Les enregistrements de la journée d’étude du Comité de vigilance sur les usages publics de l’histoire (CVUH), le 3 octobre 2025, à la Sorbonne, pour les vingt ans de sa fondation ont commencé à être rendus publics. Parmi eux figure celui de l’atelier « La colonialité toujours à l’œuvre » que nous présentons ci-dessous.
Animée par Gilles Manceron, historien à la LDH et à la Ligue de l’enseignement, cette table ronde réunit Nelcya Delanoë, professeure de civilisation américaine émérite à l’université de Nanterre, Fabrice Riceputi, historien et co-porteur du projet Mille autres à l’Institut d’histoire du temps présent, et Claire Tran Thi Lien, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’université Paris Cité. Nedjib Sidi Moussa, docteur en sciences politiques, n’a pu être présent, mais il a communiqué son texte, qui a été publié dans la précédente édition de notre site.

Cette table ronde s’est livrée à une réflexion collective sur la persistance de la « colonialité », entendue comme l’héritage durable de l’histoire coloniale et ses effets contemporains. Elle s’est demandé si la « colonialité », c’est-à-dire l’héritage de l’histoire coloniale, est toujours à l’œuvre.
Parmi toutes les questions qui sont aujourd’hui posées au passé, celle-ci est probablement celle qui révèle le plus grand écart entre la société civile et la communauté scientifique. Les intervenants montrent que les mécanismes de domination hérités de la colonisation n’ont pas fini de modeler les imaginaires, ni les usages de l’histoire. Or déconstruire les stéréotypes ne suffit pas. Chacun propose de repenser notre manière de raconter l’histoire pour essayer d’inclure tous les points de vue.
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La dernière session et la conclusion seront disponibles prochainement sur https://sorbonne-tv.pantheonsorbonne.fr/colloque-faire-face-linstrumentalisation-lhis toire.-cvuh-20-ans-dengagement.-bientot-en-replay