
Les bidonvilles d’Argenteuil (1953-1973), par Dalil Ferguenis
À travers l’histoire des bidonvilles de la commune d’Argenteuil, le présent travail propose d’interroger les bouleversements politiques et sociaux qui marquèrent la société française, dans la période allant de la

Abattre ou consolider l’esclavage après Saint-Domingue, par Andy Cabot
Andy Cabot est docteur en langues et cultures des civilisations anglophones. Il a soutenu sa thèse : Esclavage, Empires et Diplomatie (France, Grande-Bretagne, Etats-Unis) : Abattre ou Consolider l’Esclavage dans le monde

Les migrations dans le quartier de la Plaine-Saint-Denis, par Fabrice Langrognet
1882-1932 : les migrations vues à travers l’histoire des occupants du quartier de la Plaine-Saint-Denis Publié par The Conversation le 21 décembre 2023, sous licence Creative Commons. Source En portant son

Être mère en situation coloniale, par Anne Hugon
Cet ouvrage analyse les conséquences de la colonisation sur les femmes colonisées, en mettant en valeur l’une des activités cruciales de ces dernières : mettre au monde des enfants et les élever.

Étude de la presse coloniale française (1830-1880), par Laure Demougin
Présentation de Laure Demougin, L’Empire de la presse, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2021. L’Empire de la presse présente une étude littéraire de la presse coloniale française parue entre 1830

La disparition forcée,
arme de guerre de l’armée française durant la « bataille d’Alger »,
par Malika Rahal et Fabrice Riceputi
Le projet historiographique Mille autres documente depuis 2018 l’usage par l’armée française de la disparition forcée durant l’année 1957 à Alger. Après l’avoir fait plus longuement dans la revue les Annales en 2022, ses animateurs Malika Rahal et Fabrice Riceputi montrent dans cet article publié en juin 2023 par la revue Orient XXI qu’elle fut l’arme privilégiée des parachutistes dans une répression politique par la terreur, visant à éradiquer toute activité indépendantiste dans la population algérienne. En se fondant à la fois sur des archives coloniales et sur des récits de familles victimes de cette pratique recueillis en nombre, ils achèvent de déconstruire le mythe de propagande diffusé depuis 1957 par l’armée selon lequel la « bataille d’Alger » aurait été une simple opération « antiterroriste ».

« Races guerrières »,
une enquête de Stéphanie Soubrier
sur un mythe colonial tenace
Dans un essai issu de sa thèse, publié en septembre 2023 aux éditions du CNRS et intitulé « Races guerrières. Enquête sur une catégorie impériale (1850-1918) », l’historienne Stéphanie Soubrier déconstruit le mythe tenace selon lequel auraient existé chez les colonisés des « races » biologiquement et culturellement plus aptes que d’autres à faire la guerre. Elle y montre que « les officiers français, qui s’improvisaient ethnologues pour souligner la vigueur physique des Toucouleurs ou la docilité des Bambaras recrutés au Sénégal depuis la fin des années 1850, étaient en réalité parfaitement incapables de distinguer des populations qui, au vrai, ne répondaient à aucun critère univoque de délimitation ». Comme le résume André Loez dans sa recension dans Le Monde, en réalité les « races guerrières » étaient celles qui faisaient la guerre sous l’uniforme français. A son article, nous ajoutons un lien vers un riche entretien avec l’autrice dans le podcast Paroles d’histoire.