“Gaza 2014 ou quel antisionisme ?” par Sophie Bessis
Une tribune de l’historienne franco-tunisienne Sophie Bessis, publiée sur Libération le 29 juillet 2014, quelques jours donc avant le «retrait» de l’armée israélienne de la bande de Gaza.
Une tribune de l’historienne franco-tunisienne Sophie Bessis, publiée sur Libération le 29 juillet 2014, quelques jours donc avant le «retrait» de l’armée israélienne de la bande de Gaza.
Le Conseil de sécurité des Nations unies, l’Autorité palestinienne et Israël doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir afin de permettre à la Cour pénale internationale (CPI) de traduire en justice les responsables présumés des crimes de guerre ou crimes contre l’humanité commis lors des conflits israélo-palestiniens actuels ou passés.
L’une des causes de l’échec des discussions de paix entre Israéliens et Palestiniens en avril dernier a été la condition imposée aux Palestiniens de reconnaître Israël comme « État juif » en préalable à tout accord. Le 1er mai dernier, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, insistait en annonçant une future loi qui « ancre le statut d’Israël comme État national du peuple juif » — voyez cet article.
Nous revenons sur le sujet en reprenant un entretien donné par Michel Warschawski en octobre 2005 dans lequel le militant anti-sioniste montre qu’«un État ne peut se définir comme juif et démocratique». Cet entretien a été publié peu après le départ de Gaza de l’armée israélienne après une occupation de … trente-huit années : le 12 septembre 2005, les troupes israéliennes se retiraient de la bande de Gaza, après que le gouvernement israélien d’Ariel Sharon ait fait évacuer les quelque 7 000 personnes habitant les colonies juives qui y étaient implantées.
Face aux crimes de guerre commis chaque jour, Amnesty International a appelé à une cessation de tous les transferts d’armes à l’ensemble des parties au conflit et demandé d’agir auprès de François Hollande pour que le gouvernement français suspende tout transfert d’armes vers Israël. Les Etats-Unis, quant à eux, ont réapprovisionné les stocks de munitions d’Israël.
Ci-dessous le communiqué d’Amnesty International du 22 juillet 2014 — vous trouverez en bas de page les chiffres des pertes à la date du 2 août 2014.

Communiqué de la LDH de Toulon (30 juillet 2014)
Ne pas se taire lorsque les bombes continuent de tomber sur Gaza !
« La pire des choses c’est l’indifférence » disait Stéphane Hessel.La Ligue des droits de l’Homme de Toulon appelle à une large manifestation aux côtés de nombreuses organisations
pour que cessent les massacres de civils et que le Droit International s’applique en Palestine :Ce samedi 2 août 2014
Place de la Liberté à Toulon, à 15 heures
Dominique de Villepin est avocat. Il a été ministre des affaires étrangères et premier ministre de Jacques Chirac.
Il publie, sous forme de tribune dans Le Figaro du jour, une analyse de la situation du conflit israélo-palestinien qui mériterait d’être largement diffusée et « entendue par nos dirigeants ».
Rony Brauman au journal de Arte le 30 juillet 2014.
Rony Brauman est un médecin (spécialisé en pathologie tropicale) de nationalité française né le 19 juin 1950 à Jérusalem (Israël). Il est principalement connu pour son rôle dans l’humanitaire.
Nurit Peled-Elhanan, professeur de littérature comparée à l’université hébraïque de Jérusalem, est connue comme militante pacifiste en Israël. Née en 1949, c’est la fille de Matti Peled, un général de l’armée israélienne qui, après la guerre des Six Jours, s’est élevé contre la politique de colonisation.
Après avoir perdu sa fille de 14 ans dans un attentat kamikaze palestinien — et interdit aux officiels israéliens dont Benjamin Netanyahou de venir à ses obsèques –, elle déclare « ne pas avoir cédé au désespoir mais prononcé un discours avec pour thème la responsabilité d’une politique myope qui refuse de reconnaître les droits de l’autre et fomente la haine et les conflits ». Elle est cofondatrice de l’association israélienne et palestinienne des Familles endeuillées pour la paix.
Nurit Peled-Elhanan a adressé la lettre ci-dessous au Parlement européen 1.

Une réalité qu’il faut prendre en compte : l’existence d’importants gisements de gaz découverts depuis quelques années au large du littoral d’Israël et de la bande de Gaza.
Un article de Manlio Dinucci, publié dans l’édition du 15 juillet 2014 du quotidien italien Il Manifesto, fait le point sur cette question. Nous en reprenons ci-dessous la traduction française de Marie-Ange Patrizio.
Source : Mondialisation.ca.
Le Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens avait lancé un appel à manifester à Paris mercredi 23 juillet.
A Toulon, des représentants locaux des organisations signataires de ce texte s’y sont associés en organisant un rassemblement le même jour, mercredi 23 juillet à 18 heures, sur le Parvis des droits de l’Homme, et ils s’y sont retrouvés le samedi 26 juillet à 18 h. Ci-dessous des comptes-rendus de ces deux rassemblements.
Le ministre palestinien de la Justice et le procureur général de la cour d’appel de Gaza ont déposé plainte contre Israël, le 25 juillet dernier, auprès de la Cour pénale internationale (CPI). Une première depuis que la Palestine a obtenu le statut d’“Etat observateur non-membre” auprès de l’Organisation des Nations unies, en novembre 2012.
C’est un avocat français, Gilles Devers du barreau de Lyon, qui a déposé la plainte auprès de Fatou Bensouda, procureure à la CPI. En tout, sept infractions, qui sont toutes des crimes de guerre définis par le statut de la CPI, sont visées par la plainte : homicide involontaire, attaques portées contre des civils, attaques causant incidemment des pertes en vies humaines, des blessures et des dommages excessifs, destruction et appropriation de biens, crime de colonisation, crime d’apartheid et violation des règles du procès équitable. Ci-dessous, un article consacré à ce sujet que Gilles Devers a publié récemment sur son blog 2, suivi d’un communiqué.

Dans un entretien donné à El Watan, Pascal Boniface, directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) et auteur de La France malade du conflit israélo-palestinien estime que les Français sont choqués par l’attitude de François Hollande qui n’a pas dit un mot pour condamner les bombardements dont sont victimes les Palestiniens.