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Édition du 15 janvier au 1er février 2026

La reconnaissance des crimes coloniaux 1830-1962

A Paris, le 17 octobre 1961.
Le 17 octobre 1961

le 47-e anniversaire du massacre du 17 octobre 1961

Cette année, comme les années précédentes des associations, partis politiques et syndicats appellent à un rassemblement au Pont Saint-Michel à Paris pour «exiger la reconnaissance officielle du crime commis par l’Etat français» le 17 octobre 1961 lorsque des dizaines de milliers d’Algériens, manifestant pacifiquement contre le couvre-feu qui leur avait été imposé par Maurice Papon, alors préfet de police de Paris, ont été arrêtés, emprisonnés, torturés et nombre d’entre eux refoulés en Algérie par la police.

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Fillon à Alger alors qu’une “pesante mémoire commune” continue d’affleurer

François Fillon est à Alger les 21 et 22 juin 2008 afin de poursuivre le développement d’une relation franco-algérienne pragmatique et dépassionnée.

Certes, les antagonismes liés au passé colonial continuent à peser sur les relations entre les deux pays, mais l’historien Benjamin Stora, dont nous reprenons deux interviews, voit les signes d’une détente sur le front mémoriel franco-algérien et n’exclut pas une avancée vers des mémoires apaisées à défaut d’être réconciliées.

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A Guelma, le 27 avril 2008, l'ambassadeur de France à Alger, Bernard Bajolet, salue Saci Benhamla, ancien militant du PPA. (Ph. ambassade de France)
Les massacres de mai-juin 1945 en Algérie (Constantinois)

colloque à l’université de Guelma sur le 8 mai 1945 : intervention de Gilles Manceron

Le sixième colloque international sur les massacres du 8 mai 1945 à Guelma s’est tenu les 6 et 7 mai 2008 dans la salle de conférences de la bibliothèque centrale de l’université 8 mai 45 de Guelma.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de quelques articles de la presse algérienne qui en rendent compte, suivie de l’intervention consacrée à la société française devant les massacres de mai-juin 1945 en Algérie, prononcée à l’ouverture du colloque par Gilles Manceron.

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France-Algérie : histoire et enjeux politiques, par Gilbert Meynier et Eric Savarèse

Les deux historiens plaident pour « le principe d’une reconnaissance de responsabilités de la puissance publique française dans les traumatismes qu’a entraînés la
colonisation», précisant qu’il «serait important qu’elle n’établisse pas de responsabilité pénale». Cette reconnaissance concernerait «au premier chef les centaines de milliers d’Algériens massacrés […], dépossédés de leurs terres et clochardisés en masse […], discriminés […] par le refus de la citoyenneté française et […] par le Code de l’Indigénat […]. Mais elle devrait aussi englober […] les Européens et les Juifs d’Algérie.»1

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Maurice Audin
L'affaire Audin

il y a cinquante ans, Maurice Audin …

Maurice Audin a été arrêté par les parachutistes du général Massu, le 11 juin 1957 à Alger.
Depuis, nul ne l’a revu. L’enquête du Comité Audin menée par Pierre Vidal-Naquet a établi que Maurice Audin est mort sous la torture.

Malgré plusieurs actions judiciaires, l’État français refuse toujours de reconnaître sa responsabilité.

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Pierre Joxe : une jeunesse porteuse de la coopération de demain

El Watan publie dans son édition du 10 avril 2007 un long entretien avec le nouveau président de l’association France Algérie.

Membre du Conseil constitutionnel depuis 2001, Pierre Joxe a été ministre de l’Intérieur de mai 1988 à janvier 1991 et ministre de la Défense de janvier 1991 à mars 1993 sous la présidence de François Mitterrand. Il a été premier président de la Cour des comptes de mars 1993 à février 2001.

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Le 17 octobre 1961

le premier qui a dit la vérité sur le massacre d’Algériens à Paris le 17 octobre 1961

Le 12 février 1999, pour la première fois, un représentant de l’Etat, le substitut Vincent Lesclous, a reconnu la réalité du massacre d’Algériens commis le 17 octobre 1961 à Paris par des membres des forces de l’ordre. C’est le procès en diffamation de Maurice Papon contre l’historien Jean-Luc Einaudi2, à l’issue duquel Maurice Papon a été débouté de toutes ses demandes, qui a conduit la justice à reconnaître que la répression policière pouvait être qualifiée de «massacre».

Il est important de connaître comment la vérité a pu être établie.

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Le 17 octobre 1961

la page algérienne «chargée» de Maurice Papon

Entre Papon et l’Algérie, la relation, marquée du sceau de la force et de la répression, s’étale sur deux décennies. Le fonctionnaire a d’abord été préfet de Constantine (de 1949 à 1951). Il y reviendra de 1956 à 1958, comme préfet IGAME (Inspecteur général de l’administration en mission extraordinaire) pour la région de l’Est algérien. De là, il sera promu préfet de police de Paris, ordonnateur de quelques pages sombres de l’histoire de France : la répression sanglante de la manifestation du 17 octobre 1961 et la tragédie du métro Charonne, le 8 février 1962.

Ci-dessous, un dossier de S. Raouf, publié le 19 février 2007 dans Le Quotidien d’Oran, suivi d’un bref compte-rendu de l’inauguration symbolique d’une station de métro 17 octobre 1961, à Gennevilliers.

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d'après Plantu (décembre 1997)
Papon et les deux archivistes

Maurice Papon est mort

D’après son avocat, «l’ancien ministre n’a jamais accepté sa condamnation du 2 avril 1998 par la Cour d’assises de Bordeaux».

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Inauguration, le 8 février 2007.
Charonne 8 février 1962

une place du 8 Février 1962 à Paris

Une place pour les neuf victimes de Charonne a été inaugurée le 8 février 2007 par Bertrand Delanoë, maire de Paris, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, Georges Sarre, maire du 11e arrondissement, Nicole Borvo, sénatrice communiste de Paris, en présence du Comité Charonne pour marquer le 45e anniversaire de la manifestation contre l’OAS et la guerre d’Algérie.

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les degrés dans le crime, par Pierre Vidal-Naquet

Du 11 mai au 4 juillet 1987, au palais de justice de Lyon, Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon, a eu à répondre devant une cour d’assises de faits relevant de la complicité de crimes contre l’humanité. Sous ses ordres, de nombreux résistants, dont Jean Moulin, avaient été torturés et exécutés, des milliers de Juifs, dont les 44 enfants d’Izieu, avaient été déportés vers Auschwitz via Drancy.
Klaus Barbie, dont la défense était assurée par Jacques Vergès, a été condamné à la prison à vie pour complicité de crimes contre l’humanité3.

Me Vergès a plaidé la similitude de nature entre les crimes commis par l’Etat français lors de la guerre d’Algérie et ceux de l’occupant nazi – ces derniers étant imprescriptibles car reconnus crimes contre l’humanité4.

Tout au contraire, lors de son témoignage à ce procès, André Frossard avait abordé la distinction entre crime de guerre et crime contre l’humanité5, question que Pierre Vidal-Naquet devait développer dans l’article que vous trouverez ci-dessous6.

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