4 000 articles et documents

Édition du 1er au 15 avril 2026

La reconnaissance du passé colonial

Les communistes et la question coloniale

Alain Ruscio a produit
sur les communistes et l’Algérie
(1920-1962)
un livre nuancé et documenté

Dans un entretien donné à « l’Humanité », Alain Ruscio explique qu’il a voulu, dans son livre « Les Communistes et l’Algérie, des origines à la guerre d’indépendance (1920-1962) », analyser, en évitant les polémiques, le rôle que jouèrent les communistes, en France et en Algérie, dans les luttes anticoloniales. Selon lui, ce qu’il appelle la « force communiste » — expression dans laquelle il englobe dirigeants, membres du parti et des syndicats et organisations de masse qui lui étaient liées — a été au cœur de la protestation anticolonialiste en France. Et, en dépit des hésitations, des détours et des erreurs du PCF, il y eut bien une « résistance communiste » à la guerre d’Algérie.

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La reconnaissance du passé colonial

Musées, théâtre, cinéma,
arts graphiques,
regard colonial ou décolonial ?

Quelles images musées et artistes doivent-ils donner de la période coloniale européenne ? Près de Bruxelles, le Musée royal de l’Afrique centrale, à Tervuren, a rouvert ses portes après une longue fermeture que regrettait, par exemple, en 2014, « La Libre Belgique », en raison du « parfum de colonialisme qui y règne toujours ». Dans « Le Monde », Philippe Dagen confirme que sa rénovation perpétue les idées reçues sur les colonies. Heureusement, des historiens, des artistes, comme dans la rencontre à l’ENS que nous présentons ci-dessous, secouent le vieux cocotier des préjugés coloniaux.

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Les communistes et la question coloniale

1955-1957 :

la participation
du parti communiste algérien
à la lutte armée d’indépendance
et le rôle de Maurice Audin,

par Sadek Hadjerès

Sadek Hadjerès, né en 1928 en Kabylie, a milité au PPA/MTLD de 1944 à 1949, puis adhéré au PCA en 1951. Entré à son bureau politique en 1955, après avoir achevé ses études de médecine, il est devenu, au moment où a été déclenchée la guerre d’indépendance algérienne, un dirigeant de ce parti, dont Maurice et Josette Audin étaient des militants actifs. Lors de l’entretien qu’il nous a accordé, le 16 décembre 2018, il a témoigné de ce que tous deux partageaient l’orientation du PCA, comportant, à partir de 1955, une participation à la lutte armée pour l’indépendance de l’Algérie.

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Les communistes et la question coloniale

Les communistes et l’Algérie,
par Alain Ruscio

Dans « Les communistes et l’Algérie. Des origines à la guerre d’indépendance, 1920-1962 », Alain Ruscio offre un ouvrage soigneusement documenté sur une page d’histoire souvent objet de polémiques. Il a travaillé sur des fonds d’archives récemment ouverts, comme dans celles du PCF aux Archives départementales de Seine-Saint-Denis, et y révèle des documents nouveaux. Nous publions les articles que lui ont consacré Claude Mazauric dans « l’Humanité », la Rubrique culture du quotidien « Le Soir d’Algérie » et Jean-Pierre Sereni sur le site « Orient XXI », et signalons deux débats organisés autour de ce livre.

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L'affaire Audin

Josette Audin
a été l’objet
de multiples hommages

Les réactions ont été nombreuses suite à la mort, le 2 février 2019, de Josette Audin. Militante du Parti communiste algérien (PCA) comme son mari, Maurice Audin. Elle avait vécu, à Alger, le 11 juin 1957, l’enlèvement de celui-ci par des parachutistes français, et, quand, peu après, ils lui ont annoncé son évasion, elle a compris qu’ils l’avaient assassiné. Pendant soixante-deux ans, elle a combattu pour connaître la vérité sur son sort. Ci-dessous les articles publiés par « l’Humanité » et « El Watan », ainsi que d’autres réactions à sa disparition.

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Controverses

La réponse du collectif
« Décoloniser les arts »
aux attaques qui le traitent de « racialiste »
ou de « communautariste »

Depuis quelques mois, le collectif « Décoloniser les arts » est l’objet d’attaques virulentes de la part de groupes et d’universitaires qui, déformant ses propos, traitent ses membres de « racialistes », « indigénistes » ou « communautaristes ». Que des forces résistent en France à la décolonisation n’est pas nouveau. Ces attaques se réclament d’un universalisme de gauche, d’un passé glorieux de théâtre progressiste, ou bien viennent de personnes identifiées à droite qui crient à la menace contre la civilisation. « Décolonisez les arts » recadre le débat dans ce texte.

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La reconnaissance du passé colonial

Jean-Paul Sartre et l’Afrique :
décoloniser l’esprit,
par Séverine Kodjo-Grandvaux

Gallimard réédite les écrits sur l’Algérie de Jean-Paul Sartre, qui a été un soutien résolu de la cause indépendantiste, notamment à travers la revue qu’il dirigeait, « Les Temps Modernes ». Il s’agit des articles que cet éditeur avait regroupés sous le titre « Situations V ». Pour Séverine Kodjo-Grandvaux, ils permettent de mieux saisir ce qui se passe avec l’irruption de la pensée décoloniale dans le monde francophone. Mais, selon elle, Sartre n’avait pas saisi l’aspiration à l’universel porté par la négritude, qu’il a essentialisée.

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Histoire et mémoire des anticolonialismes

L’apport considérable du « Maitron » sur les engagements anticolonialistes

« Le Maitron », dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et social, propose désormais la quasi-intégralité de son contenu en ligne gratuitement. L’histoire coloniale y est très présente, du fait de l’engagement des militant.e.s qui y figurent, et aussi du dictionnaire « Algérie » comportant plus de 5 500 notices, dirigé par René Gallissot. Lors de la Journée Maitron qui s’est tenue, le 5 décembre 2018, à la Bourse du travail de Paris, Gilles Manceron a été invité à présenter le site 1000autres.org avec plus d’un millier de notices sur les victimes, comme Maurice Audin, de la grande répression d’Alger de 1957. Nous publions ici, à titre d’exemple, la notice sur Maurice Audin rédigée par René Gallissot.

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Histoire et mémoire des anticolonialismes

En finir avec l’ignorance de l’engagement de Jaurès vers l’anticolonialisme

Quand on évoque la pensée de Jaurès sur la question coloniale, on cite immanquablement une conférence qu’il a donnée à l’âge de 24 ans reprenant les idées colonialistes de Jules Ferry. Or, il a évolué de 1898 à sa mort vers un anticolonialisme résolu. La propagande coloniale de la IIIe République l’a soigneusement occulté et les nostalgiques de la colonisation continuent à annexer Jaurès à leur discours. Les légendes à ce sujet sont encore reprises un peu partout au mépris des travaux historiques. Un travail de vérité est nécessaire.

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Controverses

Casbah d’Alger :
lettre ouverte à Jean Nouvel

Plus de 400 signataires des deux rives de la Méditerranée ont adressé une lettre ouverte à l’architecte Jean Nouvel à propos de la convention tripartite que celui-ci a signée avec la Wilaya d’Alger et la Région Ile-de-France présidée par Valérie Pécresse pour « revitaliser » la Casbah d’Alger. Par son architecture, la Casbah est un symbole puissant des luttes anticoloniales. C’est au sein de la Casbah que la “bataille d’Alger” a trouvé son paroxysme. « L’Humanité » et plusieurs media algériens ont relayé le 20 décembre 2018 cette interpellation culturelle et citoyenne. Nous la reproduisons ici.

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Controverses

La pensée décoloniale ne menace pas la République,
par Ludivine Bantigny

« Le Point » a récemment publié une tribune signée par des essayistes, journalistes et universitaires et intitulée « Le « décolonialisme », une stratégie hégémonique : l’appel de 80 intellectuels ». Ce texte s’en prend vivement, au nom de la défense des Lumières, de la démocratie, de la République et de la liberté d’expression à ce qu’elle nomme « des militants combattants décoloniaux », supposés promouvoir « racialisme, différentialisme, ségrégationnisme ». Il adresse pour conclure un appel solennel à se « ressaisir » à « la magistrature ». Nous publions ici la réponse, à laquelle nous souscrivons, de l’historienne Ludivine Bantigny.

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Histoire et mémoire des anticolonialismes

Hommage à Guy Hennebelle, passeur du cinéma algérien

À l’occasion de la parution du dernier numéro de la revue CinémAction, « Chroniques de la naissance du cinéma algérien. Guy Hennebelle, un critique engagé », son éditeur Charles Corlet, l’École normale supérieure et le Maghreb des films ont choisi d’honorer les quarante ans de la revue par une rencontre qui se tiendra le samedi 15 décembre 2018 (de 14 h à 18 h 30) à l’ENS (salle Dussane, 45 rue d’Ulm 75005 Paris). Nous en présentons ici le programme, après une brève présentation du livre qui lui est consacré.

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