4 000 articles et documents

Édition du 15 avril au 1er mai 2026

La société française au temps des colonies

lecole_des_colonies.jpg
La société française au temps des colonies

« L’école des colonies »,
de Didier Daeninckx

Dans son ouvrage, L’Ecole des colonies, Didier Daeninckx s’attaque au mythe des bienfaits de la colonisation en matière scolaire. Il répond aux questions : Qu’enseignait-on dans les écoles des colonies, en Algérie, en Afrique sub-saharienne, en Asie, aux Antilles, quand l’empire français s’étendait sur 11 millions de kilomètres carrés et comptait 48 millions d’habitants ? Quel était le pourcentage d’enfants indigènes scolarisés ? Que cherchait-on à former : des citoyens, une élite, de bons et loyaux serviteurs ? Les compte rendus de François Nadiras et de Séverine Kodjo-Grandvaux.

Lire la suite »

Jaurès et le colonialisme,
par Gilles Candar

Jaurès a été contemporain de la période d’essor de la colonisation. Il l’a d’abord approuvée en adhérant au discours de Jules Ferry, puis l’a critiquée, d’abord avec mesure, puis de plus en plus catégoriquement. L’évolution de Jaurès face au colonialisme, de l’approbation à la critique, a été considérable. Comme le montre Gilles Candar, président de la Société d’études jaurésiennes et auteur de nombreux ouvrages à son sujet1, dans cet article de la revue Alternatives non-violentes.

Lire la suite »
aime_cesaire.jpg
La société française au temps des colonies

Aimé Césaire :
“Discours sur le colonialisme” (1950)

Aimé Césaire, poète et homme politique, a été maire de Fort de France (1945-2001), et député de la Martinique (1945-1993) ; il a obtenu la départementalisation de la Martinique en 1946. Né en 1913 à la Martinique, il est mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France. En dehors de ses œuvres d’écrivain, dont Cahier d’un retour au pays natal (1939), La tragédie du roi Christophe (1963), il a écrit en 1950 son important Discours sur le colonialisme. Nous en publions ci-dessous le début, précédé d’une lecture publique par Antoine Vitez en 1989 à Avignon.

[Mise en ligne le 23 mars 2005 – Le document audio a été mis à jour le 22 février 2017]
Lire la suite »
Sur le chantier du Congo-Océan (1921-1934).
La société française au temps des colonies

Elikia M’Bokolo : « Le travail forcé, c’est de l’esclavage »

De la fin du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale, le travail forcé a été général sur le continent africain. Tous les colonisateurs l’ont imposé. En Afrique, existait un esclavage domestique, ainsi qu’un commerce plus large, en Angola et dans les îles, aussi bien du côté atlantique que du côté de l’océan Indien. Mais, à partir des années 1880, tous les colonisateurs européens développent le « travail forcé » qui est une variante de l’esclavage. Un phénomène dont on imagine mal l’ampleur. Nous publions l’entretien avec Elikia M’Bokolo, directeur d’études à l’EHESS, qu’a publié la revue L’Histoire en octobre 2005.

Lire la suite »
Affiche pour l'exposition coloniale de 1931 (Milleret)
La société française au temps des colonies

La construction d’une certaine image
de l’Afrique
sur fond d’idéologie coloniale

Des débuts des conquêtes aux années 1990, l’idéologie coloniale, en particulier le discours missionnaire, contribuèrent à forger des représentations stéréotypées des Africains, inspirées des doctrines raciales européennes. Cette question est abordée dans la thèse de Sophie Pontzeele, « Burundi 1972/Rwanda 1994 : L’efficacité “dramatique” d’une reconstruction idéologique du passé par la presse ». Nous reproduisons le début de son premier chapitre, intitulé « Les représentations du continent africain en France, des débuts de la conquête coloniale aux années 1990 ».

Lire la suite »
Guerre du Tonkin, prise de Lang-Son (1885) (imagerie d'Épinal).
La société française au temps des colonies

Gilles Manceron : “1885, le tournant colonial de la République”

Lors du débat public de 2005 en France sur la question coloniale, on a souvent oublié que la République n’a jamais été vraiment unanime sur ce sujet. Ainsi, en 1885, quand certains républicains ont repris à leur compte l’idée monarchique de conquêtes coloniales, cela a donné lieu à des affrontements à la Chambre des députés à l’issue desquels le projet colonial ne s’est imposé que de justesse. D’où l’intérêt de relire les débats parlementaires de juillet et décembre 1885, lors du vote de crédits pour la poursuite de la conquête de Madagascar et de l’Indochine. Nous publions une partie de l’introduction de l’ouvrage de Gilles Manceron, 1885 : le tournant colonial de la République.

Lire la suite »

La République française et la question coloniale : quelques dates clés (1792-1962)

Cette chronologie a été établie par l’historien Gilles Manceron, en annexe de l’ouvrage reproduisant le passionnant verbatim des débats parlementaires français de 1885, sous le titre 1885 : le tournant colonial de la République. Jules Ferry contre Georges Clemenceau, et autres affrontements parlementaires sur la conquête coloniale (Éditions La Découverte, 2006). Nous la reprenons sur ce site avec ‘accord de l’auteur et de l’éditeur.

Lire la suite »
esclavage.jpg
La société française au temps des colonies

Le 16 pluviose an II : la première abolition française de l’esclavage

Il a fallu attendre près de cinq ans après la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen pour que l’esclavage soit déclaré aboli par un décret de la Convention nationale, le 16 pluviose an II. Mais certaines colonies comme la Martinique et la Réunion n’en connurent aucune application et Napoléon rétablira l’esclavage en 1802. Il faudra attendre 1848 pour qu’un décret de la Deuxième République l’abolisse de nouveau. Selon les territoires, cette abolition sera parfois très lente, et des formes nouvelles, sous couvert d’« engagement », seront mises en place. Sans compter le travail forcé qui a été, en Afrique et à Madagascar, une forme d’esclavage.

Lire la suite »
Des conquêtes louis-quatorziennes à l'expansion républicaine, les soldats de France apportent « progrès, civilisation, commerce » aux peuples coloniaux asiatiques, africains, maghrébins ou indiens.
La société française au temps des colonies

Le « parti colonial », par Charles-Robert Ageron

Dans les dernières années du XIXe siècle, les partisans de la « France des cinq parties du monde » se sont regroupés. Ils ont formé un « parti colonial » composé de députés, géographes, militaires, hommes d’affaires, qui a exercé une influence décisive et souvent occulte sur la politique française. Il fut l’une des forces agissantes de la IIIe puis de la IVe République. Cet article de Charles-Robert Ageron est paru dans Le temps des colonies, hors série de la revue L’Histoire, n° 11, en avril 2001.

Lire la suite »

L’exposition coloniale de 1931, par Charles-Robert Ageron

Ce texte est le chapitre consacré à l’Exposition coloniale de 1931 dans le premier tome – La République – des Lieux de mémoire, sous la direction de Pierre Nora, publié chez Gallimard en 1984. Il a été repris sur ce site en 2005, afin de rendre ce texte largement accessible, au moment où les problèmes de la mémoire coloniale étaient aux centre d’un large débat provoqué par la loi du 23 février 2005 qui incitait les enseignants à montrer les « aspects positifs de la colonisation2 » .

Lire la suite »
somalis.jpg
La société française au temps des colonies

Ces zoos humains de la République coloniale

Comment cela a-t-il été possible ? Les Européens sont-ils capables de prendre la mesure de ce que révèlent les « zoos humains » de leur culture, de leurs mentalités, de leur inconscient et de leur psychisme collectif ? Double question alors que s’ouvre enfin, à Paris, au cœur du temple des arts – le Louvre -, la première grande exposition sur les arts premiers.3 Ci-dessous la première partie de l’article de Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire4, paru dans Le Monde Diplomatique d’août 2000.

Lire la suite »