important, tant attendu, auquel il nous revient aujourd’hui de donner toute sa portée par un vote solennel de notre assemblée », a jugé Pierre Laurent, secrétaire général du Parti communiste français. Un « premier pas » qui doit être « suivi des actes nécessaires à l’établissement définitif de la vérité et à la reconnaissance des crimes coloniaux, dont le 17 octobre 1961 constitue, avec d’autres, un épisode tragique ». Le secrétaire général du PCF a saisi l’occasion pour demander l’ouverture de toutes les archives concernant les guerres coloniales. « Ne serait-il pas souhaitable à ce sujet que les archives de l’Etat soient soumises à des règles communes en matière d’archives conformes au fonctionnement d’un Etat démocratique ? », a-t-il interrogé7.
Une demande qui rejoint celle des historiens d’un « plus large » accès aux archives.

[Mis en ligne le 24 octobre 2012, mis à jour le 30]

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Bigeard : paix à ses cendres, non à un hommage

Communiqué de la section LDH de Toulon

En novembre 2011, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, avait fait connaître son intention de transférer les restes du général Marcel Bigeard aux Invalides. De multiples protestations, dont une pétition qui a recueilli près de 10 000 signatures, ont empêché ce projet de se réaliser.

Le nouveau gouvernement a décidé d’abandonner ce projet et de transférer les cendres de Bigeard au mémorial des guerres en Indochine de Fréjus (Var) 8. Cette décision, qui associe Bigeard à l’Indochine en laissant de côté sa participation à la guerre d’Algérie, n’appellerait aucun commentaire, si le site du ministère de la Défense n’avait accompagné son annonce d’un panégyrique de celui qu’il qualifie de « meneur d’hommes […] vers qui les regards se tournent naturellement dans les moments les plus difficiles »
9.

Un tel hommage passe sous silence le rôle funeste joué par le général Bigeard en Algérie – à propos duquel, contrairement au général Massu, il n’a exprimé aucun regret. Si le ministre de la Défense s’exprimait dans le même sens le 20 novembre, cela reviendrait à élever la torture au rang de haut fait d’armes méritant les honneurs de la Nation10. Cela en contradiction avec
l’article 5 de la déclaration universelle des droits de l’homme : « Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.»

Si la République veut célébrer l’un de ses généraux, qu’elle oublie Marcel Bigeard et qu’elle cite en exemple Jacques Pâris de Bollardière qui a défendu les valeurs des droits de l’homme.

Toulon, le 22 octobre 2012

[Page mise en ligne le 22 octobre 2012, mise à jour le 26]

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Le maire de Nice commémore la fin de la guerre d’Algérie à sa façon.
1962, la fin de la guerre d'Algérie

Nice, capitale de l’Algérie française

«Et qui dira la fraternité réelle, le compagnonnage des êtres de toutes conditions, la compréhension réciproque et les centres d’intérêts partagés, le respect mutuel entre les communautés, les affinités, les enthousiasmes communs ? 11»

C’est un hymne à l’Algérie française qu’a prononcé Christian Estrosi, le 30 juin 2012, en inaugurant un monument d’hommage aux «Français de l’autre rive». Le maire de Nice sait que les nostalgériques constituent une fraction importante de son électorat…

Il est difficile de ne pas déraper et de ne pas finir dans le burlesque, quand on tient un double langage … C’est ce qu’il est advenu au maire de Nice, le 20 octobre, quand il s’est écrié “Vive l’Algérie française !”.

[Mis en ligne le 4 juillet 2012, mis à jour le 24 octobre]

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François Hollande reconnaît la sanglante répression du 17 octobre 1961

Communiqué de la présidence de la République (17 octobre 2012)

Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression.

La République reconnaît avec lucidité ces faits.

Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes.

[Mis en ligne le 17 octobre 2012, mis à jour le 19]

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Le 17 octobre 1961

 17 octobre 1961 : massacre colonial à Paris

«Le 17 octobre 1961, ce ne fut pas un service de maintien de l’ordre qui fut mis en oeuvre, mais une véritable “chasse à l’homme” fondée sur des critères raciaux», écrit Emmanuel Blanchard, dans son livre La police parisienne et les Algériens (1944-1962)12. Après avoir rappelé que «outre celui de “ratonnades”, c’est le terme de “pogrom” qui fut utilisé pour qualifier» cette soirée, l’historien conclut que «la qualification de “massacre colonial” rend mieux compte de ce que ces utilisations des forces de l’ordre participaient de techniques de gouvernement impérial».

Nous reprenons ci-dessous l’épilogue du livre d’Emmanuel Blanchard.

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 1962-2012 : des chrétiens engagés se souviennent

1962-2012 : cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie

Des chrétiens engagés se souviennent…

Colloque organisé par « Les amis du 68 rue de Babylone »

Samedi 13 octobre 2012

Salle des expositions, mairie du II° arrondissement,
8 rue de la Banque, 75002 Paris (métro Bourse)

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1962, la fin de la guerre d'Algérie

“la guerre d’Algérie, 50 ans après”, à Toulon

A l’occasion du cinquantenaire de la fin de la “guerre d’Algérie” – la “guerre de libération nationale” des Algériens – le Théâtre Liberté propose une programmation centrée sur ce pays voisin.

Elle commencera avec une représentation à ne pas manquer : une adaptation pour le théâtre du Journal 1950-1962 de Mouloud Feraoun, jeudi 11 & vendredi 12 octobre à 20h :
Le contraire de l’amour – mise en scène et version scénique de Dominique Lurcel qui rencontrera le public à l’issue de chaque représentation.

[Mis en ligne le 4 octobre 2012, mis à jour le 11]

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Le 17 octobre 1961

appel pour le  17 octobre 2012

Appel du Collectif 17 octobre, dont la Ligue des droits de l’Homme est membre, pour le 51e anniversaire des massacres du 17 octobre 1961 à Paris : Rassemblement le 17 Octobre 2012 à 18h au Pont Saint Michel13

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Deux vétérans et des dizaines de descendants, à Sorgues le 6 septembre 2012.
Les Indochinois immigrés de force (1939-1952)

Sorgues : hommage aux travailleurs indochinois immigrés de force

Après Arles en décembre 2009, la ville de Sorgues (Vaucluse) a rendu hommage le 6 septembre 2012 aux milliers de Vietnamiens qui y avaient été employés à partir de 1939 dans une poudrerie pour un salaire dérisoire et logés dans des camps particulièrement rudes.

Le recours à des travailleurs et tirailleurs coloniaux pour participer à l’effort de guerre à partir de 1939 fait partie des événements longtemps occultés de notre mémoire nationale : en septembre 1939, 27 000 Indochinois ont été requis, la plupart de force, et envoyés en France – 7 000 tirailleurs et 20 000 travailleurs. Après la défaite, 5 000 d’entre eux ont été rapatriés mais les autres sont restés bloqués en France. 14

Deux anciens travailleurs indochinois nonagénaires et de nombreux descendants de ces hommes étaient présents lors de la cérémonie de Sorgues.

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