4 000 articles et documents

Édition du 1er au 15 avril 2026

La reconnaissance du passé colonial

Le massacre du 14 juillet 1953 à Paris

Un bal populaire
pour commémorer les balles

A la veille du 14 juillet 2018, 65 ans après la fusillade colonialiste à Paris du 14 juillet 1953, place de la Nation, des prises de parole ont eu lieu devant la plaque commémorative posée un an plus tôt. Et un bal populaire a été organisé pour commémorer cet événement trop vite disparu de la mémoire collective. A l’intiative de la mairie du 12e arrondissement, du conseil de quartier Nation-Picpus, des sections de la Ligue des droits de l’Homme du 12e, des 10e-11e et du 20e, de Attac 12e, de la Commune libre d’Aligre et de la CGT 12e.

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Histoire et mémoire des anticolonialismes

Claude Lanzmann, un engagement anticolonialiste et ses limites

Claude Lanzmann, né le 27 novembre 1925 et mort le 5 juillet 2018, restera comme le réalisateur du film fondamental, « Shoah », consacré à l’extermination des Juifs d’Europe par les nazis. Dès 1952, il a collaboré à la revue « Les Temps modernes » et s’est engagé en faveur de la lutte d’indépendance du peuple algérien. Il a signé le « Manifeste des 121 » en faveur du droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie et témoigné au « procès Jeanson ». En même temps, il était « viscéralement attaché » à l’Etat d’Israël, au point de ne pouvoir porter un regard critique sur ses pratiques coloniales.

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L'affaire Audin

Rassemblement à Paris, 61 ans après le crime

Le 11 juin 2018, à l’appel de l’Association Maurice Audin, un rassemblement a eu lieu Place Maurice Audin, dans le 5e arrondissement de Paris, soixante-et-un an après l’enlèvement à Alger par des parachutistes français du jeune mathématicien Maurice Audin, membre du parti communiste algérien. Nous en proposons un résumé en image. Le même jour, le mathématicien et député LREM Cédric Villani, qui a fait état à plusieurs reprises, ces derniers mois, des propos que lui a tenus à ce sujet le président Macron, a répété sa demande qu’il reconnaisse la responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin.

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L'affaire Audin

Affaire Maurice Audin : le moment de vérité historique

Après le dossier que le quotidien « l’Humanité » a consacré le 29 mai 2018 à l’affaire Maurice Audin, c’est le quotidien algérien « El Watan » qui lui a consacré à son tour plusieurs articles dans son numéro du 8 juin 2018. De son côté, lors de son assemblée générale du 22 mai, l’Association Maurice Audin a appelé à un rassemblement à Paris, le 11 juin 2018, sur la place qui porte son nom, pour le soixante-et-unième anniversaire de son enlèvement par des militaires français lors de la « grande répression d’Alger » de 1957.

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L'affaire Audin

L’Association Maurice Audin organise une table ronde à Paris

Après le décès en août 2017 de son principal animateur, le mathématicien Gérard Tronel, l’Association Maurice Audin s’est relancée. Ella a publié, le 21 mars 2018, sur son site internet, une déclaration intitulée : « Maurice Audin, espoir, certitudes, détermination » et organise à l’Hôtel-de-ville de Paris, le 22 mai 2018, une table ronde sur le thème « L’affaire Audin, emblématique des pratiques de l’armée française pendant la « bataille d’Alger » en 1957 ». Nous reproduisons également diverses informations publiées sur son site sur la relance de l’affaire Audin.

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Les massacres de mai-juin 1945 en Algérie (Constantinois)

Des rassemblements pour « l’Autre 8 mai 1945 »

Depuis le 8 mai 2015, qui marquait les 70 ans des massacres de masse, dans le Constantinois, de milliers d’Algériens par la police et l’armée française ainsi que par des milices d’européens armés, un rassemblement a lieu chaque année à Paris. Pour demander aux plus hautes autorités de l’Etat la reconnaissance de cet événement et l’ouverture des archives. Suite à un appel national dont nous reproduisons ici le texte, des rassemblements ont eu lieu le 8 mai 2018, à l’appel de diverses associations, à Paris, place du Châtelet, ainsi que dans plusieurs autres villes.

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La reconnaissance du passé colonial

Une campagne « Faidherbe doit tomber »

A l’occasion du bicentenaire, le 3 juin 2018, de la naissance de Louis Faidherbe (1818-1889), héros de la guerre de 1870-1871 contre les Prussiens, mais figure majeure du colonialisme français en Afrique, une campagne est menée à l’initiative de l’association Survie Nord, en partenariat avec l’Atelier d’histoire critique, le Collectif Afrique, le Front uni des immigrations et des quartiers populaires et le Collectif sénégalais contre la célébration de Faidherbe. Pour continuer à documenter la réflexion déjà engagée sur ce site sur la « décolonisation » des toponymes et des monuments, nous publions des extraits du site internet qui relaie cette campagne « Faidherbe doit tomber. Le colonialisme tue » : une présentation de la carrière de ce pacificateur colonial, « Bugeaud du Sénégal », ainsi qu’un « questions-réponses (à ceux qui veulent garder Faidherbe) ».

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Les massacres de mai-juin 1945 en Algérie (Constantinois)

Le Rapport Tubert sur les massacres de mai-juin 1945 dans le Constantinois

A l’occasion d’une rencontre organisée, le 7 mai 2005 à Paris, à l’EHESS, par la Ligue des droits de l’homme pour les 60 ans du 8 mai 1945 dans le Constantinois — à laquelle avaient notamment participé Hocine Aït-Ahmed, Chawki Mostefaï et Henri Alleg —, elle avait publié sur son site national le rapport du général Tubert, inédit jusque-là dans son intégralité. Ce document donne quelques éléments sur le déclenchement de la répression et témoigne de la volonté de ce membre du comité provisoire de la LDH en 1943, finalement empêché de se rendre sur place, de mettre fin aux massacres commis par l’armée et des civils européens. Quand, en 2008, la LDH a modifié son site, le Rapport Tubert a fait partie des éléments qui en ont été retirés. Nous le reproduisons ici.

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La reconnaissance de l'esclavage

un documentaire et un livre importants sur « les routes de l’esclavage »

L’historienne Catherine Coquery-Vidrovitch, l’une des grands spécialistes de l’histoire de l’Afrique, du colonialisme et du post-colonialisme, a été la conseillère historique de la série documentaire, « Les Routes de l’esclavage », diffusée par la chaîne Arte le 1er mai 2018 et visible en ligne ensuite. Elle a également publié un ouvrage intitulé « Les Routes de l’esclavage. Histoire des traites africaines VIe-XXe siècle », qui est une approche globale de ce phénomène en Afrique et à partir de ce continent, de la fin de l’empire romain jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale.

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Les communistes et la question coloniale

Disparition de Lucien Hanoun (1914-2018)

Lucien Hanoun, né en Oranie en 1914, avait adhéré au PCF en 1938. Professeur de français à Alger quand est déclenchée la lutte d’indépendance algérienne, il s’est trouvé au cœur des positionnements différents mais aussi de l’action commune du PCF et du PCA, quand la direction du PCA a choisi en 1955 d’adhérer à la lutte armée de libération algérienne, tandis que le PCF s’est consacré à la propagande contre la guerre parmi les soldats français. Il a été chargé, entre septembre 1955 et son arrestation en novembre 1956, d’animer, sous la responsabilité du militant aguerri du PCF Alfred Sepcelevitius, dit Gerson, « La Voix du soldat », publication clandestine à destination des appelés du contingent. On lira ici l’article que Rosa Moussaoui lui a consacré dans « l’Humanité » et un extrait de la notice que René Gallissot a écrite à son sujet. Lucien Hanoun s’est éteint le 8 avril 2018.

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Histoire et mémoire des anticolonialismes

Mohand Saïd Lechani (1893-1985), un pédagogue anticolonialiste

Les écrits sur l’enseignement de Mohand Saïd Lechani, instituteur né en Kabylie en 1893, défenseur des méthodes pédagogiques de Célestin Freinet et en même temps militant anticolonialiste, viennent d’être publiés sous le titre « Du Bon usage de la pédagogie ». Il a mené un combat obstiné pour l’émancipation des Algériens par l’instruction et ne cessa, à travers d’âpres batailles à l’intérieur et hors des syndicats, et par l’intermédiaire de son journal « La voix des humbles », de combattre les discriminations scolaires dans l’Algérie coloniale. Son œuvre importante est à redécouvrir.

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Les essais nucléaires français en Algérie

Au Sahara, le lourd passé nucléaire et chimique…

De 1960 à 1966, la France s’est livrée dans le Sahara algérien à des expérimentations nucléaires. Elle a alors exposé gravement des appelés du contingent et des habitants à des risques de contamination déjà prouvés scientifiquement. Mais, le fait est moins connu, de 1958 à 1978, la base de « B2 Namous », dans l’ouest du Sahara algérien, a servi de terrain d’essai d’armes chimiques, notamment du gaz sarin, avec l’accord secret, après l’indépendance, des autorités algériennes. Selon les mémoires du général algérien à la retraite Rachid Benyelles, ils ne se sont pas arrêtés en 1978 mais en 1986. Nul ne sait si ce site, qui aurait servi de lieu de détention dans les années 1990, a été décontaminé, comme c’aurait été convenu entre l’Algérie et la France en 2012.

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