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Édition du 15 mars au 1er avril 2025

Controverses

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Discours de Dakar 2007

Henri Guaino aime le discours de Dakar

Dans un entretien publié le 20 octobre 2007 par le quotidien Libération, dont nous reprenons un extrait ci-dessous, Henri Guaino revient sur le discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Dakar. Après avoir longuement évoqué son incompréhension du refus de nombreux enseignants d’obéir à l’injonction qui leur est faite de lire à leurs élèves la lettre de Guy Môquet conformément à l’instruction officielle du 30 août dernier, Henri Guaino montre qu’il ne comprend pas plus la vague de critiques soulevée par un texte dont il est l’auteur

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Discours de Dakar 2007

les amabilités d’Henri Guaino à ceux qui n’apprécient pas son discours de Dakar

Les propos de Fadela Amara qualifiant de « dégueulasse » l’instrumentalisation de l’immigration et donc les tests ADN ont provoqué l’indignation de Patrick Devedjian : « ce n’est pas bien d’injurier les députés de la majorité». Le député des Hauts de Seine, secrétaire général de l’UMP, a-t-il oublié que lui-même, peu après les législatives, avait qualifié Anne-Marie Comparini de « salope » ?

Fadela Amara évoquait un projet de loi, et n’injuriait pas des hommes, comme cela semble se pratiquer sans complexe au sommet de l’Etat : “petit con”, “connard”, “crétin”, “salaud”…

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l’Afrique au kärcher par Anne-Cécile Robert

Stupeur et indignation ont accueilli le discours prononcé à Dakar par le président Nicolas Sarkozy, venu présenter sa vision des rapports franco-africains, le 26 juillet dernier. Abasourdis, presse et intellectuels du continent noir reprochent au chef de l’Etat des propos d’un « autre âge ». Certains, cherchant peut-être le second degré, se demandent même s’il pense vraiment ce qu’il dit1.

Un article d’Anne-Cécile Robert

publié dans Le Monde diplomatique de septembre 2007
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l’historienne Adame Ba Konaré réagit au discours de Sarkozy

Jugé décalé et rétrograde par les uns, paternaliste voire colonialiste par certains et raciste par les autres, le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar le 26 juillet dernier continue à susciter une vive réprobation sur l’ensemble du continent africain.

Dans un texte publié le 14 septembre par le quotidien malien Les Echos, Adame Ba Konaré s’insurge. Elle demande à ses collègues de la rejoindre dans un Comité pour la défense de la mémoire de l’Afrique. Et elle propose aux historiens africains de s’engager dans la production d’un ouvrage scientifique qui réponde au discours du chef de l’Etat français.

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Nicolas Sarkozy et l'histoire coloniale

la vision raciale de l’hyper-président

Le journaliste canadien qualifie de condescendant et de raciste le discours que Nicolas Sarkozy a prononcé à Dakar.

Lilian Thuram l’avait déjà remarqué : «Sarkozy a une vision raciale des gens».

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Nicolas Sarkozy et l'histoire coloniale

impressions de Paris, par Achille Mbembe

Né au Cameroun, Achille Mbembe a publié De la postcolonie, aux éditions Karthala en 2000. L’historien, qui enseigne actuellement à l’Université Witwatersrand de Johannesburg (République sud-africaine)
a très vivement réagi au discours de Nicolas Sarkozy à Dakar qu’il qualifie d’ « Épitre aux Africains ».2

A la suite d’un bref séjour à Paris, fin août-début septembre 2007, il nous a adressé ses impressions.3

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Abdoulaye Wade, Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Bockel et Rama Yade, à Dakar, le 26 juillet 2007.
Discours de Dakar 2007

et s’il n’en reste qu’un, Jean-Marie Bockel sera celui-là

Le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar sur «l’homme africain» jugé étranger à «l’idée de progrès» continue à être très mal reçu en Afrique.
«Se peut-il qu’il n’ait pas compris à quel point nous nous sommes sentis insultés?», lance l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop.
«D’un point de vue rigoureusement politique, son discours est une faute. Il ne tardera pas à s’en rendre compte: les Africains et les nègres de la diaspora ne le lui pardonneront jamais», souligne-t-il.

Vous trouverez ci-dessous, à titre de document, l’appui que Jean-Marie Bockel a cru devoir renouveler aux thèses de Nicolas Sarkozy4

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Controverses

en 40 ans, le Petit Robert n’avait pas modifié sa définition du terme colonisation

Mardi 5 septembre 2006, le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran)5 et le Mrap réclamaient «le retrait pur et simple» de l’édition 2007 du Petit Robert pour sa définition des mots « colonisation » et « coloniser ». Le Mrap dénonçait «cette nouvelle tentative de réhabilitation et de glorification du colonialisme», et accusait le Petit Robert de «reprendre à son compte l’esprit de la loi du 23 février 20056 qui reconnaissait à la colonisation française un rôle positif ».
Un an plus tard, dans son édition 2008, le Petit Robert ajoute à sa définition de la colonisation une citation d’Aimé Césaire, tirée de son Discours sur le colonialisme : «colonisation = chosification».

Tout ce qui suit a été publié sur ce site début septembre 2006, et n’a pas été modifié depuis.

[Première mise en ligne le 5 sept. 06, dernière mise à jour le 4 sept. 07]
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«Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. Jamais il ne s'élance vers l'avenir, jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin.» Nicolas Sarkozy (Dakar, 26 juillet 2007)[L'Express N° 2926 - 2 août 2007]
Discours de Dakar 2007

le discours de Dakar : un mois plus tard on en parle toujours

«Le discours de Dakar, on en parlera encore dans dix ans». Selon le Canard Enchaîné du 1er août 2007, Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, se serait ainsi vanté du texte de 16 pages rédigé par ses soins, ajoutant «ceux qui ne connaissent pas l’Histoire ne font pas de bons discours».

Un mois plus tard, on parle encore beaucoup du discours de Dakar, les commentaires restant très sévères, et pas seulement en Afrique. Il ne reste que Jean-Marie Bockel pour le qualifier de “grand discours”.

[Première mise en ligne le 23 août, mise à jour le 28 août 2007]

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Thabo Mbeki et Nicolas Sarkozy, le 11 juin 2007, lors de la réunion du G8 à Heiligendamm (photo : Michael Urban / AFP)
Discours de Dakar 2007

Thabo Mbeki victime collatérale du discours de Dakar ?

Le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar le 26 juillet 2007 a été particulièrement mal reçu en Afrique. On comprend donc que l’évocation par le président français d’une lettre de félicitation — elle figure vers le bas de cette page — que lui a adressée Thabo Mbeki, président de la République sud-africaine, y ait causé une certaine surprise.

A la suite des remous provoqués par ce qui apparaît comme une vaine tentative pour sauver un discours calamiteux, une mise au point de la présidence sud-africaine rappelle que les félicitations de Thabo Mbeki ne concernaient que le soutien de la France au développement de l’Afrique.

[Première mise en ligne le 24 août 2007, mise à jour le 28 août]
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Amadou Mactar Mbow : Sarkozy ignore les réalités profondes de l’histoire de l’Afrique

« On oublie que la traite des Noirs a contribué très largement dans l’accumulation primitive du capital ». Joint hier à Vichy7, l’historien sénégalais, ancien directeur général de l’Unesco, est sorti de sa réserve pour répondre à Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa. Une manière pour lui de célébrer ce 23 août « Journée internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage et de son abolition ». Amadou Mactar Mbow avait réussi sous l’égide de l’Unesco à rassembler d’éminents scientifiques africains dont Joseph Ki-Zerbo, Cheikh Anta Diop, pour écrire l’Histoire générale de l’Afrique. Premier ministre de l’Education et de la Culture du Sénégal, il affirme que « Sarkozy ignore les réalités profondes de l’histoire de l’Afrique. »8

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“la mémoire partisane du président”, par C. Coquery-Vidrovitch, G. Manceron et B. Stora

Le refus de la repentance a pour objectif d’entraver le travail des historiens et de réunifier la droite.

Ce texte des historiens Catherine Coquery-Vidrovitch, Gilles Manceron et Benjamin Stora, a été publié dans Libération le 13 août 2007. A sa suite vous trouverez une réaction de l’historien Gilbert Meynier.

[Mis en ligne le 13 août, complété le 21 août 2007]

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