La municipalité de Marseille a entériné, le 17 octobre 2011, un arrêté visant à lutter notamment contre les actes de mendicité : «il est interdit sur une grande partie du centre ville de se livrer à toute forme de sollicitation ou appel à la quête de nature à entraver la libre circulation des personnes, la commodité du passage dans les voies et espaces publics, l’accès aux immeubles ou, de manière générale, à porter atteinte par ces comportements au bon ordre, à la tranquillité et à la sécurité publique». La sanction prévue est une amende de 38 euros.
« Trop, c’est trop », s’indigne Rencontres tsiganes, « atterrant », pour Médecins du monde, « une déclaration de guerre », d’après Europe Ecologie-les Verts, « misérable » estime le PCF, « insupportable et inacceptable », pour le Modem… Les membres d’Emmaüs se déclarent «mendiants-solidaires», et la Fondation Abbé Pierre annonce l’organisation de «séances de mendicité» devant l’Hôtel de Ville – la première aura lieu jeudi 20 octobre à partir de 11h30. Quant à la LDH, c’est par voie de justice qu’elle entend contre-attaquer.