Mahmoud Darwich était né en 1941 à Al-Birwah, un village de Galilée de la Palestine mandataire. Après la guerre israélo-arabe de 1948 et un premier exil libanais, il rentrera en Galilée, militera au Parti communiste israélien puis deviendra un cadre dirigeant de l’OLP jusqu’en 1993. Il est mort à Houston (Texas) le 9 août 2008.
L’exil forcé, les souffrances et l’injustice faites à son peuple étaient une blessure profonde jamais cicatrisée. « On ne peut vivre avec la blessure de la disparition de la patrie que si une cohabitation équilibrée s’instaure entre les « deux réalités », juive israélienne et arabe palestinienne, dont aucune ne peut éradiquer l’autre. »
« L’espoir, assurait-il, est une maladie incurable chez les Palestiniens, l’espoir d’une vie normale où nous ne serions ni héros ni victimes. » L’espoir donc, malgré une occupation israélienne qui est « une déclaration permanente de guerre contre nos corps et nos rêves, nos maisons et nos arbres ».