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Édition du 15 février au 1er mars 2026

Les « lois mémorielles »

Le 29 novembre 2005, l’Assemblée nationale a refusé d’abroger l’article 4 de la loi de février 2005

La majorité de l’Assemblée nationale a refusé le 29 novembre 2005 de supprimer l’article 4 de la loi du 23 février 2005 qui impose la reconnaissance du « rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ». Le groupe UMP, qui y a une majorité absolue a refusé d’examiner la proposition de loi socialiste visant à l’abroger. La droite ne veut pas « perdre les voix des rapatriés ». Les députés du groupe communiste et républicain, les élus Verts et le groupe UDF ont voté avec les socialistes pour l’examen de cette proposition de loi. Cet épisode témoigne néanmoins de la montée des critiques contre cet article qui fait l’éloge de la colonisation.

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Avant le débat du 29 novembre 2005 sur l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005

A la veille du débat du 29 novembre 2005 à l’Assemblée nationale sur l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005, des critiques de cette loi apparaissent dans la presse française et algérienne. Nous publions les propos publiés à Paris par le site internet de la chaîne de télévision France 2, qui parle d’un « tollé » et donne la parole à des personnes qui demandent cette abrogation. Et ceux publiés à Alger par le quotidien La Tribune qui juge que ces questions, dans une France en pleine bourrasque identitaire, sont l’otage de jeux et de calculs politiques.

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Une mise au point du Collectif des historiens contre la loi du 23 février 2005

À la veille du débat à l’Assemblée nationale, mardi 29 novembre 2005, sur l’abrogation de l’article 4 de la loi sur les « aspects positifs » de la colonisation, le Collectif des historiens contre la Loi du 23 février 2005 fait le point sur l’état du dossier. Les explications de Claude Liauzu ont été publiées dans les éditions du lundi 28 novembre 2005 de El Watan, en Algérie, et de Témoignages, à la Réunion.

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Proposition de loi du PCF en vue de l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005

A l’Assemblée nationale comme au Sénat, la contestation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005, qui stipule dans son alinéa 2 que « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord », s’est exprimée, plusieurs mois après l’adoption de cette loi. Ces contestation tient compte des critiques émises parmi les historiens, les enseignants et d’autres citoyens. Voici la proposition de loi déposée par le parti communiste français en vue de l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005.

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La proposition de loi du PS en vue de l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2005

Alors que les élus socialistes en charge de ces questions ont laissé se dérouler entre 2003 et 2005 le processus de préparation de la loi du 23 février 2005 sur la reconnaissance « du rôle positif de la présence française en outre-mer, notamment en Afrique du Nord » 1, une proposition de loi a été déposée à l’Assemblée nationale par le parti socialiste en vue de l’abolition de l’article 4 de cette loi. Son examen est prévu à l’Assemblée nationale le 29 novembre 2005.

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La loi du 23 février 2005 témoigne d’une volonté de nuire au rapprochement franco-algérien

Dans un entretien avec Nadjia Bouzeghrane publié dans El Watan le 31 octobre 2005, les deux professeurs émérites d’histoire, Claude Liauzu2 et Gilbert Meynier3, estiment que la loi du 23 février 2005 résulte d’une volonté de nuire au rapprochement franco-algérien. Selon eux, il ne fallait pas être grand clerc pour imaginer qu’un tel article de loi provoquerait non seulement la réaction de tous les historiens, chercheurs et enseignants attachés à l’autonomie de leur discipline, mais aussi des difficultés dans les relations entre la France et l’Algérie.

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“Paris/Tokyo : la mémoire coloniale qui bloque”, par Pascal Blanchard

Pascal Blanchard est historien, chercheur associé au CNRS (Marseille) et coauteur de 4. Il a écrit le 1er juin 2005, sur www.africultures.com, que le Japon et la France ont un problème avec la « mémoire coloniale ». Dans les deux pays, cette histoire est un enjeu politique ; il y a un discours officiel très « diplomatique » pour l’étranger qui contraste avec celui destiné aux « nationaux » ; la mémoire est manipulée par l’État sous la pression de groupes d’influence importants ; les hommes politiques 5 restent sourds aux opinions.

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La loi du 23 février 2005

Alain Finkielkraut : « une loi stupide, mais… »

Tout en déplorant le politiquement correct, Alain Finkielkraut a, à plusieurs occasions, contesté la loi du 23 février 2005 et demandé la suppression de son article 4. Nous reproduisons son échange avec Sandrine Lemaire, professeur d’histoire et co-auteur de « la Fracture coloniale », au cours du « Face à face » du Journal télévisé de 13h sur France 2, le 26 octobre 2005, sur le thème « Colonisation : question tabou ou débat nécessaire ? ». Il élargit le champ de sa réflexion dans une chronique dans le numéro de septembre 2005 de la revue L’Arche qui reprend l’essentiel de son émission « Qui vive » sur RCJ.

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Henri Alleg : “la loi du 23 février est odieuse

Henri Alleg a déclaré en marge d’un colloque sur Albert Camus, ses propos ayant été publiés par « Liberté-Algérie » le 31 octobre 2005, que « la loi du 23 février est odieuse ». Rappelant l’adoption, en février dernier, par l’Assemblée nationale française, de cette loi glorifiant le colonialisme français, il a estimé qu’elle montre que des gens veulent continuer à cultiver ce mythe de l’aspect bénéfique de la colonisation. Selon lui, c’est essayer de cacher les crimes commis et en même temps enterrer toute discussion sur ce qu’a été vraiment le colonialisme.

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Dans « El Watan » du 31 octobre 2005 : « un article de loi décrié et controversé »

Alors que les critiques à la loi du 23 février 2005 ont commencé à être exprimées en France quelques semaines après le vote de cette loi, la presse algérienne a attendu plusieurs mois pour en parler. Nous publions ci-dessous l’article de Nadjia Bouzeghrane paru le 31 octobre 2005 dans le quotidien algérien « El Watan ». Elle signale qu’une pétition intitulée « Colonisation : non à l’enseignement d’une histoire officielle », signée par plusieurs centaines d’historiens et d’enseignants demande à ce que cette loi soit abrogée « parce qu’ elle impose une histoire officielle, contraire à la neutralité scolaire et au respect de la liberté de pensée qui sont au cœur de la laïcité ».

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La loi du 23 février 2005

Un article du « Canard enchaîné » du 26 octobre 2005 étrille les contradictions des ministres sur la « colonisation positive »

La loi du 23 février 2005 sur l’enseignement de l’histoire coloniale n’énerve pas que les profs, les ministres aussi. Le « Canard enchaîné » du 26 octobre 2005 publie un article qui brocarde les dissonances au sein du gouvernement autour de cette loi qui prescrit d’enseigner les « aspects positifs » de la colonisation. Alors que Jacques Chirac a qualifié cette loi de « grosse connerie » devant sa conseillère Blandine Kriegel 6… mais sans demander son abrogation pour autant, les ministres de l’Education nationale, des Anciens combattants et des Affaires étrangères ont chacun leur avis. Faut-il ouvrir entre eux des pourparlers de paix ?

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